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Études  Europassion  Sommaire

À propos de l’essence historique de la vérité de l’être…

De la sur-vie
dans l’errance marchande de l’oubli de l’être


vers l’existence du re-trouver humain
dans la destinée
saisie d’une
communauté
émancipée de la dictature du quantitatif



Gustave Lefrançais













« La passion est la force essentielle de l'homme qui tend énergiquement vers l’être de son vouloir… ».

Karl MARX, Manuscrits de 1844




    Depuis que la communauté organique de l’être qui a été le mode d’existence de l’humanité durant des millénaires,  a  été rompue par le surgissement civilisationnel de l’asservissement à l’avoir, l’histoire des hommes désormais scissionnés en leur humanité  n’a pas cessé d’être un constant conflit pour échapper à la souffrance de l’économie politique du hors-nature et pour tenter de se re-trouver en un agir enfin non-séparé d’eux-mêmes …

    Tant que les hommes demeureront enfermés dans la société de l’échange qui brise la totalité cosmique de l’épanouir en divisant le vivre en une infinité d’espaces à rentabiliser dans l’économie narcissique du faux-semblant et dans l’accumulation des spectacles du profit, l’homme ne pourra re-conquérir la vérité du jouir des intelligences du cœur de sa substance puisque le poser  de la communauté retrouvée de la vie authentique pré-suppose la mort trouvée  de toutes les positions et re-compositions de la marchandisation du monde.

    Toutefois, en l’attente de ce temps fatidique où le monde de la marchandisation viendra buter sur l’implacable contradiction entre l’illimitation qui établit sa fondation et la limite qui fixe le mouvement par lequel son mouvement d’expansion est le devenir de sa ruine, il existe des moments, des ouvertures, des échappées, des lancements, des dé-gagements qui viennent dire qu’au-delà du monde de la fausse conscience dont il faut s’extraire, la conscience qui va vers le vrai

    L’histoire réelle de cette lutte incessante en recherche de la dimension perdue enseigne quelques jalons simples mais décisifs qui permettent  à notre vie dés-humanisée par la dictature du marché des choses de se re-dresser pour jaillir en existence d’être et en  destinée  de vraie satisfaction humaine.

    Le jalon fondateur premier de la ligne de vie qui s’ouvre à cette satisfaction de vérité consiste à pouvoir s’émer-veiller dans le souci de la compréhension éveillante
– même ici et maintenant – peut déjà en partie sortir de cet exil où la grande foule mondiale de la division humaine ne cesse de contempler le mouvement de négation de la vie. du mouvement de l’être.


    L’être est l’auto-révélation/auto-élévation du vivre hors des confiscations répétées dans le spectacle de l’avoir. L’auto-mouvement d’émergence du jouir humain authentique en tant que se mouvant par lui-même et donc en mé-pris des médiations du fétichisme de l’avoir, signifie là que le vivre ne fait vibrer son sens profond qu’en se dé-voilant à l’encontre de tous les travestissements de domination qui le rendent étranger à lui-même. L’être est la racine véritable de toutes les vérités où s’en-racinent les énergies gaillardes de la saveur et du régal cosmiques.

    Aux racines de la racine, la vie est la puissance de devenir de toutes les puissances de ce qui ad-vient ( comme en témoignent le asus  sanscrit, le sum et le esse latins, le eimi  et le einai grecs qui renvoient là à est et à estin ). L’être est donc ce qui se pose comme énergie du tenir, en tant que force de l’auto-mouvement du vivre des puissances de la terre…Et ce n’est certes pas par hasard si dans le vieux tracé historique des racines linguistiques indo-européennes bhû signifie simultanément séjournement, terre et être. Cela renvoie évidemment au vieux phuô grec ( tel qu’il se repère dans le fui latin et le je fus français) dont le contenu déclare l’épanouir des forces du croître dans toute la lumière du grandir de l’habitement et en l’enthousiasme de la terre telle que l’annonce l’érotisme vrai de la phusis.

    Cette phusis qui dispose l’intouchable sacralité de l’auto-révélation du vivre , bien loin de devoir être ici superficiellement considérée comme une simple matière-nature autre que l’homme ainsi que l’envisage l’industrie de l’argent en tant qu’elle n’y voit qu’un vulgaire environnement impensant de rentabilisation séparée, signale la force vitale de la totalité dynamique de ce qui fonde la demeure du déploiement cosmique où pour reprendre Hegel, l’histoire n’est rien d’autre que la nature-monde de l’être prenant conscience d’elle-même.


    Le rapport entre l’être et le foyer des vraies jouissances naturelles qui donne et ordonne l’emplacement du soi authentique est donc d’une parfaite clarté radicalehabite réellement le devenir de sa réalité en satisfaction en ce que l’être de l’homme n’est rien d’autre que le naître infini de son humanité à lui-même par lequel il véritable d’elle-même.

    Ainsi s’explique la naissance de la philosophie pré-socratique dans sa liaison avec la perte du vieux foyer communautaire propre aux temps pré-économiques et pré-politiques lorsque la société de l’argent vint habiter les hommes en les expulsant de l’être naturel de leur chez soi ancestral. Héraclite et Parménide énoncent le souvenir d’un univers d’immanence cosmique où l’homme non séparé de l’homme et du foyer de l’être, connaissait l’identification charnelle et sacrale de la vérité et de l’essence de l’être, ceci en un temps novateur de liquidation politiste où la Cité en tant que pouvoir séparé d’unification de l’oppression économique vient rassembler artificiellement des hommes dont a été détruit l’être ensemble premier.

    La philosophie est née comme cri de funérailles pour rendre les derniers honneurs à la communauté de l’être organique à partir de ce qui en subsistait encore de traces finales dans l’inconscient collectif lorsqu’il fut évident que l’ensevelissement de l’activité du ré-jouir de l’homme par la douleur du travail était arrivée.

    Le travail dans la longue histoire des maux de l’homme coupé de l’être de l’homme s’exprime et s’imprime toujours dans des mots qui le définissent comme effet d’un abaissement, d’une chute, d’une punition, d’une malédiction et d’un écrasement…Aussi, dans toutes les langues, le terme désignant le travail en tant qu’il est le produire humain pour l’in-humain, désigne-t-il en même temps et en premier lieu, la contrainte à la souffrance pour une extériorité de pénibilité qui n’a plus rien à voir avec l’œuvre d’entretien et de conservation du foyer de la communauté première.

    L’oubli de l’être repose sur la colonisation appropriative du foyer de son essence. Ainsi s’articule la dialectique qui lie indubitablement  la métaphysique post-socratique et la perte des foyers de l’être dévorés par les tyrannies de l’avoir condamnant l’homme à l’errance hors de son habitement organique. Il faudra attendre Hegel et Marx pour qu’en un temps de dé-voilement des grandes contradictions de la modernité, un retour à la radicalité d’avant le mensonge socratique puisse dé-mystifier le solipsisme démocratique selon lequel le lieu de la vérité résiderait dans l’énoncé du sujet et dont la véracité consisterait en une économie politique de correspondance symbolique entre l’intellect séparant et la chose séparée.

    Marx, en tant qu’expression théorique la plus avancée des luttes de classes pratiques contre le travail capitaliste d’exil de l’humain hors de son foyer d’humanitude, a particulièrement bien mis en perspective cette Entfremdung de l’homme de la dictature démocratique du marché, c’est à dire cette aliénation extrême en l’extrême de l’aliénation qui est par son omni-présence la marque historique du fait que l’être a perdu tout lien avec le foyer de l’être puisqu’il est désormais devenu étranger à lui-même dans l’unidimensionalité des territoires de l’avoir et des spectacles du paraître.

    Dé-couvrir à nouveau les joies du vivre la vérité de l’être revient ainsi à réaliser la philosophie en l’abolissant puisque l’acte de surmonter l’aliénation historique qui sépare l’homme de son humanité rend inutile la longue errance textuelle des interrogations bafouillantes sur l’ombre de l’être puisqu’il est l’auto-agissementindépassable du vrai re-trouver existentiel en la terre de lumière des séjournements de l’être.

    L’être est donc l’épanouir de ce par quoi demeure le vrai vivre disloqué par les sociétés de l’avoir qui succédèrent aux communautés ancestrales lorsque celles-ci, happées dans la spirale infernale des sur-plus agricoles, passèrent du produire humain pour la nécessité de vie aux fonctionnalités  du travail pour le développement des échanges et de la technique du posséder.

    L’homme déambule, divague, se fourvoie et se mé-prend dans l’inquiétude, la souffrance et l’angoisse depuis qu’il a perdu la centralité vitale de son habitement en l’être et que l’avoir est devenu sa seule pré-occupation au point qu’il y est tout occupé par le des-saisissement de lui-même qui le dépouille et l’éloigne dans le permanent dés-habiter du jouir et la scission achevée à l'intérieur de son habiter intime.

    Ainsi  l’abandonnement  et l’abdication complètement consommés de l'homme  ont pris en charge la totalité de l'existence humaine pour le reléguer dans l’immense absorption des faux plaisirs de la camelote, du miroir, de la vanité et du prix. L’être de l’homme dé-livré par le mouvement sans fin du marché des choses, a perdu les attaches de terre, de goût, d’affection et de finesse qui le reliaient nativement à la communauté du vivre, il peut donc dorénavant partir individuellement transporter sa dé-sespérance dans la consommation des reproductions de la mystification marchande ou faire s’évader ses désarrois dans le monde des diverses écritures artistiques de la poésie de l’illusoire.

    L’être retourné contre lui-même est tout entier avalé dans un gigantesque oubli de la vérité de son lui-même qui lui a fait méconnaître et perdre le fil du temps de son séjournement en la jouissance terrestre de son enracinement communautaire des origines. L’être n’est plus maintenant en la vie de son tenir, il est tombé, dé-tenu, attaché et rattaché dans l’univers de la fausse conscience du temps. N’étant plus en l’endroit du vivre l’épanouir humain, l’être est partout en inversé de lui-même, reconverti en obligation de marchandisation du plaisir, en économie désirante du travail, en accumulation narcissique de l’artificiel et en excitation factice de la survie.

    Prisonniers de la division du travail qui travaille d’abord à diviser l’être de l’homme, l’homme de l’être se déplace là en un ailleurs que sa vérité de vie et se place ainsi comme chose asservie, tortueuse et tordue,  contre l’essence de lui-même en négation de la vie vraie et en une fabrication ininterrompue de solvabilités pour faux besoins  qui se ramènent finalement  au seul vrai besoin du maintien du règne despotique de l’avoir.

    Être c’est être au monde communautaire du bâtir familier du vivre vrai en ce que cela manifeste l’épanouir d’un Tout de vie où le je et le nous ne sont pas percevables autrement que complémentairement en toutes leurs impressions, sensations, émois et enthousiasmes qui même contradictoires demeurent toujours intégrés au développement unitaire de la vie manifeste du Tout de l’épanouir.

    Être rassemblé en soi dans l’énergie du mouvement de l’être ou errer en  dispersion dépressive dans la servitude des dynamiques de l’avoir, telle est la ligne de démarcation ontologique qui constitue la frontière entre l’authenticité du foyer qui vibre la vraie vie et l’in-authenticité du consommer qui rythme le spectacle des techniques de la marchandise.

    C’est dans la rencontre pratique, sensée, sensuelle et radicale de la dé-couverte du dé-voiler et de l’être dé-couvert en son dé-voilement que se réalise le phénomène historique du trouver l’essence originelle du vrai.

    Toute l’histoire de la philosophie depuis l’idéologie socratique du jargon subjectif est l’histoire de cette perte d’être où l’esprit, séparé du lien organique de la vie communautaire des vrais plaisirs de l’habitement de terre, s’en va délirer dans des échappées d’onanisme spéculatif qui cherchent l’origine de ce qui devient dans un fondement situé nécessairement ailleurs que dans la contradiction réelle entre communauté de l’être et société de l’avoir.

    La métaphysique est la codification textuelle de l’enchaînement des hommes à l’économie politique du pouvoir de l’avoir lorsque la division fonctionnelle et aliénatoire de la spécialisation en prêtres, guerriers et producteurs s’est définitivement  substitué à la communauté primitive du groupe organique en armes de son vivre. La métaphysique est le mouvement d’égarement continu du penser lorsque l’homme a fini de perdre les foyers de l’habitement communautaire et qu’il n’est plus qu’un exilé sur la terre du vivre.

    Lorsque l’être de la vie glisse, s’esquive et sort de la vie de l’être pour devenir le mouvement autonome de la folie d’avoir possédant le pouvoir de généraliser partout les politiques d’inversion concrète du vrai désir humain, il est inévitable que l’autonomisation hallucinatoire des jeux du langage et de l’écriture finisse par se prendre fantasmagoriquement pour le centre tangible de toute substance.

    Agiter les idées dans le champ de la division du travail qui a déchiqueté le jouir réel pour détacher la satisfaction de l’épanouir de terre, revient ainsi et toujours à travestir, dé-figurer et dé-naturer  le penser de l’authentique et donc à ne jamais pouvoir accéder à l’acte d’affranchissement vrai par lequel l’homme se ré-enracine à l’être non divisé de son Tout. En réalité, c’est exclusivement par ce Tout de la non-division que l’humain cultivant l’humain peut se déterminer subversivement en recueillement et en récollection d’essentialité tel qu’il doit ainsi et enfin retrouver la flamme de vie en l’habitement des joies de terre dés lors qu’il sait re-jeter la césure entre la tête et les jambes, la  manualité et l’intelligence.

    L’homme détourné de l’être qui doit se sécuriser dans les bavardages de la fausse conscience par laquelle doit s’excuser et se justifier l’in-authenticité du diviser de l’être est toujours un boutiquier de la suffisance et de la présomption qui pose en intellectuel ou en écrivain puisque sa matière première est toujours boursouflure de prétention et esthétisation escamotante du fait que lorsque la chair est impuissante à agir, il lui faut bien se tourner vers le verbe grandiloquent du jacasser délayant.

    Frénétique représentant de commerce de la dévotion à sa propre signature, l’intellectuel n’en finit pas de coller sur le monde les affirmations de son ignorance malsaine jusqu’à totalement fondre celles-ci en celui-là. L’Édition, l’Université et toutes les variétés d’experts officiels et officieux de la souplesse à la subordination étatique où triomphe une collusion morbide entre toutes les sectes de gauche et toutes les coteries de droite n’ont ainsi pas cessé pendant plus d’un siècle de répandre cette incommensurable débilité que le capitalisme d’État lénino-trotskyste aurait été autre chose que le mode d’être des dynamiques d’exploitation les plus tardivement arrivées sur le marché mondial.

    Cette conjuration universelle spontanée et instinctive des journalistes, des écrivains, des spécialistes  et des essayistes de la servitude toujours relégitimée pour faire à tout prix de l’économie politique de la vie fausse l’indépassable horizon obligée de notre existence, démontre par là même à quel point ceux qui prétendent au métier de réfléchir sont constamment dans le fléchir, l’affaissement, le flagorner et l’imbécillité.

    Les vastes bibliothèques du dé-rangement et du désarroi de l’être où la perturbation égotiste des barbouilleurs de tourments ne cesse de venir déposer des  coloriages imprimés de vie fardée qui étalent en lourds recueils totalement in-féconds la séquestration intellectualisante de la vérité, de l’identité, de l’être ou de l’origine,  sont pleines de lourds ouvrages morts où Aristote, Spinoza, Kant, Hegel, Marx et Heidegger sont là de simples prétextes d’infatuation à la masturbation graphique et médicamenteuse pour re-fouler l’impotence à jouir en l’être.

    Pendant tout ce temps et bien loin de tous les piteux épanchements de papier qui veulent toujours arranger la souveraineté de l’horreur, seuls quelques groupuscules radicaux et inconnus ont maintenu le cap d’exigence en l’habitement de l’épanouir et en défense historique du vrai des foyers de l’être, en montrant comment et pourquoi avait été perdue et oubliée la vérité de l’essentiel telle qu’elle  indique ce que doit être un rapport de production humain et donc d’anti-avoir, ce qui signifie en premier lieu et tout bonnement: l’abolition du salariat.

    Le pire ennemi des intellectuels c’est le vrai de l’habitement de l’être qui dés lors qu’il émergera en négation des divisions du travail de l’aliénation, les enverra se faire voir aux poubelles de l’histoire pour annoncer définitivement que les penseurs n’ont rien tant à craindre que la véritable dé-livrance de la pensée puisque le déployer du Tout de l’intelligence est immanquablement élimination des fictions cadavériques de l’idiotie propre aux bureaucrates du marché des idées.

    Chavez n’est pas mieux en l’être qu’Obama…Même si dans les spectacles d’humour et d’humeur de la surface médiatique où les conflits  inter-impérialistes de l’histoire de la domination se posent et se recomposent, les camps capitalistes les moins imposants peuvent sembler davantage plaisant que les plus pesants, il faut savoir regarder au plus profond du vrai historique et dire que toutes les fractions politiques de la marchandise, petites, moyennes ou grandes expriment complémentairement la pourriture inépuisable de l’exploitation de l’homme par l’homme.

    L’homme des habitements de l’être n’a pour seul objet que son auto-émancipation contre toutes les économies politiques de l’avoir. Il sait que la suppression des conditions de maintenance du monde de la marchandise ne sera réalisable que dans le mouvement de destruction de tous les rackets politistes qui entendent gérer les affaires de la vie enchaînée pour les seuls intérêts des rentabilités de la Cité.

    L’homme de l’être est un homme qui a le cœur fort et la tripe des sensations puissantes. Son penser n’est rien d’autre que l’auto-mouvement d’intellection du sensible vivant et vibrant par lequel l’habitement en l’épanouir dit en verbe l’alchimie de la chair comme conscience de l’anti-morcelé. L’homme en essence de vérité  est intelligence en éveil et parfois écrivant  mais il sait d’abord que toute l’essentialité de l’histoire a déjà été écrite et a surgi en bloc théorique constitué en conservation/dépassement de Hegel et de Marx, autour des pratiques radicales de contestation nées du tracé visible et irrévocable des contradictions sociales entre l’aspiration à être et l’organisation de la société des spectacles de l’avoir.

    Ce qui fait la substance primordiale de l'être de l'homme avant que les séparations de la société des errances de l'avoir et du paraître ne viennent rompre son unité générique, c'est sa poly-activité cosmique jamais arrêtée en un moment du Tout de la vie et toujours en mouvement de désir/plaisir quant à la pluralité des sens et des activités...
 
    La division entre la tête, les mains et les jambes est un dé-saisir qui fonde l'origine de la perte d'unité de l’habitement de l'être lorsque les communautes organiques ont rompu leur organicité communautaire...C'est dans la lutte historique elle-même qu'il faut donc réaliser la fusion radicale de la connaissance et de l'action, du corps et de l'esprit de telle sorte que chacun de ces termes place dans les autres la garantie de sa vérité...Quant au partir frénétique et exclusivisantécriture... dans la chasse, le sport, la voiture, les voyages, la peinture, la poésie, le cinéma, la musique où l'Il est clair que cela - dans la trame déterministe du parcours social de chacun positionné par le champ spécifique des compensations propres à ses refuges particuliers - indique clairement le territoire allégorique des nécessités de re-composition phantasmatique qui poussent l'homme séparé de l'homme à se protéger en un des abris où il peut vivre en calligraphie ré-confortante ce qu'il ne peut pratiquer en action charnelle et qu'il finit même progressivement d'ailleurs par éventuellement totalement oublier...
 
    L'homme qui n'a pas envie de se faire en la totalité de son Tout... dit d'abord comment le faire historique de ses failles de vie l'a contraint à éviter ceci et à en-vier cela...Par delà la surface de ce qui semble, il n'exprime pas ce  qu'il a choisi de vivre mais comment la vie l'a choisi pour agir en ressemblance et en assemblage des tours et détours de ce comment l'ordre économique et politique de la spoliation nous évince d'un vrai contenu de joie en l’être total pour nous tenir par les fibres de la fausse satisfaction illusoire dans le partiel, le fragmentaire et le mutilant.

    Hegel a dénoncé le fourvoiement métaphysique de façon magistrale mais il n’a pu aboutir qu’à une apologie politiste exacerbée des rayonnements de la modernité. Heidegger a bien vu la nécessité de dé-celer les fondations de l’habitement de l’être mais cantonné à un nostalgisme statique an-historique, il est totalement passé à côté du contenu communautaire radical du foyer ancestral. C’est Marx qui en fonction des mûrissements advenus et com-pris de la contradiction historique être/avoir et à partir de sa dénonciation révolutionnaire du marxisme, a su dé-chiffrer la tradition primordiale de l’être de la communauté humaine première ( la Gemeinwesen) en le retirant du céler  frauduleux de la tradition falsifiée des aristocraties foncières de la terre confisquée qui furent partout d’ailleurs les pré-curseurs désastreux de l’autocratie du capital sans restriction.

    Seul celui qui s’engage à se dé-gager des raisons domesticatoires du temps-marchandise et qui trouve ainsi une positivité d’habitement en l’être peut s’immuniser pratiquement contre l’impératif tyrannique de désespérance qui articule la quotidianité des gesticulations en  l’anti-qualité.

    L’alternative qui met en perspective de signalement d’être la contradiction ontologique entre l’authentique et l’in-authentique se résout, par le parcours de réalité de ses conditions réelles, en fonction de la capacité que chacun se trouve posséder ou non de décider pour soi de s’appartenir à soi-même dans la compréhension de séjournement la plus acheminée en appréhension d’exigence sur le chemin de l’épanouir.

    L’essence de la vérité de l’être doit être regardée comme radicalement contradictoire à la théorie aliénante de la connaissance aliénée qui depuis plus de deux mille ans a mené l’être de la vérité sur la route leurrante et pitoyable de la seule issue qui vaille pour l’économie auto-lâtre des intérêts de la servitude : celle de la géo-politique des territoires de la vanterie, de la présomption, du lucratif, du rémunérateur et du profitable.

    Le dé-couvrir et l’être-découvert pré-supposent ensemble que le mouvement réel de l’histoire soit essentiellement dé-couvrable et aussi – et même surtout – que l’homme puisse le dé-voiler en le dé-liant de toutes les subordinations qui cachent l’homme à l’homme. La condition essentielle de la vérité historique du réel est donc l’existence de l’homme désirant vivre le jouir humain des racines de son être contre l’oppression dé-racinante de l’avoir et qui par l’acte du vouloir exister vrai  rompt la banalité mondaine du quotidien marchand pour arracher le voile des illusions du spectacle de la possession et parvenir à la vérité de l’anti-fausseté du ressentir.

    Ne pas loger dans le  versatile, le désinvolte, l’indifférent, le mou, le tiède et le fade face à cette  donation jouissive et cruciale de nature habitante qu’est notre existence d’humanité, telle est la seule  manière d’être en l’être pour n’être ni in-consistant ni in-signifiant. L’étonnement permanent aux infinis éblouissements des tonalités sacrales du cosmos de vie est là finalement la première condition pour prendre conscience de la splendeur des beautés du monde, pour penser le monde de cette beauté et pour s’en régaler en épaisseur d’intensité et en repoussant ainsi toutes les vulgarités  et les insipidités du monde marchand de la séduction, de la parure, du tra-vesti et du truqué.

    Être capable d’entendre l’être de l’être en se mettant en situation d’entendre l’entendre et en tendant toujours son être vers l’universel du tendre en l’être, c’est cela être humain en l’humanité effective du vivre. Être capable de cette capacité d’entendre pour prendre conscience de l’origine de sa conscience en tant que conscience des origines de l’origine, c’est là la base d’une relation entre les êtres où chacun en l’assurance de lui-même et donc non-concurrentiellement aux autres, a soin de chacun, loin de la stupidité, de la grossièreté et de la brutalité de la démocratie des gigantesques foules de la solitude triomphante où les rapports entre les hommes sont dominés par l’isolement dans le spectacle de l’abondance du vide de l’esseulement qui définit partout l’aménagement présent de leur agglomérat d’ensemble.

    Il convient donc là de cesser de regarder le temps seulement comme quelque chose qui  passe et qui se dérobe en indiquant seulement la temporalité de notre fuite aliénatoire hors de notre vie et en impossibilité de vrai satisfaire comme si ce temps n’était qu’une puissance ennemie qui nous disloque en ayant simplement pour objet de nous rapprocher de la mort. Le temps qui arrive sur nous et qui nous rive à l’obligation d’assumer la réflexion pratique de notre intentionalité humaine est le mouvement réel de l’histoire qui ad-vient dans la réalité de tous ses mouvements de nécessité, c’est la source du devenir cosmique qui se pose d’emblée comme ressource de toutes nos ressources pour poser socialement l’être de notre vérité d’être en tant qu’opposition absolue à toutes les mutilations et corruptions marchandes de la vie.

    Dés lors, le temps qui advient est primordialement  le temps qui nous appelle à ne pas sombrer dans l’enfuir hors des exigences de l’être puisque cette abdication est toujours l’avènement inéluctable de l’avoir rayonnant des pleins pouvoirs de la monarchie de l’argent et de la fausse conscience. Ainsi, le temps qui ad-vient
est-il le temps qui nous permet d’accéder à la conscience du temps, à la conscience de l’être et à la conscience de l’être qui se sort du temps de l’in-humain et qui par delà les contre-vérités de l’ in-humanisation temporalisée doit se mettre en situation de récuser les confusions, dérangements et aveuglements du divertir dans les distractions du se dérober au réel de la réalité.

    Cela, pour véritablement jouir de la vie en l’habitement de l’être,  appelle à l’énergie du vouloir se porter à la rencontre de l’autre – non pour compenser la viduité mais pour accomplir la plénitude – et de cette manière se tenir dans la justesse et la rigueur d’une  rectitude de radicalité qui témoigne d’une vraie tenue dans le maintien de ce qui fait  position humaine.

    C’est la prise de conscience historique de notre origine comprise en son histoire réelle qui fonde la possibilité d’une vie enracinée dans les racines de l’être de l’authenticité. Son contraire est l’exploitation de la terre et de l’habitement d’être de l’homme par la technique de l’avoir et de la capitalisation qui conduit aux mutilations sans fin des errances dé-racinantes du règne social de l’apparence.

    La vérité est ce qui rend vraiment vrai en la vraie joie de l’épanouir telle que son authenticité est la communauté universelle de l’être de l’homme se produisant comme tel en adéquation avec ses besoins humains réels et en refus définitif de l’organisation sociale des mensonges du Pouvoir de l’avoir.

    C’est le limon des puissances de la terre qui est l’être de la puissance de notre être. Notre corpus cosmique est une physiologie mentale de désir déterminé par l’éco-système pratique constituant la géologie sensitive de notre habitement de vie. L’aptitude de force de notre destinée exprime la nature historique de toutes les chimies substantielles d’incarnation, de parfum et de toucher qui façonnent la synthèse émotionnelle et intelligente du tisser pratique de tous nos tissus de corps et d’esprit.

    La nutrition n’est pas qu’un nourrir qui va aux organes, c’est un nourrissement qui vient signifier le centre du connaître le naître de notre avènement à la volupté de la floraison humaine.

    Ce n’est pas un hasard si ce que Marx et Hegel nommaient les espaces historiques de ce qui produisit la centralité intentionnelle du vivre critique et insurrectionnel correspond au vaste espace euro-asiatique des riches  plaines et forêts où le cochon, les vins et les fromages sont venus rythmer sans totem et sans tabou une sensualité d’in-subordination unique au monde pendant qu’ailleurs le conformisme pesant d’un temps immobilisé dans la soumission ne cessait de s’éterniser.

    La communauté germanique des origines, celle à partir de laquelle  Engels dans L'origine de la famille de la propriété privée et de l'État a notamment si bien mis en perspective la longue histoire communiste de la tradition primordiale d’avant la domination politiste de l’asservissement à l’avoir, nous enseigne simultanément que ce cosmos de la sensualité première, a rebours des aversions, des peurs et des impuissances à regarder le soleil du corps dans un champ d’immanence luxuriante où l’appétence, le sens, la passion,  la joie, le bien être et la volupté vont de soi, ignorait évidemment les rituels de mutilation, de circoncision, de scarification, de voilement et de dissimulation. Ces derniers  en tant que marqueurs symboliques d’une identité d’obéissance et de réduction viennent dire, en effet,  que là où l’immanence du sens est absente ou perdue, il faut toujours y substituer le code, le décorum, la marque, l’interdit et la prescription d’une ré-écriture qui signifie que puisque le cœur de la signification est séparé de la signification du cœur, il convient de dresser des normes propres à satisfaire le dressage visible des corps et des âmes.

    Les Communes de Paris, de Kronstadt et de Barcelone en poursuite/prolongement des jacqueries immenses et continues d’un temps européen traversé en permanence de contestation émeutière disent ce qui fait la différence fondamentale entre le regard ouvert et insurgé vers la trans-formation du temps propre à la vieille Europe des rêves pagano-christiques du logos radical et les autres continents d’animisme aveugle et en fermeture d’histoire qui, malgré les soubresauts parfois rencontrés, n’ont jamais pu imaginer que l’horizon du pouvoir était brisable.

    Le temps immuable des sociétés d’Afrique et d’Orient a ceci de commun avec le temps non-réversible de la démocratie du marché contemporain que l’homme y est condamné à la prosternation fataliste devant la consommation courante du développement disciplinaire de ses contraintes. On comprend donc aisément que le temps de la sur-vie économique la plus moderne ait fusionné l’archaïsme propre à l’immigration du Sud et la fausse concience la plus équipée du Nord en un mélange de nécessité domesticatoire propre à tenter de faire disparaître les vieilles persistances d’Europe à refuser les conformismes de la domination.

    La nutrition de l’existence en l’être est l’existence d’une nutrition de l’être qui dit le sentir et le ressentir des habitements du vivre tel que celui-ci prend conscience de soi en l’Univers en même temps qu’il distingue l’universel dans le vivre de chaque habitement.

    Aujourd’hui, l’homme dés-humanisé erre dans la dés-humanisation. L’égarement erratique dans le dé-chirer et le diviser capitalistiques n’est pas là quelque chose d’extérieur où l’être basculerait de temps à autre. Le diviser et le dé-chirer dans les errances égarantes de la douleur, de l’ennui et du brisement  constituent  l’expression de la structure interne et profonde de l’histoire de l’aliénation elle-même.

    L’aliénation est l’anti-essence essentiellement complémentaire de l’essence originelle de la vérité de l’être. L’égarement en l’avoir domine l’homme dans la société du fétichisme spectaculaire en le pénétrant de part en part et en l’induisant dans l’infinie confusion du marché où tout s’achète et tout se vent dans le tromper, l’écarteler et la mystique pathologique des vaines cinématographies de la conscience malheureuse.

    L’être est en sa force de vie cette puissance du foyer de l’habitement de terre qui refuse de se laisser abuser  et qui n’accepte pas d’être trompé par l’égarement et la confusion dans le masquer marchand de la dispersion et de l’abrutissement du vivre.

    Il ne suffit pas d’admettre que l’in-authentique est l’inversion falsifiante de l’authentique. Pour dé-voiler le voilé, il faut le dé-masquer c’est à dire aller à la source saisir le faux en vérité en se pénétrant vraiment du vrai du vivre dans la coïncidence charnelle et jouissante du viser la vérité de l’essence du cosmos et du révélé cosmique de l’essence de la vérité.

    Jouir en l’être de la vie c’est vivre en être de jouissance en intégrant en son séjournement d’existence tout ce qui ad-vient comme positivité naturelle du cosmos. C’est s’emplir de l’ad-venir de tous les possibles en demeurant toujours la demeure consciente de la vérité de soi dans la liaison organique de la communauté humaine qui est le devenir accompli de l’individualité en l’espèce.

    Par delà les surfaces de l'image et de l’ineptie du bonheur qui n’est rien d’autre que l’expression aliénatoire d’une quantité d’heures bonnes au milieu d’une quantité de mauvaises heures, il y a l'être des profondeurs qui dans l'errance spectaculaire de la mondanité, souffre, se cache, se perd et meurt...ou ...bien... par delà les mascarades du contrefait ...se re-trouve anti-narcissiquement dans le sortir de soi vers la jouissance du vrai plaisir qui éradique radicalement les facticités du satisfaire illusoire...

    L’être est le rapport de transparence à lui-même qui ne peut admettre aucune médiation entre lui et sa révolution et qui impose l’acte de retournement  permettant le retour à la communauté ( non pas celle étriquée et localiste d’avant la société de l’avoir !) mais de l’accomplir de la destinée du vivre en tant qu’universalité de l’essence de la vérité humaine advenue.

    La jouissance vraie est la mise en continuité de l’être en l’être tel que ce dernier en tant que procès de suppression de la dictature de l’avoir réalise en même temps la liquidation des emprises politistes et économistes qui organisent la séquestration marchande en l’anti-joie et en l’anti-vie.

    L’être en tant qu’invariance historique de l’aspiration à vouloir vivre l’humaine communauté est – par delà toutes les variations des spectacles de la domination – ce qui ne cesse depuis des siècles de nous appeler à la continuité d’ex-istence  en l’habitement de jouir  afin de nous situer hors du temps et de l’espace des quantités gouvernementalistes lesquels ne constituent que les formes à priori de l’entendement domesticatoire et de l’emprisonnement gestionnaire. C’est ainsi et seulement que l’être en l’être du foyer de l’être fait ad-venir l’humain à l’éternité de son devenir, c’est à dire à la durabilité infinie de son séjournement de terre comme mode d’auto-manifestation du parachèvement du mouvement de la totalité cosmique.

    La vérité est la totalité dialectique de ce qui explique la liaison de réalité entre le vrai et le faux en ce que le faux est un moment d’inversion nécessaire du vrai. Si le spectacle de l’avoir en tant  qu’inversion concrète de la vie vraie, est le mouvement autonome de capitalisation du non-vivant, c’est parce que la force de la domestication et  la faiblesse de l’humain à s’en en-lever sont liées en un rapport-partenaire de production déterministe qui veut que l’universalisation possible de l’anti-marchandise sera d’abord le produit de l’impossibilisation de la marchandisation universelle.

    Le questionnement ontologique sur le communisme n’est pas en train de re-naître, il ne s’était jamais retiré de l’histoire de l’être. Même si l’onirisme concentrationnaire du travail et des loisirs demeure finalement la meilleure des polices de l’avoir pour retourner l’être contre lui-même, il existe pourtant en permanence, de-ci, de-là et cahin-caha, des instants de résistance contre la répugnante et impérialiste activité de l’avoir qui laissent clairement entrevoir que par delà les lourdes entraves de l’univers du compter, du payer et de l’acheter, le cadavre de la vraie vie est bien toujours vivant.

    Cette interrogation communiste sur la vérité de vie qui sait consciemment ou pas d’ailleurs que le capitalisme d’État bolchévique n’était qu’une des pires formes de l’esclavage salarial, c’est l’homme des habitements de terre de la vieille Europe archaïque qui l’en-tend, qui en est pourvu, qui la porte et la trans-porte toujours et partout en sa mémoire même si celle-ci lui est souvent inaccessible et ce alors même que la dépersonnalisation cosmopolitique, au nom du «On » de l’équivalent-général et de la suprématie  totalitaire de la valorisation de la mort vivante, voudrait la prohiber.

      Le besoin d’être de la communauté humaine en son foyer d’épanouir la vie, voilà le cœur ontologique vibrant du  communisme en tant qu’aspiration ancestrale au jouir, à l’abondance et à la saveur de relation fertile et non-intéressée à l’autre.

Le monde de l’avoir tente de faire disparaître toute trace d’être du communisme. Mais l’activité la plus intégrée et la plus servile se nourrit cependant de participation créative et de communication chaleureuse  qui disent bien le contraire de l’aliénation tout en passant toutefois par elle… Il y avait dans la fraternité des tranchées et il y a dans la solidarité au travail toute la misère de l’enfermement capitaliste mais il y réside en même temps une anti-thèse d’intensité qui dit la soif d’un vivre ensemble anti-cupide et anti-hiérarchiste.

Le communisme est ainsi le nom sensuel et jouissif du possible qui ouvre tous les vrais séjournements possibles d’être en tous les temps et tous les lieux où la dictature de l’avoir ne parvient pas à totalement s’approprier l’être de l’homme pour le reconvertir en publicité du temps confisqué.

    Tous les modes de production de l’aliénation ont une naissance et une mort et il s’avère que c’est ce qui les fait vivre qui précisément et à un moment donné – et seulement en le donné de cet instant là – les fait périr… L’ esclavagisme antique et le féodalisme ont justement succombé des contradictions qui avaient effectivement et pourtant formalisé leur genèse et leur développement…

    L’économie politique de l’avoir même si elle s’essaye à l’éternisation de son parcours ne pourra toutefois échapper à cette loi de l’histoire qui veut que tout mode de production de confiscation de l’être est mortellement atteint lorsqu’il cesse de pouvoir formaliser la perpétuation de sa formation.

    Contre la mondialisation cosmopolite de l'avoir ( la formule est de Marx !), la résistance du prolétariat pour faire jaillir l'être de l'homme par l’auto-abolition de la condition prolétarienne s'est dés les origines, d’emblée et immédiatement auto-intitulée:  Internationale, ceci pour bien mettre en perspective l’inter-activité nécessaire de tous les espaces-temps du foyer du naître ...En effet, il ne s'agit pas de nier l'existence du nascor de chacun...Bien au contraire, ce qui est en jeu c'est le combat anti-politique et anti-économique contre toutes les domestications et illusions qui enchaînent en tout lieu le devenir des habitements du croître...
 
    Le communisme ne mélange pas en un brouet puant le camembert au lait cru de Vimoutiers et la sauce traditionnelle de soja japonaise Koikuchi shoyu, il les préserve et les dépasse en les émancipant des cristallisations aliénatoires de leur fixation en même temps qu'il affranchit, ici et là-bas, les hommes de la part servile de leur cultura pour épanouir la partie anti-thétique et subversive de la conscience historique de la vérité de leur être là...
 
    En refus de l'économie et de la politique qui s'énoncent comme une immense accumulation quantitativiste de spectacles unidimensionnels consacrant la dictature du même et du calcul, le communisme sera ( en prolongement/dépassement de toutes les fractures radicales de vie apparues contre l’empire des passivités ! )  la fédération universelle des Communes de la richesse des distinctions de l'être qui développera cosmiquement le logos du qualitatif, du divers et de l'autre...
 
    Comme le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu pour s'auto-abolir à titre humain détruire le pouvoir politique et s'ériger en auto-mouvement communiste  du nascor, en devenant lui-même l'être du nascor et le nascor de l'être , il sera encore par là national mais nullement au sens aliénatoire et politiste du mot puisqu'il ne pourra faire vivre et grandir la substance de ce qui fait la conscience vraie de son vivre qu'en terrassant simultanément le substrat qui vitalise le faire de sa fausse conscience.
 
    Le communisme est à la fois ce qui débarrasse le local de son étroitesse et ce qui fertilise le général par le particulier tout en fécondant les parties par le Tout en une dynamique d'auto-conscience et d'auto-satisfaction qui relie organiquement et unitairement le centre et la périphérie en un plan de vie communautairement humain  pour tous les habitements d’être par lesquels se développe l’épanouir de l'espèce.
 

    Dire que la véritable Gemeinwesen de l’homme, c’est l’être humain, c'est donc d'abord faire référence à la richesse infinie et plurielle des sens, significations et manifestations d'être par lesquels le jouir humain des multiples profondeurs planétaires est irréductible au monothéisme mondialiste de la marchandise...
 

    Au lieu de poursuivre la réhabilitation de la politique, l'aspiration à vivre la Gemeinwesen sait ( en poursuite de toutes les Communes qui suivirent celle de Paris!) que pour briser les chaînes de l'esclavage, il convient d'abord de dénoncer les entreprises qui, instaurant une confusion entre transformation sociale et modernisation de l'État, barrent, sous le couvert de l'émancipation politique, la voie vraie de l'émancipation humaine des foyers de l’être.

    La fin du capital et le retour à la vérité de l’essence de l'être, c'est la fin de la mystification démocratique, la fin de la politique et de son ultime contenu: le spectacle gouvernementaliste de l'indistinction qui in-situe et déporte l’épanouir du vivre dans l’in-sensé absolu du fétichisme de la marchandise ...

    En un temps où le Capital est devenu l'universalité du devenir du monde, toute action ou tout projet qui n'est pas d'emblée critique unitaire et totale de l'économie et de la politique ne peut aboutir qu'à re-peindre les façades de la perpétuation des illusions de la domestication. En ce sens, il est aujourd’hui définitivement clair et évident que toute prétention à l’être qui n’est pas du même coup in-acceptation  pleine et entière de la Cité, de la Civilisation et des machineries de dé-naturalisation de l’homme, constitue à la fois une impasse et une imposture qui ne peut qu’entretenir le songe d’immortalité des chronologies du Pouvoir.

    Mais en attendant la crise finale du spectacle de la marchandise, que faire ? La réponse est simple : commencer à s’arracher à la pestilentielle banalité des travestissements du quodidien en refusant de se mentir et de mentir au sens de l’être et en n’acceptant jamais de fusionner et de confusionner avec les compromissions qui au jour le jour nous sont obligatoires pour travailler, paraître et obtenir ainsi les fameux moyens permettant de tenir le coup dans le droit basique à sur-vivre dans la vie fausse.

    Bref, cela implique de ne jamais être dupe des spectacles de cour de l’illusion marchande du non-humain en sachant une fois pour toutes qu’il existe un abîme ontologique entre l’orgasme des habitements de terre où l’homme jaillit en plaisir cosmique infini et en amour de force incommensurable et les pitoyables copulations psycho-physiologisantes  de glaciation de vie dans l’urbanisation des voluptés dérisoires en avidité maniaque de simple compagnie et de méprisable reconnaissance.

    La recherche sensuelle des habitements de terre de la singularité de l’être est le mouvement de la souche radicale de vraie vie qui se produit comme négation de la banalité marchande du désolant spectacle des jours de l’avoir et qui, s’opposant au dépouillement de l’exister, fait front contre toutes les dé-réalisations de la qualité érotique par la quantité chosiste.

    Hommes qui espérez vouloir re-trouver l’habitement en l’être, encore un effort pour cesser de n’être que le faire-valoir du spectacle des représentations de l’avoir…

    D’abord ; cesser de parler et d’écrire pour ne rien dire…

    Ensuite ; cesser de dire pour ne rien faire de vrai

    Enfin ; cesser de mettre en scène les géo-politiques de la stratégie de maîtrise du Pouvoir qui en spécialisations aliénatoires du faux savoir interminable ne cessent de dé-couper le Tout de l’être en compartiments séparés des sciences de l’ignorance psychologique, sociologique, économique, écologique, artistique, médicale ou religieuse…de telle manière que le monologue apologétique du falsifiant divisant la vie de façon ininterrompue continue à poursuivre la production symphonique de sa re-production.

    Savoir questionner l’être du vivre signifie donc simplement vivre l’être du questionnement dans sa relation fondamentale et révolutionnaire à l’épanouir des foyers d’un véritable jouir, autrement dit d’une dynamique organique et ardente d’auto-engendrement de sens et de sensualité non-médiée.



 

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