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Études  Métapolitique Sommaire

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L’IMMIGRATION GÉNÉRALISÉE EST UNE DIALECTIQUE DE MYSTIFICATION QUI ORGANISE PARTOUT L’ EXTENSION DU DÉ-RACINER DE L’ÊTRE DE L’HOMME POUR ACCÉLÉRER LA DÉS-HUMANISATION CAPITALISTE DE LA VIE…


Gustave Lefrançais*

*L’Internationale,  Critique de la Société de l’Indistinction

    La dynamique historique de l’avoir qui a détruit les communautés traditionnelles de l’être pour asservir le paysan à l’argent puis pour jeter ce dernier dés lors qu’elle l’avait ruiné sur les routes ouvrières de  la concentration urbaine et usinière, se définit d’abord comme tyrannie de l’horreur mercantile en ce qu’elle  anéantit toutes les harmonies qui lient  le plaisir de l’homme aux rayonnements de la terre et aux jouissances cosmiques de l’humus primordial.
    Pour la dictature démocratique du marché, l'homme n’est rien d’autre qu’une unité asservie de production inter-changeable et la seule chose dés lors qui lui importe c’est que le libre prix de l’asservissement au travail soit le plus avantageux possible. La tradition communiste des luttes de classes pour re-faire vivre l’être de l’homme contre l’impérialisme du despotisme du quantitatif ( qu’il soit libéral, social-démocrate ou bolchévique !), est donc là une réaction radicale à l’opposé de toutes les formes d'aliénation et ce, en premier lieu, contre l’arrachement civilisationnel de la modernité  qui coupe les hommes de la souche historique et sensuelle de leur authenticité véridique.
    La gauche et l’extrême gauche du Capital en tant qu’avant-gardes du progrès de la raison mercantile, sont là les meilleurs serviteurs du melting-pot mondialiste qui aspire à créer cet homme hors-sol, abruti, nomade et vagabond qui n’a plus pour seul repère que les grandes surfaces spectaculaires de la possession, là où l’existence se mesure exclusivement à l’aune des calculs du fétichisme marchand, de l’errance narcissique et du coloriage stupide  de la vie fausse.
    L'immigration se révèle ici comme une stratégie capitaliste de vaste envergure qui vise fondamentalement à disloquer la spontanéité historique des solidarités prolétaires naturelles en hétérogénéisant le substrat de la réalité du sentir et du ressentir ouvriers. De la sorte, l'immigration est toujours l’expression de la contre-révolution du capital car elle permet avant tout de dé-manteler la combativité ouvrière en dés-articulant l’identité de ce qui structure les cohésions et les immanences de l’éco-système de sa longue durée.
    Une classe sociale qui est dépouillée progressivement de son homogénéité constitutive, de ses souvenances  oppositionnelles et qui perd de vue l’imaginaire et la mémoire  commune de ses radicalités potentielles est bien entendu condamnée à être éclatée, absorbée et digérée par les vents dominants de l’histoire crétinisante de la marchandise. Les contestations ouvrières massives et perdurantes, comme celle des sidérurgistes lorrains en 1979, ne sont plus possibles désormais, non seulement parce que leur matérialité sociale a été anéantie, mais parce que les substances comparables de colère ouvrière ont été systématiquement rompues et dispersées.
    L'immigration a été ici une arme particulièrement préjudiciable et pernicieuse, savamment utilisée par la classe capitaliste, pour diluer et dissiper l'esprit de résistance et de subversion de la classe ouvrière. La gauche et l’extrême gauche du capital et leur obsession pour l’hystérie immigrationniste ont constitué là l’un des plus grands vecteurs opératoires de ce dont avait besoin le despotisme de la modernisation mercantiliste pour court-circuiter les risques de développement de la lutte des classes…La droite comme voiture-balai de toutes les découvertes mises en chantier par les laboratoires de recherche capitaliste inventés par la gauche vient là conclure en une sainte-alliance de mensonge triomphant tous les truquages, maquillages et falsifications nécessaires à l’obligation de métissage telle qu’affirmée par Sarkozy à Palaiseau le 17 décembre 2008, et ce en prolongement de tous les dogmes ataliens et strauss-kahniens de défense et illustration du gouvernement du spectacle mondial.
    La pratique économique qui consiste à utiliser lourdement de la main-d'oeuvre sans racines et sans réserve ( comme disait Marx !) a prioritairement pour fonction de casser les reins à toute résistance ouvrière naturelle d’envergure et permet ainsi au capital international de faire circuler sa matière aliénatoire sans risque de révolte majeure. Les flics gauchistes qui ont fait du « sans-papier » l’icône première de leur logorrhée de rénovation capitaliste  constituent donc en fait le premier « bras idéologique armé » du MEDEF, qui entend bien éliminer l’insubordination ouvrière et l’héritage communard en liquidant le patrimoine des insoumissions historiques européennes.
    Par l'immigration, le capital désagrège et mutile ainsi les champs de perception qui pourraient permettre la remise en cause de la trame du pouvoir de son pouvoir. Le but du regroupement familial intervenu en même temps que la légalisation de l’avortement et la généralisation de la contraception a donc été clairement, de procéder à une trans-formation monumentale du territoire démographique de l’espace de la sur-vie capitaliste. En important massivement dans les banlieues européennes, des hommes et des femmes issus d’un monde où la conscience immobile et soumise est la règle d’un espace-temps statique sans culture critique et sans passé de vérité subversive, on s’est très clairement essayé de briser la conscience de classe de la vieille ancestralité ouvrière des dynamiques européennes du révolutionnable in-cessant.
    Aujourd'hui, les faunes urbaines de l’économie souterraine qui brûlent rituellement des voitures ne sont pas des enfants d'ouvriers en révolte qui se battent par haine de la marchandise, mais des paumés incultes adorateurs du fric, de ses modes insanes et de toutes ses grossières insipidités…Bien loin d’êtres des persécutés en rupture, ce sont les enfants chéris du système de la discrimination positive de l’anti-subversif, les talismans médiatiques de l’ordre capitaliste à révérer, bref ce que Marx désignait sous le terme de lumpenprolétariat : cette « masse strictement différenciée du prolétariat industriel recrutée dans les bas fonds, voleurs et criminels de toutes sortes, vivant en marge de la société, des gens sans travail défini, sans foi ni loi » et qui sont bien sûr toujours les meilleurs alliés de l’Etat lorsqu’il s’agit de livrer combat à la véritable désobéissance prolétarienne.
    De la sorte, si souvent l’immigré italien ou espagnol des années trente parlait de Marx et de Bakounine et avait capacité à entrevoir la possibilité d’une révolution sociale qui éliminerait le totalitarisme de l’argent, l’immigré du Sud des temps présents ne peut savoir qu’il est possible d’entrevoir un monde débarrassé de l’économie politique des mensonges du pouvoir… Il peut éventuellement travailler au noir en espérant sa régularisation. Il peut aussi peut-être trafiquer à La Courneuve ou bien besogner honnêtement comme docile ouvrier du bâtiment en espérant que sa fille soit demain une cadre reconnue grâce à la charte de la diversité. Mais il est historiquement certain qu’il se trouve en incapacité de percevoir ce que peut effectivementement signifier l’expérience sociale de la radicalité de combat qui fit la spécificité de la Commune de Paris…Et c’est bien pour cela d’ailleurs que Laurence Parisot qui méprise le vieux prolo archaïque est en revanche une adepte forcenée et amoureuse de ce grand mélange obligatoire qui a pour premier objet d’évacuer la vieille contestation ouvrière propre à la mémoire insurrectionnelle de la souche communiste de la conscience européenne.
    Contre l’ensembles des fractions capitalistes qui de l’extrême droite à l’extrême gauche, entendent maintenir l’ordre de la marchandise, il convient de rappeler la nécessité ontologique de faire jaillir la communauté de l’être pour voir émerger un monde humain débarrassé définitivement des songes et mensonges de l’errement dans le spectacle de l’avoir…Contre la déportation marchande trans-continentale qui jette l’homme sur les routes égarantes de la désolation, de la souffrance et de la réification, il faut rappeler l’urgence du combat à mener ici et maintenant pour vivre en chaque terre de la planète,  la Commune  du produire pour les besoins humains enfin émancipés de l’asservissement au solvable… Et à ce titre et en cette heure où l’idolâtrie  des minorités visibles est devenue l’un des plus grands totems et tabous de la mystification du temps contemporain, il n’est pas inutile d’évoquer certains principes élémentaires de l’émancipation humaine et de redonner à lire quelques extraits de textes fondamentaux qui précisent en quoi le commerce de la contre-révolution qui se masque toujours sous les oripeaux de l’humanitaire factice, est bien aujourd’hui centralement axé sur le développement commercial des mirages de  l’immigration.

                                     

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    « Si l'accumulation, le progrès de la richesse sur la base capitaliste, produit donc nécessairement une surpopulation ouvrière, celle-ci devient à son tour le levier le plus puissant de l'accumulation, une condition d'existence de la production capitaliste dans son état de développement intégral. Elle forme une armée de réserve industrielle qui appartient au capital d'une manière aussi absolue que s'il l'avait élevée et disciplinée à ses propres frais. Elle fournit à ses besoins de valorisation flottants, et, indépendamment de l'accroissement naturel de la population, la matière humaine toujours exploitable et toujours disponible…C'est seulement sous le régime de la grande industrie que la production d'un superflu de population devient un ressort régulier de la production des richesses…
    …Si ce régime dote le capital social d'une force d'expansion soudaine, d'une élasticité merveilleuse, c'est que, sous l'aiguillon de chances favorables, le crédit fait affluer à la production des masses extraordinaires de la richesse sociale croissante, de nouveaux capitaux dont les possesseurs, impatients de les faire valoir, guettent sans cesse le moment opportun; c'est, d'un autre côté, que les ressorts techniques de la grande industrie permettent, et de convertir soudainement en moyens de production supplémentaires un énorme surcroît de produits, et de transporter plus rapidement les marchandises d'un coin du monde à l'autre. Si le bas prix de ces marchandises leur fait d'abord ouvrir de nouveaux débouchés et dilate les anciens, leur surabondance vient peu à peu resserrer le marché général jusqu'au point où elles en sont brusquement rejetées. Les vicissitudes commerciales arrivent ainsi à se combiner avec les mouvements alternatifs du capital social qui, dans le cours de son accumulation, tantôt subit des révolutions dans sa composition, tantôt s'accroît sur la base technique une fois acquise. Toutes ces influences concourent à provoquer des expansions et des contractions soudaines de l'échelle de la production.
    L'expansion de la production par des mouvements saccadés est la cause première de sa contraction subite; celle-ci, il est vrai, provoque à son tour celle-là, mais l'expansion exorbitante de la production, qui forme le point de départ, serait-elle possible sans une armée de réserve aux ordres du capital, sans un surcroît de travailleurs indépendant de l'accroissement naturel de la population ? Ce surcroît s'obtient à l'aide d'un procédé bien simple et qui tous les jours jette des ouvriers sur le pavé, à savoir l'application de méthodes qui, rendant le travail plus productif, en diminuent la demande. La conversion, toujours renouvelée, d'une partie de la classe ouvrière en autant de bras à demi occupés ou tout à fait désœuvrés, imprime donc au mouvement de l'industrie moderne sa forme typique.
    Comme les corps célestes une fois lancés dans leurs orbes les décrivent pour un temps indéfini, de même la production sociale une fois jetée dans ce mouvement alternatif d'expansion et de contraction le répète par une nécessité mécanique. Les effets deviennent causes à leur tour, et des péripéties, d'abord irrégulières et en apparence accidentelles, affectent de plus en plus la forme d'une périodicité normale. Mais c'est seulement de l'époque où l'industrie mécanique, ayant jeté des racines assez profondes, exerça une influence prépondérante sur toute la production nationale; où, grâce à elle, le commerce étranger commença à primer le commerce intérieur; où le marché universel s'annexa successivement de vastes terrains au Nouveau Monde, en Asie et en Australie; où enfin les nations industrielles entrant en lice furent devenues assez nombreuses, c'est de cette époque seulement que datent les cycles renaissants dont les phases successives embrassent des années et qui aboutissent toujours à une crise générale, fin d'un cycle et point de départ d'un autre…
    Quand la périodicité des vicissitudes industrielles sauta aux yeux de tout le monde, il se trouva aussi des économistes prêts à avouer que le capital ne saurait se passer de son armée de réserve, formée par l'infima plebs des surnuméraires…
    Le progrès industriel, qui suit la marche de l'accumulation, non seulement réduit de plus en plus le nombre des ouvriers nécessaires pour mettre en œuvre une masse croissante de moyens de production, il augmente en même temps la quantité de travail que l'ouvrier individuel doit fournir. A mesure qu'il développe les pouvoirs productifs du travail et fait donc tirer plus de produits de moins de travail, le système capitaliste développe aussi les moyens de tirer plus de travail du salarié, soit en prolongeant sa journée, soit en rendant son labeur plus intense, ou encore d’augmenter en apparence le nombre des travailleurs employés en remplaçant une force supérieure et plus chère par plusieurs forces inférieures et à bon marché, l'homme par la femme, l'adulte par l'adolescent et l'enfant, un Yankee par trois Chinois. Voilà autant de méthodes pour diminuer la demande de travail et en rendre l'offre surabondante, en un mot, pour fabriquer des surnuméraires… »


Le Capital - Livre premier, VII° section, Chapitre XXV


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    « Le citoyen Jung annonça que les menuisiers de Newcastle étaient en grève pour la journée de neuf heures et que les patrons avaient fait venir des ouvriers de Belgique et essayaient d'en recruter de nouveaux.
Il fut aussitôt décidé de se mettre en relation avec la Section belge en vue d'arrêter l’immigration d’ouvriers belges. »

    Procès‑verbal (rédigé par Marx), de la séance du Conseil Général de L’Association Internationale des Travailleurs du 13 juin 1871.

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       « La barbarie banlieusarde n’est que la banlieue de la barbarie centrale. Les banquiers cultivés et courtois qui circulent au sommet de l’État et les caïds analphabètes et vulgaires qui rôdent au pied des « cités » ont ceci de commun qu’ils sont tous des professionnels de  l’appropriation.
        Les premiers venant d’ailleurs toujours embaucher les seconds pour protéger le monde de la possession lorsque la colère issue du salariat en arrive au point où elle s’organise comme mouvement d’inacceptation radicale de l’indistinction marchande.
        Dans l’ordre supérieur de la dictature démocratique de l’indistinct, il y a longtemps que s’est opérée la jonction voluptueuse entre l’argent propre et l’argent sale afin que puisse s’articuler la grande concentration qui universalise l’adéquation entre le spectacle de l’industrie et l’industrie du spectacle.
       On commet une lourde erreur lorsque l’on croit que la dynamique de l’argent propre et celle de l’argent sale auraient entre elles quelque incompatibilité fondamentale puisqu’en fait aucun antagonisme ne les oppose quant à l’essentiel et que bien au contraire à l’heure de la domination totale de la marchandise, le structurant des maffia du sale est devenu le paradigme d’indistinction de toutes les grandes références ( bancaires, scientifiques, immobilières, sportives, médicales, éditoriales…) du commerce dit propre…
        …Mai 68, avant d’être le pitoyable carnaval estudiantin de révolution capitaliste des mœurs qui permit la modernisation marchande de l’oppression sociale, fut d’abord la dernière grande grève généralisée du salariat européen qui sut s’opposer relativement distinctement aux chiens de garde politiques et syndicaux du système de l’aliénation.

       On comprend dés lors que le patronat et l’État ait systématiquement décidé pour les années qui suivirent d’importer du salariat paisible et crédule d’outre Méditerrannée  pour faire notamment tourner tranquillement les usines automobiles puisque les grèves même dures que ce secteur connut ultérieurement n’eurent jamais d’autre objet que d’améliorer la misère de la servitude salariale…

       Quant à la terrifiante question obsédante qui concerne l’Europe - cœur de la subversion radicale depuis des siècles -, elle est toute entière là : de quelle manière éliminer durablement le risque de secousse géo-sociale critique pour l’avenir ? Le développement actuel du fétichisme de la marchandise y a répondu explicitement il y a déjà longtemps lorsque le Président Pompidou a expliqué que « l’immigration est un moyen de créer une détente sur le marché du travail et de résister à la pression sociale ».

       C’est pour obtenir une population toujours plus identique à elle-même que l’indistinction spectaculaire marchande a ainsi aujourd’hui fait de l’immigration extra-européenne le levier stratégique de son combat contre toute résistance critique du salariat. Et - par delà les distances culturelles et géographiques - quoi de plus proche assurément, de la temporalité arrêté de la marchandise que le temps immobile des sociétés afro-islamiques ou orientales ?

    Ainsi l’espace libre de la dictature démographique de l’indistinction marchande modifie t-il la circulation des marchandises humaines pour reconstuire la réalité de son espace salarial. Tout est ainsi remodelé pour l’absolue prépondérance d’une paisible irréversibilité du temps de la possession indifférenciée et ce de telle sorte que s’efface toute distinction radicale de l’être voulant  révolutionner la temporalité… »

L’Internationale,  Critique de la Société de l’Indistinction




 

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Capturé par MemoWeb à partir de http://esprit-europeen.fr/etudes_metapo_argoaz1.htm.htm le 16/11/2005