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Le
déclin de l'hyper-puissance états-unienne est passé du stade de
l'hypothèse, voici à peine une décennie lorsque des "experts" osaient
encore affirmer que le XXIe siècle
serait un siècle américain, à celui de la certitude. La crise
financière et économique qui s'est brutalement accélérée en 2008,
n'est que l'un des indices de cette chute. Un autre, plus important
sans doute, est l'enlisement stratégique sur tous les fronts ouverts
par les États-Unis et leurs alliés, de la Palestine à l'Asie centrale
sous prétexte de combattre le terrorisme. Certes, ils garderont encore
longtemps de gigantesques bases ça et là dans les territoires occupés
mais le repli est amorçé et, au milieu de populations de plus en plus
hostiles, on voit mal à quoi peuvent servir des troupes emmurées dans
leurs forteresses. Comme leurs prédécesseurs en croisades, ils partiront
ou périront. Un baromètre fiable en la matière est l'état des opinions
publiques. Et nulle part en Occident on trouve aujourd'hui une majorité
de défenseurs de ces guerres coûteuses et sanglantes dont on perçoit
chaque jour un peu moins le bien-fondé. Autre signe qui ne trompe pas :
non seulement les États récalcitrants à l'hégémonie atlantiste (comme
le Venezuela ou l'Iran) tiennent remarquablement le coup face aux
manœuvres cherchant à les destabiliser, mais voilà que des alliés
fiables comme la Turquie (membre de l'OTAN) et l'Égypte prennent des
initiatives qui les éloignent de l'alliance "usraélienne" au
Moyen-Orient et les rapprochent sensiblement de l'archi-ennemi iranien,
au moment même où des sanctions internationales sont imposées à ce
grand pays résistant. Certes, les États-Unis détiennent encore la préséance en matière d'armements de pointe et de haute technologie informatique. Mais leurs adversaires, sans prétendre les rattraper, s'équippent de façon à devenir plus difficiles à écraser. La Chine inquiète par le nombre impressionnants de sous-marins sortant de ses usines et par les missiles anti-navires —capables de couler les porte-avions—en préparation. La guerre asymétrique montre toute son efficacité en Irak et en Afghanistan : leçon retenue par l'Iran, seul pays de la région capable de placer des satellites en orbite. L'économiste Hevé Juvin dresse un bilan convaincant de cet inéluctable retournement dans son livre Le renversement du monde c.f. realpolitik.tv ). À propos de l'Iran : une guerre a failli être lancée contre la République islamique. Washington n'y a pas officiellement renoncé, mais un tel conflit serait extrêmement risqué dans les circonstances actuelles. Seuls les néo-conservateurs au pouvoir à Tel-Aviv et toujours très influents à Washington font pression dans ce sens. Mais en contrepartie, ils ne donnent rien. Les actuelles négociations sur le sort de la malheureuse Palestine n'avancent pas. Au contraire, la colonisation illégale se prépare à reprendre à tout moment. L'emprisonnement des Palestiniens dans leur propre patrie reste une réalité quotidienne de moins en moins justifiable, même chez le grand allié US. D'où l'interrogation : jusqu'à quand les USA sont-ils prêt à payer le prix exorbitant de leur soutien inconditionnel à Israël sans contrepartie réelle ? Question taboue pour qui connaît la capacité de nuisance du petit État gâté ! L'ONU vient de publier un rapport qui accuse nettement Israël de crimes lors de son attaque de la flotille de paix vers Gaza en juin dernier (c.f. altermedia.info). À la Maison Blanche on refuse tout commentaire : il ne faut gêner en rien les négociations israélo-palestiniennes... Obama n'a-t-il pas promis des avancées significatives d'ici la fin de cette année ? Oui, mais rien n'avance... Dans un tel contexte, le mouvement de personnel qui se produit en ce moment dans les couloirs de Washington, le départ simultané de trois éminents conseillers du président connu pour leur proximité affective avec Israël, peut signifier que quelque chose de très important se prépare. Un événement au moins aussi grave que le 11 septembre 2001... Pure spéculation ou pronostics avisés ? L'attente d'une réponse, en tout cas, est passionnante et l'auteur de cet article, l'écrivain-journaliste Mark Glenn, construit l'intrigue de son récit comme un suspense hitchcockien qui tient le spectateur en haleine jusqu'au terrifiant dénouement... |

politique
a été secoué d’entendre coup
sur coup – littéralement à moins de deux jours d’intervalle – que deux
collègues d’Emmanuel, à savoir David Axelrod (principal conseiller
politique d’Obama) et Larry Summers (premier conseiller en matière
économique) annoncer qu’ils quittaient eux aussi l’exécutif. Le fait
que ces annonces soient intervenues à un tel rythme indique non
seulement une coordination entre tous les acteurs concernés, mais aussi
la forme de coordination la plus détestable qui soit, à savoir la
collusion. Il faut aussi ajouter que tant Axelrod que Summers, bien que
se trouvant assurément à des positions ne leur assurant certainement
pas une « vue d’aigle » aussi avantageuse pour Israël que celle
d’Emmanuel, étaient à des postes d’écoute importants vis-à-vis des
travaux internes de la Maison Blanche d’Obama et que, partant, leur
absence doit représenter, elle aussi, une grande perte pour l’État juif
en termes de renseignement humain.