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Le Tsunami nucléaire au Japon s'empare de l'actualité brûlante de ce
mois de mars 2011 en nous rappelant que nous sommes littéralement assis
sur des centaines de bombes thermonucléaires (il y en a autant que le
nombre de centrales nucléaires à travers le monde, et leur nombre
s'accroît d'année en année) qui peuvent exploser à tout moment au
gré des accidents sismiques ou climatiques. C'est le moment de faire le point sur l'état d'esprit, les idéaux et les décisions qui nous ont conduits au bord de cette poudrière radioactive. L'urgence nous incite à repenser notre modèle de développement, à ne plus prétendre qu'il est "durable", à ne plus écouter les sirènes de la rédemption par le Marché (Minc, Attali...), à revenir sur les errements de l'idéologie libérale pour reconstruire des sociétés organiques régies par un souci de l'être, plutôt que par la catastrophique frénésie de l'avoir qui règne aujourd'hui. |
inonde la demeure du magicien, qui devient une piscine géante. Ce
dernier arrive enfin et répare les dégâts provoqués par l'apprenti …»
in Wikipédia) . Cette fable a été reprise par Paul Dukas et Walt
Disney. Nous avons en quelque sorte ici l’apologue désignant les
difficultés suscitées par l’emploi du nucléaire.
avec des ramifications policières (espionnage, contrôle des données,
information tronquée, déformée ou occultée) économiques et politiques.
Il
me semble que l’énergie nucléaire est l’emblème de cette civilisation
qui a entrepris, vainement et follement, de se rendre maîtresse de la
nature, donc en définitive, de l’homme-même, dans son essence. En
percevant positivement l’instrumentalisation hyperbolique, voire
démoniaque, de la nature, on se donne la permission d’attenter à ce qui
subsiste d’authentique (qu’on ne me dise pas que tout est
artifice ! C’est l’argument constructiviste par excellence). La
technique change la chose, qui devient objet, ainsi que le regard, qui
devient technicien. Il n’y a rien de poétique dans la démarche d’un
ingénieur, rien de créatif : il ruse, trompe la nature, mais pour
mieux en vider le sens.
s'effondrer sur lui-même, empoisonné par ses propres "actifs toxiques"
et ses dettes sans fond que la planche à billets ne remboursera pas.
Ses thuriféraires en Europe, puis dans le reste du monde, tomberont
avec lui. Il est plus que temps de leur fausser compagnie et de
repenser le monde autrement. Cette révolution se prépare déjà ça et là,
ne l'entendez-vous pas gronder dans la rue arabe, dans le Wisconsin et
dans notre désaffection politique croissante ?*Agora ENJEUX & DÉBATS Sommaire