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Études  Géopolitique Sommaire

À propos de l'invasion occidentale en Libye 

Occident recherche guerre désespérément


    Dans le Règlement de comptes à OK Morale qui oppose en ce moment, et depuis bientôt deux semaines, les deux fier-à-bras Sarkhofi et Kadazy, le bédouin, malgré ses rodomontades, ne pouvait gagner face à celui que dans les coulisses diplomatiques on surnomme le "Naboléon parisien". Son artillerie était trop petite face au super-matos de son adversaire qui s'est, en outre, appuyé sur la gigantesque force de frappe usaméricaine. Sa réputation de clown tyrannique et cruel, aggravée par l'épisode des infirmières bulgares, lui a aliéné les opinions publiques occidentales, les seules encore capables de faire la pluie (de bombes) et le beau temps sur la géopolitique internationale. Ses terminaux pétroliers, si proches des rivages européens, ajoutés au potentiel économique et touristique de cette bande côtière stratégique peu peuplée en marge d'un vaste désert qui débouche sur l'Afrique centrale, suscitent depuis longtemps toutes les convoitises… De prime abord, "Naboléon" s'est dit que la place était facile à prendre pour celui qui met le paquet. Le prétexte est tout trouvé : Kadhafi "tire dans la foule de manifestants pacifiques", même si ceux-ci, armés de pick-up  et de mitrailleuses sont parvenus à lui dérober quelques chars et quelques avions, à prendre quelques villes…

Patrick Keridan
   

    "Naboléon", qui voyait là une chance de relancer son projet avorté d'Union pour la Méditerranée, avait d'ailleurs préparé son coup depuis quelques mois, nous apprend un analyste hors-la-foi médiatique *(1), en complotant un renversement du régime avec quelques anciens membres du gouvernement libyen qui n'avaient plus les faveurs du tyran.  Tout était donc fin prêt pour l'assaut final et personne n'osait évoquer les conséquences possibles d'une telle aventure faisant fi du respect des traités internationaux et de la souveraineté des États, à savoir les risques d'enlisement dans une guerre sale qui, venant s'ajouter aux dégâts
budgétaires et psychologiques de la crise économique actuelle, causerait un retournement de l'opinion publique, tant en Europe que dans les pays arabes, en proie à des soubresauts politiques et fort divisés, c'est le moins qu'on puisse dire, quant au soutien de l'aventurisme militaire occidental.
   
Le colonel Kadhafi, qui a beaucoup moins de ressources à sa disposition que pouvait en avoir à l'époque un Milosevic ou un Saddam Hussein face au même adversaire, a sans doute déjà perdu cette bataille, quel que soit le temps et la forme que prenne son retrait, et celui de sa famille, de la scène politique internationale.  Mais la guerre entreprise contre lui par l'Occident n'est pas gagnée pour autant. Le monde arabo-musuman, constamment humilié, en Palestine, au Liban et en Syrie, en Irak, en Afghanistan et en Iran par la brutalité militaire des seigneurs de la guerre occidentaux, garants et profiteurs du robinet à pétrole, protecteur du colonialisme israélien depuis tant d'années, vient de démontrer qu'il était capable, en Égypte et en Tunisie, de faire tomber les tyrans à la botte des intérêts occidentaux dans la région. Il pourrait faire de la gloriole naboléolienne —le jour où tombera Tripoli— une victoire à la Pyrrhus.

    Toutefois, l'heure de ces comptes-là n'est pas encore venue et l'Occident nage dans l'euphorie d'une invincibilité qu'il croit éternelle sans voir l'ombre des changements profonds en train de se produire, qui lui raviront inéluctablement sa suprématie.
    Qui peut se permettre de violer impunément la souveraineté d'un État, de s'emparer de son espace aérien et maritime, de bombarder ses installations militaires ou présumées telles (comme les ponts, les aéroports, les installations portuaires, les centrales électriques, les usines chimiques, etc.), de déclarer son gouvernement hors la loi (laquelle ?) et de chercher à l'éliminer par la force, armer les dissidents, les reconnaître comme gouvernement légitime de tout ou partie du pays concerné ? Qui peut occuper, des années durant, tout un pays, y massacrer régulièrement ses habitants à coups de bombes (70 morts civils lors d'une toute dernière "bavure"en Afghanistan) et faire tout cela au nom de la libération, de la protection des populations, de la liquidation des tyrans ?  George Bush, père fut cet homme en 1991 lorsqu'il attaqua l'Irak pour "libérer" le Koweit. Bill Clinton le fut à son tour lorsqu'il déclencha l'agression contre la Serbie en 1999 pour lui arracher le Kosovo où s'est installée à demeure une gigantesque et indéracinable base usaméricaine. George Bush fils, s'appuyant sur le prétexte du 11 septembre, assuma la succession belliciste lorsque les armées sous son commandement et leurs supplétifs européens envahirent et occupèrent l'Afghanistan, fin 2001, et l'Irak au printemps 2003. Obama s'est contenté de reprendre ce flambeau qui met le feu au monde.
    Aujourd'hui, l'Irak est une nation pulvérisée où les victimes des suites directes et indirectes des embargos et des guerres, larvées et ouvertes, induites, encouragées ou livrées par l'Occident américanocentré depuis trente ans se comptent par millions. Un pays brisé, démembré, éclaté en nationalismes rivaux, sources de tensions insurmontables, déserté par ses élites, gangrené par la corruption, toujours la proie d'attentats endémiques, occupé par les chiens de guerre yankees dont l'imposante ambassade-forteresse à Bagdad est une base de contrôle de plus dans la région.
    Moins dramatique en apparence, la situation affectant l'ensemble des régions de l'ancienne Yougoslavie ( Croatie, Bosnie, Serbie, Kosovo, Montenegro, Macédoine, et l'Albanie voisine) est tout aussi triste, instable et préoccupante, avec ses luttes d'influence,  les nombreux trafics (y compris humains avec les réseaux de prostitution et d'esclavage albanais, et le lucratif trafic d'organes) et l'incertitude armée qui pèse sur le sort des minorités que l'ONU était censée protéger, mais qui ne peuvent compter que sur elles-mêmes —tels les Serbes du Kosovo— pour se défendre.*(2)
    Le sort de l'Afghanistan n'est pas plus enviable, avec ses centaines de milliers de civils tués ou gravement blessés par le feu croisé des occupants, de leurs mercenaires et des résistants talibans qui n'ont fait que reprendre peu à peu du terrain et écorner sérieusement l'image du superman conquérant. Le régime fantoche mis en place par Washington est l'un des plus corrompus de la planète, et le trafic de l'opium vers toutes les destinations de la planète (qui fait 100 000 morts par an à travers le monde, évalue-t-on, dont 30 000 en Russie) n'a jamais été aussi florissant, alors que le gouvernement taliban évincé par les occidentaux l'avait presque entièrement éradiqué.
    À ces dévastations directement attribuables aux interventions militaires de Washington et de ses alliés, il faut ajouter les destructions massives imputables à Israël, dont les deux dernières séries de massacres au Liban en 2006 et à Gaza en 2008-2009, se sont soldées par plusieurs milliers de victimes civiles (mortes ou gravement blessées)  et des dommages structurels que les économies frappées mettront de longues années à réparer.
    La mobilisation occidentale contre la Libye (car il faut bien l'appeler ainsi, malgré la mascarade prétendant en faire une intervention de la soi-disant "communauté internationale "dont les absents et récalcitrants se font remarquer par leur nombre et leur importance : Brésil, Inde, Chine, Russie, Turquie, Allemagne, la plupart des pays arabo-musulmans hormis quelques rares affidés de Washington…), n'est que l'ultime folie de cet interventionnisme tous azimuts qui a pris le relai de la guerre froide juste après l'effondrement soviétique, il y a vingt ans, sans répit jusqu'au jour d'aujourd'hui.  

    Ces multiples interventions armées de l'Occident, ces frappes "chirurgicales" prétendent soigner un monde malade, civiliser un monde barbare. En réalité, tant par leurs effets immédiats, causant ou aggravant la mise en branle de millions d'être démunis et apeurés sur les routes de l'exil vers les "paradis d'accueil " européens —dont Jean-Paul Bourre a récemment donné une vision romantico-apocalyptique *(3), que par leurs effets à moyen et long  terme, inévitable conséquence des haines accumulées par les peuples ainsi bafoués, écrasés, dominés, ces invasions font infiniment plus de mal que le prétendu remède.
    Rétrospectivement, cet activisme militariste qui consiste à écraser médiatiquement, moralement et militairement un tout petit gibier du "Tiers-monde" avec force déploiement des plus puissantes artilleries propagandistes,  aériennes et maritimes du monde, apparaîtra comme une opération aussi coûteuse que vaine. Gesticulation dangereuse dont un Occident, déjà bien malmené par ses échecs guerriers, du Moyen-Orient à l'Asie centrale, par l'attente anxiogène d'un rebond de crise économique dû à son hyper-endettement et à son incapacité à nettoyer les bulles spéculatives d'un capitalisme devenu fou, par l'accumulation de catastrophes écologiques dont le récent séisme nucléaire au Japon n'est que le dernier exemple… aurait bien pu se passer.
    Ce n'est pas nous, qui prédisons et attendons depuis longtemps la chute de ce colosse aux pieds d'argile,  principal oppresseur des peuples, y compris des Européens,  qui nous en plaindrons. Repenser l'avenir du monde sans l'hégémonie occidentale est une nécessité depuis des lustres; c'est aujourd'hui une priorité, même si elle est encore loin d'être évidente aux yeux de ceux qui pensent tenir indéfiniment les destinées du monde entre leurs mains.
    Certes, le colonel Kadhafi n'était pas le plus présentable des potentats africains ou asiatiques, mais il y en a beaucoup d'autres dont le niveau de corruption et de  cruauté est au moins aussi élevé (certains même coupables de génocides) sans que cela empêche les "grandes démocraties" occidentales de collaborer avec eux. L'histoire de la Françafrique est tissée de telles compromissions, tout comme celle de l'Usamérique, et à l'heure où nous écrivons, on emprisonne, on torture, on tire sur des civils désarmés ça et là au Moyen-Orient sans que nos chiens de garde de la morale droit-de-l'hommiste ne s'en offusquent. C'est dans l'ordre des choses acceptables lorsque ces crimes se commettent pour la bonne cause, celle décrétée comme telle par l'Empire du Bien.
    Le seul tort de ce bédouin fantasque, naguère reçu en grande pompe à Paris ou ailleurs par ceux qui cherchent à l'éliminer aujourd'hui, c'est de ne pas s'être laissé faire par ceux qui ont reconnu immédiatement les insurgés bien armés essayant de renverser son gouvernement. Contrairement à ses homologues voisins, Moubarak et Ben Ali, cent fois plus corrompus et à la solde de Washington, il a montré qu'il avait de la ressource tant au niveau de l'appui populaire à Tripoli où des milliers de kadhafistes se sont portés volontaires autour des chars et des casernes comme boucliers humains, que de celui de l'organisation militaire, encore bien supérieure en efficacité aux groupes d'insurgés qui lui font face. Ceux-ci tentent, avec l'appui occidental de conquérir les bandes côtières de ce vaste désert, où se concentrent l'essentiel de la population dans les quelques grandes villes, ainsi que les terminaux pétroliers, les ports, le potentiel touristique et industriel… tout ce qui importe à l'Occident, prêt à mettre le paquet pour repousser le bédouin provocateur dans les sables.
    Sauf retournement, improbable depuis que la coalition d'envahisseurs a fait savoir qu'elle ne travaillait que sur l'hypothèse d'un après-Kadhaffi, les insurgés auront sans doute gain de cause… Et alors ? —a-t-on envie de demander. Qu'y aura-t-on gagné ? Plus de démocratie ? Plus de liberté et surtout, de paix ? En sommes nous sûrs ? Comme en Irak et en Afghanistan ?
    Les paris sont ouverts. En attendant d'y voir plus clair, qu'on nous pardonne de n'être pas prêt à miser gros sur l'avenir d'une démocratie qui s'impose à coups de bombes.

   
D'un point de vue européen, en prenant un peu de recul, l'issue de cette triste petite aventure, quelle qu'en soit l'épilogue local —une improbable victoire du gouvernement libyen, un compromis négocié, le suicide, l'exil, l'exécution ou l'assassinat  de Kadhaffi, la partition ou non du pays, une nouvelle dictature ou un pouvoir populaire...— est loin d'être entièrement négative :
—>Nicolas Sarkozy, dont la stature d'homme d'État était déjà bien diminuée, s'est enfoncé un peu plus : les piètres résultats de son parti aux récentes élections cantonales le démontrent, si besoin était. Mais personne n'a osé le contredire ouvertement dans cette folle équipée qui risque l'intérêt général de la nation pour l'espoir de quelques gains démagogiques qui ne se sont pas matérialisés.
—>La classe politique française et européenne, tous horizons confondus, n'a pas brillé par sa force de proposition et de résistance. Le silence approbateur assourdissant des partis écologistes, la palinodie d'un François Bayrou, d'un Villepin et de quelques autres soi-disant indépendants, montrent bien leur complicité avec les autres grands partis institutionnels : du moment que le marionettiste  présente bien son scénario du tyran cruel face aux démocraties bienveillantes, cochon qui s'en dédit et, à défaut de l'union sacrée des autres époques face à un ennemi véritable, nous avons l'indifférence sacrée face à une ingérence militariste contre un État souverain qui ne menaçait nullement notre patrie. En France, la seule voix discordante dans ce concert politicien en faveur des bombardements, se fit entendre du côté du Parti communiste et du Front de gauche qui demandent timidement la remise en cause de l'appartenance à l'OTAN de la France.
—>L'OTAN, à la demande du président usaméricain, n'a pas tardé à reprendre les rênes des opérations que semblait mener sans elle une coalition de circonstance alliant la France et la Grande Bretagne aux États-Unis, avec l'appui des Canadiens, des Danois et des Norvégiens, des Hollandais, des Italiens (qui, contrairement à l'Allemagne et à la Turquie, prêtent leurs bases américaines aux bombardiers), et même des Belges ! Sarkozy et Cameron, "conseillés" par le "philosophe" Bernard-Henri Lévy, n'ont fait que jouer les rabatteurs , les préparateurs de terrain pour l'énorme machine de guerre occidentiste  qui n'est qu'une extension de l'armée usaméricaine. Une fois que celle-ci pose le pied en Afrique du nord, sur un théâtre géopolitique naguère dominé par les Français, les Italiens et les Anglais (à Malte), on peut penser qu'elle n'en partira pas de si tôt. Mais ce recul honteux de l'Europe au cœur même du Mare nostrum ne passera pas inaperçu, et le jeu, ouvert par les récents soulèvements en Égypte, en Tunisie, et bientôt peut-être au Maroc et en Algérie, pourrait remettre en cause cette tendance à l'américanisation du Maghreb ou, du moins, donner aux Européens (post-sarkoziens et post-cameroniens) la conscience qui leur fait défaut des intérêts communs à défendre sur leur flanc sud, et la perception que ces intérêts pourraient fort bien se combiner avec ceux des Arabes face à l'axe Washington-Tel Aviv. À relativement court terme, les graves dissensions apparues au sein même de l'Organisation atlantique à propos de son ingérence en Libye, ne peuvent que remettre en cause son statut de dispositif commun de défense d'intérêt général européen. La nécessité de repenser autrement l'Europe de la défense, vers laquelle nous poussent aussi les autorités russes, devient désormais plus urgente que jamais.
—>Dans cette sombre affaire, l'honneur des Européens fut défendu par le Russe Vladimir Poutine, même si on peut regretter que son pays n'ait pas eu la force d'opposer un veto à l'aventurisme occidentiste. Il fut défendu surtout par La chancelière allemande, Angela Merkel —elle en paye le prix électoral aujourd'hui— qui, contre toute attente, a été jusqu'à geler l'appartenance de son pays à l'OTAN, attitude qui paralysa de fait l'usage des bases américaines sur ce territoire, tout comme en Turquie, d'ailleurs, où le gouvernement Erdogan, selon une antique tradition, s'est rallié aux "Empires centraux". Le "couple franco-allemand" a été sérieusement mis à mal dans cette épreuve en dépit de l'unité de façade. La politique étrangère commune de l'Europe révèle son inanité face aux crises. Elle reste à redéfinir et à redéployer dans une autre direction, avec un autre personnel politique bien entendu.

—>L'investissement militaire plus que douteux contre la Libye par les forces occidentales à un moment défavorable, tant sur le plan politico-stratégique que du point de vue économique (le coût élevé et les répercussions de l'opération se font déjà sentir*(4)), retarde provisoirement d'autres affrontements potentiels, plus redoutables encore, avec l'Iran, la Syrie et leurs alliés libanais et palestiniens, que l'actuel gouvernement israélien souhaite ardemment déclencher en y impliquant ses alliés occidentistes, dont Nicolas Sarkozy est l'un  des plus acharnés. Retard qui pourrait permettre aux États visés par cette épée de Damoclès de renforcer leur dissuasion et leur réseau d'alliances au point qu'une agression à leur encontre apparaîtra trop risquée ou coûteuse. Une telle pénalité infligée aux bellicistes sera évidemment un bonus pour la paix du monde.
—>Le monde arabe, une fois de plus, a démontré sa division et son incapacité à tomber d'accord sur une position commune qui aurait exclu toute ingérence étrangère dans ses affaires internes.
    Il ne brille pas plus aujourd'hui qu'hier par son imagination ni sa volonté politique, laissant le champ libre aux pétromonarchies serviles, aux locataires des bases usaméricaines... Mais un faible espoir de renouveau s'est fait jour au Caire et à Tunis (ou Dieudonné, notons en passant, a été accueilli avec enthousiasme par une foule de jeunes-gens, juste après la chute de Ben Ali). C'est parce que le parti yankee et sionisant encore dominant au Moyen-Orient et en AFN sent le pouvoir lui échapper qu'il s'est lancé dans cette douteuse entreprise de reconquête. Gageons que la ficelle de la chasse aux tyrans est un peu grosse pour tromper les peuples, arabes et européens, bien longtemps. Une fois que l'excitation du mauvais filme Règlement de comptes à OK Morale entre Kadhazy et Sarkofy sera retombée, elle apparaîtra pour ce quelle est, et on peut souhaiter qu'elle cessera enfin de servir de corde pour nous pendre !


Patrick Keridan


(1) http://www.alterinfo.net/La-France-preparait-depuis-novembre-le-renversement-de-Kadhafi_a56701.html

(2) L'ingérence dans le conflit kosovar (1998-1999) est la plus grave erreur de la communauté internationale des 12 dernières années, a estimé dimanche l'eurodéputé Pino Arlacchi.
"La communauté internationale évite de voir les problèmes et refuse de reconnaître que le Kosovo a constitué notre plus grave erreur des 12 dernières années", a notamment déclaré M.Arlacchi dans une interview accordée à l'Agence Tanjug, alors que le monde marque le 12e anniversaire des bombardements de la Serbie par l'Otan.
"Nous avons créé un Etat mafieux et ne nous soucions que de dissimuler cette vérité", a dit l'eurodéputé.
Et d'ajouter que la situation politique au Kosovo, où prédomine le crime organisé, représentait une menace sérieuse pour l'Europe, mais aussi et surtout pour les pays de la région, notamment pour l'Albanie".
(SARAJEVO, 28 mars - RIA Novosti)

(3) http://icietmaintenant.com/videos/?p=424


(4) Chaque jour d'opération militaire menée depuis le 19 mars en Libye coûterait au budget américain la bagatelle de 100 millions de dollars, affirme la ressource Internet Market place.
Selon Daily News Journal, un peu plus d'une semaine d'intervention militaire pèse plus d'un milliard de dollars aux contribuables américains.
"Est-ce que cette intervention sert vraiment les intérêts des États-Unis?", cette question est de plus en plus présente dans les réflexions autour de "l'initiative de paix" dans laquelle Washington s'est mêlé.
NEW YORK, 27 mars - RIA Novosti

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