Enquête
automne 2005 : À
propos d'une opinion très
ferme de Maurice Allais sur une Europe indépendante et
souveraine. Dans
sa chronique Lu-dit-vu...et entendu, le n°1
de L'Esprit Européen
(janvier 2000) commentait ainsi une prise de position de notre prix
Nobel
d'économie :
EFFRONTÉ
: Comme
d’habitude, le prix Nobel français
d’économie, Maurice Allais, dans une
série d’articles publiés en
décembre
dans le
Figaro,
au moment où l’agriculteur
gaulois, José Bové, faisait des
siennes à Seattle, déclare : « Il est nécessaire de
réviser
sans délai les traités fondateurs de
l’Union européenne, tout
particulièrement
quantau
rétablissement d’une
préférence communautaire (…) Il faut
remettre en
cause la plupart des prétendus « acquis
européens ». Rien n’est
réellement irréversible. Aurait-on affaire
à un eurosceptique ? Non,
attendez, lisez la suite. L’Europe, oui, mais pas
à n’importe quel prix. Et
pas uniquement celle des golden boys de Wallstreet. « Il est certain que
la France ne peut avoir d’avenir
que dans le cadre européen, mais ce cadre ne saurait se
réduire ni à la
domination illimitée et irresponsable des nouveaux
apparatchiks de Bruxelles ni
à une vaste zone de libre-échange mondialiste
ouverte à tous les vents, ni à
une domination de fait des Etats-Unis, eux-mêmes
dominés par le pouvoir plus
ou moins occulte, mais très puissant, des
sociétés multinationales américaines
(…) Il faut refonder (c’est nous qui soulignons)
à nouveau l’Union européenne
sur la préférence communautaire, sur laquelle
reposait le Marché commun
jusqu’en 1974. » (LE FIGARO,
27/12/99)
Quoi
qu'on en pense, la question, bien posée, reste
d'actualité : la préférence
communautaire
n'est-elle pas la condition sine qua non
de l'existence -
aujourd'hui hypothétique -
d'une Europe libre, véritablement indépendante et
souveraine ? Qu'en pensent
les premiers concernés, les Européens, et
d'abord, nos lecteurs. Vous êtes
invités à répondre franchement
ci-dessous :