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Études Géopolitique
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Apocalypse (nucléaire ?) now :
qui pourrait appuyer sur la détente et pourquoi...
Fidel Castro
Source : "L'origine des guerres" par Fidel Castro,
Comité Valmy, 12/07/10
ANNEXE ci-dessous : Déclaration conjointe de l’Iran, de la Turquie et du Brésil - 17 mai 2010
J’ai affirmé le 4 juillet que les
États-Unis ne céderaient pas, et l’Iran non plus : « …l’une, par
arrogance de puissants ; l’autre, par la résistance au joug et par la
capacité de combattre, comme cela est arrivé si souvent dans l’histoire de l’homme. »
Dans presque toutes les guerres, une des
parties souhaite l’éviter, et parfois les deux. En l’occurrence,
celle-ci éclatera, même si l’une de parties ne le désire pas, comme
cela arriva lors des guerres mondiales de 14-18 et de 39-45, séparées
par vingt-cinq ans à peine.
La boucherie fut effroyable. Ces guerres
n’auraient pas éclaté sans des erreurs de calculs préalables des deux
parties qui défendaient des intérêts impérialistes et croyaient pouvoir
atteindre leurs objectifs sans de si terribles coûts.
Dans le cas présent, l’une des parties défend des
intérêts nationaux absolument justes ; l’autre poursuit des visées
illégitimes et des intérêts bassement matériels.
Quand on analyse toutes les guerres qui se sont
déroulées dans les annales de l’Histoire, on constate que l’une des
parties a toujours visé ces objectifs-ci.
L’illusion qu’il soit possible de les atteindre en
l’occurrence sans la plus terrible de toutes les guerres est absolument
vaine.
Dans l’un des meilleurs articles publiés sur le site web Global Research,
le 11 avril 2010, Rick Rozoff apporte de nombreux critères
incontestables sur les visées des USA. Toute personne qui se veut bien
informée doit les connaître.
Selon cet auteur, les USA pensent qu’ « une guerre
peut être gagnée sans même avoir été lancée. Il est possible de
remporter la victoire si l’adversaire sait qu’il est vulnérable à une
attaque instantanée et non détectable, écrasante et dévastatrice, sans
qu’il puisse se défendre ou exercer des représailles ».
C’est « un pays qui aspire à rester le seul État
dans l’histoire à exercer une domination militaire complète sur terre,
dans les airs, sur les mers et dans l’espace. »
« Qui maintient et étend des bases militaires et des
troupes, des groupes de bataille formés de porte-avions et de
bombardiers stratégiques sur presque toutes les latitudes et
longitudes. Qui possède pour ce faire un budget de guerre record depuis
la fin de la Seconde Guerre mondiale : 708 milliards de dollars pour le
prochain exercice fiscal. »
« …le premier pays à avoir mis au point et utilisé des armes atomiques. »
« …les USA conservent 1 550 ogives nucléaires déjà déployées et 2 200
(ou 3 500 selon certains calculs) de plus entreposées, et une triade de
vecteurs de lancement terrestres, aériens et sous-marins ».
« Leur arsenal non nucléaire utilisé pour
neutraliser et détruire les défenses aériennes et stratégiques,
potentiellement toutes les forces militaires importantes d’autres
nations, sera constitué de missiles balistiques intercontinentaux, de
missiles balistiques adaptés pour être lancés à partir de sous-marins,
de missiles de croisière et de bombardiers hypersoniques, et de
bombardiers stratégiques « super-furtifs » non détectables par les
radars et donc capables de déjouer les défenses terrestres et
aériennes. »
Rozoff énumère les nombreuses conférences de presse,
réunions et déclarations de ces derniers mois en provenance des chefs
de l’état-major interarmes et de hauts fonctionnaires de
l’administration étasunienne.
Il explique les engagements des USA avec l’OTAN et
leur coopération renforcée avec leurs alliés du Proche-Orient,
autrement dit, en premier lieu, Israël. Il écrit :
« Les USA intensifient aussi leurs programmes de
guerre spatiale et cybernétique afin d’être en mesure de paralyser les
systèmes de surveillance et de commandement militaires, de contrôle, de
communications, d’informatique et de renseignement d’autres nations,
les laissant absolument sans défense sauf au niveau tactique le plus
élémentaire. »
Il rappelle que la Russie et les USA ont signé à
Prague, le 8 avril dernier, le nouveau Traité START qui « ne contient
aucune contrainte sur la capacité actuelle ou planifiée des USA en
matière d’attaque classique globale rapide. »
Il rapporte de nombreuses nouvelles à ce sujet et donne un exemple éloquent sur les visées des USA :
« Le département de la Défense explore actuellement
toute la gamme de technologies et de systèmes concernant la capacité
d’attaque classique globale rapide qui pourrait offrir au président des
choix plus crédibles et techniquement viables pour faire face à de
nouvelles menaces en évolution. »
Je suis d’avis qu’aucun président, voire le chef militaire le plus
expert, n’aurait pas un instant pour savoir quoi faire si les
ordinateurs ne l’avaient déjà programmé.
Rozoff, imperturbable, rappelle l’analyse faite par
Elaine Grossman sur Global Security Network dans un article intitulé «
Les essais concernant le missile d’attaque globale pourraient coûter
500 millions de dollars » :
« L’administration Obama a demandé 239,9 millions de
dollars à des fins de recherche-développement par les services
militaires d’une attaque globale instantanée pour l’exercice fiscal
2011…. Si le financement se maintient au niveau prévu dans les années à
venir, le Pentagone aura dépensé quelque 2 milliards de dollars pour
cette capacité d’attaque globale rapide d’ici la fin de l’exercice
fiscal 2015, selon les documents budgétaires soumis au Capitole ce
dernier mois. »
« Un scénario tout aussi horrifiant au sujet des
effets d’une attaque classique globale rapide, cette fois en version
maritime, est apparu voilà trois ans dans la revue Popular Mechanics :
« Un sous-marin atomique classe Ohio émerge dans le
Pacifique, attendant l’ordre de tir du président. Quand celui-ci
arrive, le sous-marin tire un missile balistique Trident-II de 65
tonnes qui atteint en deux minutes plus de 22 000 km/heure. Il s’élève
au-dessus des océans et dans l’espace extra-atmosphérique pendant des
milliers de kilomètres.
« Au sommet de sa parabole, suspendus dans l’espace,
les quatre ogives du Trident se séparent et commencent à redescendre
vers la planète.
« Les ogives, qui voyagent à près de 21 000 km/h,
sont remplies de tringles de tungstène, un métal deux fois plus
résistant que l’acier.
« Les ogives détonnent juste au-dessus de l’objectif, répandant sur la
zone des milliers de tringles, dont chacune est douze fois plus
destructrice qu’une balle calibre 50. Tout ce qui se trouve dans un
rayon de 280 m2
autour de cette tempête métallique tourbillonnante est anéanti. »
Rozoff explique ensuite la colonne écrite le 7 avril, sous le titre : «
La surprise nucléaire d’Obama », par l’ancien chef de l’état-major
interarmes russe, le général Leonid Ivashov, qui, après avoir fait
référence au discours prononcé par le président étasunien à Prague, un
an avant – « l’existence de milliers d’armes nucléaires est l’héritage
le plus dangereux de la Guerre froide » – et à sa signature de START II
dans cette même ville, le 8 avril dernier, affirme :
« L’histoire des USA durant le siècle dernier
n’offre aucun exemple que les élites étasuniennes aient fait le moindre
sacrifice pour l’humanité ou pour les peuples d’autres pays. Serait-il
dès lors réaliste d’attendre que l’arrivée à la Maison-Blanche d’un
président afro-étasunien change la philosophie politique de ce pays
traditionnellement axée sur la domination mondiale ? Ceux qui croient à
quelque chose de pareil devraient alors se demander pourquoi les USA –
le pays dont le budget militaire dépasse déjà celui de tous les autres
pays du monde réunis – continuent de dépenser des sommes d’argent
énormes pour se préparer à la guerre. »
Le général russe affirme :
« Le concept d’Attaque globale rapide implique une
frappe concentrée par des milliers d’armes classiques de précision
durant deux à quatre heures qui détruirait complètement les
infrastructures vitales du pays cible et le forcerait donc à capituler.
»
« Le concept d’Attaque globale rapide vise à
maintenir le monopole des USA dans le domaine militaire et à creuser
l’écart entre eux et le reste du monde. De pair avec le déploiement de
missiles de défense censés blinder les USA face à des frappes de
représailles russes et chinoises, l’initiative d’Attaque globale rapide
est en train de faire de Washington le dictateur mondial de l’ère
moderne. »
« Par essence, la nouvelle doctrine nucléaire est un
élément de la nouvelle stratégie de sécurité étasunienne qu’on pourrait
mieux décrire comme stratégie de l’impunité totale. Les USA dopent leur
budget militaire, lâchent les rênes de l’OTAN comme gendarme mondial et
planifient des manœuvres réelles en Iran pour tester dans la pratique
cette initiative d’Attaque globale rapide. Entretemps, Washington parle
d’un monde absolument exempt d’armes nucléaires. »
Au fond, Obama prétend leurrer le monde en parlant
d’une humanité exempte d’armes nucléaires, lesquelles seraient
remplacées par d’autres extrêmement destructrices, mais mieux adaptées
à la volonté de terroriser les dirigeants des États et de garantir
cette nouvelle stratégie d’impunité totale.
Les Yankees croient que la reddition de l’Iran est
proche. Dans ce sens, on s’attend à ce que l’Union européenne fasse
connaître son propre train de sanctions le 26 juillet.
Les 5+1 se sont réunis la dernière fois le 2
juillet, après que le président iranien Mahmud Ahmadineyad a affirmé
que « son pays reprendrait les négociations fin août avec la
participation du Brésil et de la Turquie ».
Un haut fonctionnaire de l’UE « a averti que ni le
Brésil ni la Turquie ne sera invité à ces conversations, du moins pas à
ce niveau ».
« Le ministre des Affaires étrangères iranien,
Manouchehr Mottaki, s’est déclaré partisan de défier les sanctions
internationales et de continuer d’enrichir l’uranium. »
Depuis le mardi 5 juillet où l’Union européenne a
réitéré qu’elle prendrait de nouvelles mesures, l’Iran a répondu qu’il
ne négociera pas avant septembre.
Les possibilités de vaincre cet obstacle insurmontable diminuent de jour en jour.
Ce qui va se passer est si évident qu’on peut le prévoir d’une façon quasi exacte.
Je dois de mon côté faire mon autocritique : j’ai
commis l’erreur d’affirmer dans mes Réflexion du 27 juin que le conflit
éclaterait le jeudi, le vendredi ou, au plus tard, le samedi. On savait
alors que des bâtiments de guerre israéliens naviguaient vers l’Iran
aux côtes des forces navales yankees, et que l’ordre d’arraisonner les
cargos iraniens avait déjà été donné.
Je n’ai pas fait attention, toutefois, à une étape
préalable : que l’Iran refuse concrètement l’inspection de ses cargos.
Analysant le langage tortueux de la résolution du Conseil de sécurité
imposant des sanctions à ce pays, je n’ai pas fait attention à ce
détail sans lequel le mandat de perquisition ne pouvait être pleinement
valable. C’était tout ce qu’il manquait.
Le délai de soixante jours fixé par le Conseil de
sécurité le 9 juin pour recevoir des informations sur la mise en œuvre
de sa résolution prendra fin le 8 août.
Mais il s’est passé en fait quelque chose de plus
lamentable. J’ai travaillé à partir du dernier document élaboré sur ce
thème épineux par notre ministère des Relations extérieures, lequel ne
contenait pas deux paragraphes cruciaux, les derniers de cette
Résolution, que voici :
« 36. Demande au Directeur général de l’AIEA de
présenter dans les 90 jours au Conseil des gouverneurs de l’AIEA et
parallèlement, pour examen, au Conseil de sécurité un rapport
concernant la suspension complète et durable par l’Iran de toutes les
activités mentionnées dans la résolution 1737 (2006) et l’application
par ce pays de toutes les mesures prescrites par le Conseil des
gouverneurs et des décisions énoncées dans les résolutions 1737 (2006),
1747 (2007) et 1803 (2008) et dans la présente résolution ;
« 37. Affirme qu’il examinera les mesures prises par
l’Iran au vu du rapport demandé au paragraphe 36 ci-dessus, qui doit
être présenté dans un délai de 90 jours, et : a) qu’il suspendra
l’application des mesures susmentionnées si l’Iran suspend, et aussi
longtemps qu’il suspendra, toutes les activités liées à
l’enrichissement et au retraitement, y compris la
recherche-développement, sous vérification de l’AIEA, pour ouvrir la
voie à des négociations de bonne foi permettant de parvenir rapidement
à un résultat mutuellement acceptable ; b) qu’il mettra fin aux mesures
visées aux paragraphes 3, 4, 5, 6, 7 et 12 de la résolution 1737
(2006), aux paragraphes 2, 4, 5, 6 et 7 de la résolution 1747 (2007),
aux paragraphes 3, 5, 7, 8, 9, 10 et 11 de la résolution 1803 (2008) et
aux paragraphes 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 21,
22, 23 et 24 ci-dessus dès qu’il aura constaté, après réception du
rapport visé au paragraphe précédent, que l’Iran respecte pleinement
les obligations que lui imposent ses résolutions pertinentes et se
conforme aux exigences du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, et que
celui-ci l’aura confirmé ; c) que, au cas où il ressortirait du rapport
demandé au paragraphe 36 ci-dessus que l’Iran n’a pas appliqué les
dispositions des résolutions 1737 (2006), 1747 (2007) et 1803 (2008) et
de la présente résolution, il adoptera, en vertu de l’Article 41 du
Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, toutes autres mesures qui
pourraient être requises pour persuader l’Iran de se conformer à ces
résolutions et aux exigences de l’AIEA, et souligne que de nouvelles
décisions devront être prises si de telles mesures additionnelles
s’avéraient nécessaires… »
Un compagnon du ministère, sans doute épuisé par le
travail de nombreuses heures consistant à faire des copies de tous les
documents, s’est endormi. Si j’ai pu découvrir cet oubli, c’est parce
que je désirais avoir toute l’information possible et échanger des vues
sur ces questions délicates.
À mon avis, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont dit leur dernier mot. Deux puissants États dotés
d’autorité et de prestige n’ont pas exercé leur droit de veto pour
bloquer cette résolution perfide de l’ONU. C’était pourtant là la seule
possibilité de gagner du temps à la recherche d’une formule pour sauver
la paix, un objectif qui leur aurait procuré plus d’autorité pour
continuer de se battre en sa faveur.
Aujourd’hui, tout pend d’un mince fil.
J’ai cherché avant tout à mettre en garde l’opinion publique internationale sur le cours des événements.
J’y suis arrivé en partie en observant ce qu’il se
passait, en ma qualité de dirigeant politique qui a affronté de longues
années l’Empire, ses blocus et ses crimes inqualifiables. Mais je ne le
fais par esprit de vengeance.
Je n’hésite pas à courir le risque de compromettre ma modeste autorité morale.
Je continuerai d’écrire plusieurs autres Réflexions
sur ce point en juillet et en août pour aller plus loin, sauf incident
qui déclenche les armes meurtrières braquées les unes sur les autres.
***
J’ai beaucoup apprécié les derniers matchs de la
Coupe du monde de football et les matchs de volley-ball de la Ligue
mondiale où notre courageuse équipe s’est qualifiée à la tête de son
groupe.
Fidel Castro Ruz
Le 11 juillet 2010, 20 h 14
ANNEXE
Déclaration conjointe de l’Iran, de la Turquie et du Brésil - 17 mai 2010
Ministère des Relations extérieures de la République Islamique d'Iran
Service de presse du cabinet
Communiqué de presse nº 310
17 mai 2010
Après s’être réunis à Téhéran le 17 mai, les mandataires mentionnés ci-dessous ont fait la déclaration suivante :
1. Nous réaffirmons notre engagement pour le Traité de
non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et, selon les articles
concernant le TNP, nous
rappelons le droit de tous les Etats-membres, y
compris la République islamique d’Iran, de développer la recherche, la
production et l’utilisation de l’énergie nucléaire (ainsi que le cycle
de combustible nucléaire comprenant les activités d’enrichissement) à
des fins pacifiques, sans distinction.
2. Nous exprimons notre forte conviction que nous avons maintenant
l’opportunité d’initier un processus prospectif, qui créera un climat
positif, constructif, non conflictuel, conduisant à une ère
d’interaction et de coopération.
3. Nous sommes certains que l’échange de combustible nucléaire est un
instrument pour initier la coopération dans différents domaines,
particulièrement dans la coopération nucléaire pacifique, qui inclut la
construction d’usines nucléaires et de réacteurs de recherche.
4. Sur cette base, l’échange de combustible nucléaire est un point de
départ pour le début de la coopération et un pas positif et constructif
entre les nations. Ce pas doit amener à une interaction positive et à
une coopération dans le domaine des activités nucléaires pacifiques, en
remplaçant et en évitant tout type de conflit, en s’abstenant de
mesures, actions et déclarations rhétoriques qui puissent porter
préjudice aux droits et obligations de l’Iran au sein du TNP.
5. Sur la base de ce qui précède, de façon à faciliter la coopération
nucléaire mentionnée ci-dessus, la République islamique d’Iran est
d’accord pour envoyer 1200 kilos d’uranium faiblement enrichi (LEU) en
Turquie. Pendant le temps qu’il demeurera en Turquie, cet uranium
restera la propriété de l’Iran. L’Iran et l’AIEA pourront se placer en
tant qu’observateurs afin de surveiller la garde de l’uranium en
Turquie.
6. L’Iran communiquera son accord à l’AIEA par écrit, officiellement,
comme il est cité ci-dessus, dans un délai de sept jours après la
déclaration. Quand le groupe de Vienne (Etats-Unis, Russie, France et
AIEA) donnera une réponse positive, d’autres détails sur l’échange
seront élaborés par le biais d’un accord écrit et d’arrangements
appropriés entre l’Iran et le groupe de Vienne qui s’engagera plus
précisément à livrer les 120 kg de combustible nécessaires au réacteur
de recherche de Téhéran.
7. Lorsque le groupe de Vienne manifestera son accord avec cette
mesure, les deux parties mettront en œuvre l’accord prévu au paragraphe
6. La République islamique d’Iran a déclaré être prête – conformément à
l’accord – à déposer son uranium faiblement enrichi (LEU) d’ici un
mois. Sur la base de ce même accord, le groupe de Vienne doit livrer
120 kg du combustible nécessaire au réacteur de recherche de Téhéran
dans un délai maximum d’un an.
8. Si les clauses de cette déclaration ne sont pas respectées, la
Turquie, à la demande de l’Iran, rendra rapidement et sans réserve
l’uranium faiblement enrichi (LEU) à l’Iran.
9. La Turquie et le Brésil ont salué la disposition continue de la
République islamique d’Iran à engager le dialogue avec les pays P5+1 en
tout lieu, y compris en Turquie et au Brésil, sur les préoccupations
communes ayant pour base des engagements collectifs et en accord avec
les points communs de leurs propositions.
10. La Turquie et le Brésil ont apprécié l’engagement iranien envers le
TNP et son rôle constructif dans la recherche de la réalisation des
droits dans le domaine nucléaire des Etats-membres. La République
islamique d’Iran a apprécié les efforts constructifs des pays amis, la
Turquie et le Brésil, dans la création d’un environnement propice à la
réalisation des droits de l’Iran dans le domaine nucléaire.
Manucher Mottaki
Ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran
Ahmet Davutoğlu
Ministre des Affaires étrangères de la République de Turquie
Celso Amorim
Ministre des Relations extérieures de la République fédérative du Brésil

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