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Le mouvement populaire tunisien a brisé un verrou, nous l’avions dit. Il y a eu un basculement, une prise de conscience : renverser les dictatures de façon pacifique est possible ! Il faut du courage, un mouvement de masse, de la détermination et de l’espoir. Une foi en Dieu et/ou en l’avenir. Sous l’étouffement et la répression, il s’agit de revendiquer une certaine idée de l’être humain et de sa dignité. Le droit irrepressible à la liberté. |
ans d’un règne sans partage - en ayant imposer l’état d’urgence depuis
l’assassinat de Anouar al-Sadate en 1981 - Moubarak et son régime
voient le peuple braver son autoritarisme et sa sanglante répression.
Les forces de l’ordre et l’armée ont frappé, arrêté, torturé et tiré
sur la foule en multipliant les blessés et les morts. Il fallait s’y
attendre : l’Egypte n’est pas la Tunisie et le régime s’y sent
davantage soutenu par l’Occident eut égard à ses alliances et à sa
situation géostratégique. Certes l’administration Obama et l’Europe ont
demandé à ce que le peuple ait le droit de manifester mais dans le même
temps le soutien au régime et l’impérative stabilité régionale restent
des priorités que l’on ne saurait négliger ou relativiser.
conséquente.
Une démocratie digne de ce nom doit permettre à tous les mouvements,
refusant la violence et acceptant les règles démocratiques pour tous
(avant et après les elections), de s’exprimer et de participer aux
débats politiques et aux élections.
États-Unis
ou en Europe, mais de façon particulièrement rapide à l’aune de
l’Histoire et des transformations de sociétés. Les puissances chinoise,
indienne, et plus largement asiatique, s’installent, dans le paysage
politique autant qu’économique, et elles ne trainent pas le même passif
historique que l’Occident ni ne nourissent les mêmes rapports ni les
mêmes préjugés vis-à-vis du monde arabe et des sociétés majoritairement
musulmanes.