![]() Les États de la région comprennent peu à peu que leurs rivalités séculaires, exploitées par les grands blocs rivaux ne sont plus de mise s'ils veulent recouvrer un rôle international à la hauteur de leur puissance réelle et de leurs ambitions. Georges Malbrunot nous livre ici, avec ses réflexions personnelles, l'analyse perspicace de Xavier Houzel, expert petrolier et bon connaisseur du Moyen-Orient, sur le projet de création d'un bloc régional qui regrouperait la Turquie, la Syrie, l'Irak et l'Iran. |
Personne ne rirait d’un président français qui s’aventurerait à dire
demain en farsi, comme son illustre prédécesseur l’avait osé en Chinois
: « Vive la Perse, vive le peuple iranien ! » De même que personne ne
rie aujourd’hui de voir le chef de l’Etat français recevoir en grande
pompe son homologue chinois, l’homme devenu le plus puissant du monde,
sans évoquer les entorses de son invité aux droits de l’homme et à
celui des peuples.
Nous
devons voir le monde tel qu’il est, pour trouver la porte de sortie
honorable du dossier nucléaire dans lequel nous nous sommes embourbés.
Et accessoirement ne pas laisser aux seuls États-Unis le bénéfice de
trouver le « face saving » qui actera cette nouvelle réalité, une fois
la crise actuelle dépassée. Ainsi la France serait-elle en mesure de
reprendre sa place – je veux dire son rôle en Europe et dans le monde,
pas seulement dans l’immense région qui va de Kaboul à Istanbul.