L’IMMIGRATION GÉNÉRALISÉE EST UNE DIALECTIQUE DE MYSTIFICATION QUI
ORGANISE PARTOUT L’ EXTENSION DU DÉ-RACINER DE
L’ÊTRE DE L’HOMME POUR ACCÉLÉRER LA
DÉS-HUMANISATION CAPITALISTE DE LA VIE…
La dynamique historique de l’avoir qui a détruit les
communautés traditionnelles de l’être pour asservir
le paysan à l’argent puis pour jeter ce dernier dés
lors qu’elle l’avait ruiné sur les routes
ouvrières de la concentration urbaine et usinière,
se définit d’abord comme tyrannie de l’horreur
mercantile en ce qu’elle anéantit toutes les
harmonies qui lient le plaisir de l’homme aux rayonnements
de la terre et aux jouissances cosmiques de l’humus primordial.
Pour la dictature démocratique du
marché, l'homme n’est rien d’autre qu’une
unité asservie de production inter-changeable et la seule chose
dés lors qui lui importe c’est que le libre prix de
l’asservissement au travail soit le plus avantageux possible. La
tradition communiste des luttes de classes pour re-faire vivre
l’être de l’homme contre l’impérialisme
du despotisme du quantitatif ( qu’il soit libéral,
social-démocrate ou bolchévique !), est donc
là une réaction radicale à l’opposé
de toutes les formes d'aliénation et ce, en premier lieu, contre
l’arrachement civilisationnel de la modernité qui
coupe les hommes de la souche historique et sensuelle de leur
authenticité véridique.
La gauche et l’extrême gauche du Capital
en tant qu’avant-gardes du progrès de la raison
mercantile, sont là les meilleurs serviteurs du melting-pot
mondialiste qui aspire à créer cet homme hors-sol,
abruti, nomade et vagabond qui n’a plus pour seul repère
que les grandes surfaces spectaculaires de la possession, là
où l’existence se mesure exclusivement à
l’aune des calculs du fétichisme marchand, de
l’errance narcissique et du coloriage stupide de la vie
fausse.
L'immigration se révèle ici comme une
stratégie capitaliste de vaste envergure qui vise
fondamentalement à disloquer la spontanéité
historique des solidarités prolétaires naturelles en
hétérogénéisant le substrat de la
réalité du sentir et du ressentir ouvriers. De la sorte,
l'immigration est toujours l’expression de la
contre-révolution du capital car elle permet avant tout de
dé-manteler la combativité ouvrière en
dés-articulant l’identité de ce qui structure les
cohésions et les immanences de l’éco-système
de sa longue durée.
Une classe sociale qui est dépouillée
progressivement de son homogénéité constitutive,
de ses souvenances oppositionnelles et qui perd de vue
l’imaginaire et la mémoire commune de ses
radicalités potentielles est bien entendu condamnée
à être éclatée, absorbée et
digérée par les vents dominants de l’histoire
crétinisante de la marchandise. Les contestations
ouvrières massives et perdurantes, comme celle des
sidérurgistes lorrains en 1979, ne sont plus possibles
désormais, non seulement parce que leur
matérialité sociale a été anéantie,
mais parce que les substances comparables de colère
ouvrière ont été systématiquement rompues
et dispersées.
L'immigration a été ici une arme
particulièrement préjudiciable et pernicieuse, savamment
utilisée par la classe capitaliste, pour diluer et dissiper
l'esprit de résistance et de subversion de la classe
ouvrière. La gauche et l’extrême gauche du capital
et leur obsession pour l’hystérie immigrationniste ont
constitué là l’un des plus grands vecteurs
opératoires de ce dont avait besoin le despotisme de la
modernisation mercantiliste pour court-circuiter les risques de
développement de la lutte des classes…La droite comme
voiture-balai de toutes les découvertes mises en chantier par
les laboratoires de recherche capitaliste inventés par la gauche
vient là conclure en une sainte-alliance de mensonge triomphant
tous les truquages, maquillages et falsifications nécessaires
à l’obligation de métissage telle
qu’affirmée par Sarkozy à Palaiseau le 17
décembre 2008, et ce en prolongement de tous les dogmes ataliens
et strauss-kahniens de défense et illustration du gouvernement
du spectacle mondial.
La pratique économique qui consiste à
utiliser lourdement de la main-d'oeuvre sans racines et sans
réserve ( comme disait Marx !) a prioritairement pour
fonction de casser les reins à toute résistance
ouvrière naturelle d’envergure et permet ainsi au capital
international de faire circuler sa matière aliénatoire
sans risque de révolte majeure. Les flics gauchistes qui ont
fait du « sans-papier » l’icône
première de leur logorrhée de rénovation
capitaliste constituent donc en fait le premier « bras
idéologique armé » du MEDEF, qui entend bien
éliminer l’insubordination ouvrière et
l’héritage communard en liquidant le patrimoine des
insoumissions historiques européennes.
Par l'immigration, le capital
désagrège et mutile ainsi les champs de perception qui
pourraient permettre la remise en cause de la trame du pouvoir de son
pouvoir. Le but du regroupement familial intervenu en même temps
que la légalisation de l’avortement et la
généralisation de la contraception a donc
été clairement, de procéder à une
trans-formation monumentale du territoire démographique de
l’espace de la sur-vie capitaliste. En important massivement dans
les banlieues européennes, des hommes et des femmes issus
d’un monde où la conscience immobile et soumise est la
règle d’un espace-temps statique sans culture critique et
sans passé de vérité subversive, on s’est
très clairement essayé de briser la conscience de classe
de la vieille ancestralité ouvrière des dynamiques
européennes du révolutionnable in-cessant.
Aujourd'hui, les faunes urbaines de
l’économie souterraine qui brûlent rituellement des
voitures ne sont pas des enfants d'ouvriers en révolte qui se
battent par haine de la marchandise, mais des paumés incultes
adorateurs du fric, de ses modes insanes et de toutes ses
grossières insipidités…Bien loin
d’êtres des persécutés en rupture, ce sont
les enfants chéris du système de la discrimination
positive de l’anti-subversif, les talismans médiatiques de
l’ordre capitaliste à révérer, bref ce que
Marx désignait sous le terme de lumpenprolétariat :
cette « masse strictement différenciée du
prolétariat industriel recrutée dans les bas fonds,
voleurs et criminels de toutes sortes, vivant en marge de la
société, des gens sans travail défini, sans foi ni
loi » et qui sont bien sûr toujours les meilleurs
alliés de l’Etat lorsqu’il s’agit de livrer
combat à la véritable désobéissance
prolétarienne. 
De la sorte, si souvent l’immigré
italien ou espagnol des années trente parlait de Marx et de
Bakounine et avait capacité à entrevoir la
possibilité d’une révolution sociale qui
éliminerait le totalitarisme de l’argent,
l’immigré du Sud des temps présents ne peut savoir
qu’il est possible d’entrevoir un monde
débarrassé de l’économie politique des
mensonges du pouvoir… Il peut éventuellement travailler
au noir en espérant sa régularisation. Il peut aussi
peut-être trafiquer à La Courneuve ou bien besogner
honnêtement comme docile ouvrier du bâtiment en
espérant que sa fille soit demain une cadre reconnue grâce
à la charte de la diversité. Mais il est historiquement
certain qu’il se trouve en incapacité de percevoir ce que
peut effectivementement signifier l’expérience sociale de
la radicalité de combat qui fit la spécificité de
la Commune de Paris…Et c’est bien pour cela
d’ailleurs que Laurence Parisot qui méprise le vieux prolo
archaïque est en revanche une adepte forcenée et amoureuse
de ce grand mélange obligatoire qui a pour premier objet
d’évacuer la vieille contestation ouvrière propre
à la mémoire insurrectionnelle de la souche communiste de
la conscience européenne.
Contre l’ensembles des fractions capitalistes
qui de l’extrême droite à l’extrême
gauche, entendent maintenir l’ordre de la marchandise, il
convient de rappeler la nécessité ontologique de faire
jaillir la communauté de l’être pour voir
émerger un monde humain débarrassé
définitivement des songes et mensonges de l’errement dans
le spectacle de l’avoir…Contre la déportation
marchande trans-continentale qui jette l’homme sur les routes
égarantes de la désolation, de la souffrance et de la
réification, il faut rappeler l’urgence du combat à
mener ici et maintenant pour vivre en chaque terre de la
planète, la Commune du produire pour les besoins
humains enfin émancipés de l’asservissement au
solvable… Et à ce titre et en cette heure où
l’idolâtrie des minorités visibles est devenue
l’un des plus grands totems et tabous de la mystification du
temps contemporain, il n’est pas inutile d’évoquer
certains principes élémentaires de
l’émancipation humaine et de redonner à lire
quelques extraits de textes fondamentaux qui précisent en quoi
le commerce de la contre-révolution qui se masque toujours sous
les oripeaux de l’humanitaire factice, est bien aujourd’hui
centralement axé sur le développement commercial des
mirages de l’immigration.
« Si l'accumulation, le progrès de
la richesse sur la base capitaliste, produit donc nécessairement
une surpopulation ouvrière, celle-ci devient à son tour
le levier le plus puissant de l'accumulation, une condition d'existence
de la production capitaliste dans son état de
développement intégral. Elle forme une armée de
réserve industrielle qui appartient au capital d'une
manière aussi absolue que s'il l'avait élevée et
disciplinée à ses propres frais. Elle fournit à
ses besoins de valorisation flottants, et, indépendamment de
l'accroissement naturel de la population, la matière humaine
toujours exploitable et toujours disponible…C'est seulement sous
le régime de la grande industrie que la production d'un superflu
de population devient un ressort régulier de la production des
richesses…
…Si ce régime dote le capital social
d'une force d'expansion soudaine, d'une élasticité
merveilleuse, c'est que, sous l'aiguillon de chances favorables, le
crédit fait affluer à la production des masses
extraordinaires de la richesse sociale croissante, de nouveaux capitaux
dont les possesseurs, impatients de les faire valoir, guettent sans
cesse le moment opportun; c'est, d'un autre côté, que les
ressorts techniques de la grande industrie permettent, et de convertir
soudainement en moyens de production supplémentaires un
énorme surcroît de produits, et de transporter plus
rapidement les marchandises d'un coin du monde à l'autre. Si le
bas prix de ces marchandises leur fait d'abord ouvrir de nouveaux
débouchés et dilate les anciens, leur surabondance vient
peu à peu resserrer le marché général
jusqu'au point où elles en sont brusquement rejetées. Les
vicissitudes commerciales arrivent ainsi à se combiner avec les
mouvements alternatifs du capital social qui, dans le cours de son
accumulation, tantôt subit des révolutions dans sa
composition, tantôt s'accroît sur la base technique une
fois acquise. Toutes ces influences concourent à provoquer des
expansions et des contractions soudaines de l'échelle de la
production.
L'expansion de la production par des mouvements
saccadés est la cause première de sa contraction subite;
celle-ci, il est vrai, provoque à son tour celle-là, mais
l'expansion exorbitante de la production, qui forme le point de
départ, serait-elle possible sans une armée de
réserve aux ordres du capital, sans un surcroît de
travailleurs indépendant de l'accroissement naturel de la
population ? Ce surcroît s'obtient à l'aide d'un
procédé bien simple et qui tous les jours jette des
ouvriers sur le pavé, à savoir l'application de
méthodes qui, rendant le travail plus productif, en diminuent la
demande. La conversion, toujours renouvelée, d'une partie de la
classe ouvrière en autant de bras à demi occupés
ou tout à fait désœuvrés, imprime donc au
mouvement de l'industrie moderne sa forme typique.
Comme les corps célestes une fois
lancés dans leurs orbes les décrivent pour un temps
indéfini, de même la production sociale une fois
jetée dans ce mouvement alternatif d'expansion et de contraction
le répète par une nécessité
mécanique. Les effets deviennent causes à leur tour, et
des péripéties, d'abord irrégulières et en
apparence accidentelles, affectent de plus en plus la forme d'une
périodicité normale. Mais c'est seulement de
l'époque où l'industrie mécanique, ayant
jeté des racines assez profondes, exerça une influence
prépondérante sur toute la production nationale;
où, grâce à elle, le commerce étranger
commença à primer le commerce intérieur; où
le marché universel s'annexa successivement de vastes terrains
au Nouveau Monde, en Asie et en Australie; où enfin les nations
industrielles entrant en lice furent devenues assez nombreuses, c'est
de cette époque seulement que datent les cycles renaissants dont
les phases successives embrassent des années et qui aboutissent
toujours à une crise générale, fin d'un cycle et
point de départ d'un autre…
Quand la périodicité des vicissitudes
industrielles sauta aux yeux de tout le monde, il se trouva aussi des
économistes prêts à avouer que le capital ne
saurait se passer de son armée de réserve, formée
par l'infima plebs des surnuméraires…
Le progrès industriel, qui suit la marche de
l'accumulation, non seulement réduit de plus en plus le nombre
des ouvriers nécessaires pour mettre en œuvre une masse
croissante de moyens de production, il augmente en même temps la
quantité de travail que l'ouvrier individuel doit fournir. A
mesure qu'il développe les pouvoirs productifs du travail et
fait donc tirer plus de produits de moins de travail, le système
capitaliste développe aussi les moyens de tirer plus de travail
du salarié, soit en prolongeant sa journée, soit en
rendant son labeur plus intense, ou encore d’augmenter en
apparence le nombre des travailleurs employés en
remplaçant une force supérieure et plus chère par
plusieurs forces inférieures et à bon marché,
l'homme par la femme, l'adulte par l'adolescent et l'enfant, un Yankee
par trois Chinois. Voilà autant de méthodes pour diminuer
la demande de travail et en rendre l'offre surabondante, en un mot,
pour fabriquer des surnuméraires… »
« Le citoyen Jung annonça que les
menuisiers de Newcastle étaient en grève pour la
journée de neuf heures et que les patrons avaient fait venir des
ouvriers de Belgique et essayaient d'en recruter de nouveaux.
Il fut aussitôt décidé de se mettre en relation
avec la Section belge en vue d'arrêter l’immigration
d’ouvriers belges. »
Procès‑verbal (rédigé par Marx), de la
séance du Conseil Général de L’Association
Internationale des Travailleurs du 13 juin 1871.
« La barbarie
banlieusarde n’est que la banlieue de la barbarie centrale. Les
banquiers cultivés et courtois qui circulent au sommet de
l’État et les caïds analphabètes et vulgaires qui
rôdent au pied des « cités » ont
ceci de commun qu’ils sont tous des professionnels de
l’appropriation.
Les premiers venant
d’ailleurs toujours embaucher les seconds pour protéger le
monde de la possession lorsque la colère issue du salariat en
arrive au point où elle s’organise comme mouvement
d’inacceptation radicale de l’indistinction marchande.
Dans l’ordre
supérieur de la dictature démocratique de
l’indistinct, il y a longtemps que s’est
opérée la jonction voluptueuse entre l’argent
propre et l’argent sale afin que puisse s’articuler la
grande concentration qui universalise l’adéquation entre
le spectacle de l’industrie et l’industrie du spectacle.
On commet une lourde erreur
lorsque l’on croit que la dynamique de l’argent propre et
celle de l’argent sale auraient entre elles quelque
incompatibilité fondamentale puisqu’en fait aucun
antagonisme ne les oppose quant à l’essentiel et que bien
au contraire à l’heure de la domination totale de la
marchandise, le structurant des maffia du sale est devenu le paradigme
d’indistinction de toutes les grandes références (
bancaires, scientifiques, immobilières, sportives,
médicales, éditoriales…) du commerce dit
propre…
…Mai 68, avant
d’être le pitoyable carnaval estudiantin de
révolution capitaliste des mœurs qui permit la
modernisation marchande de l’oppression sociale, fut
d’abord la dernière grande grève
généralisée du salariat européen qui sut
s’opposer relativement distinctement aux chiens de garde
politiques et syndicaux du système de l’aliénation.
On comprend dés lors que le
patronat et l’État ait systématiquement
décidé pour les années qui suivirent
d’importer du salariat paisible et crédule d’outre
Méditerrannée pour faire notamment tourner
tranquillement les usines automobiles puisque les grèves
même dures que ce secteur connut ultérieurement
n’eurent jamais d’autre objet que d’améliorer
la misère de la servitude salariale…
Quant à la terrifiante
question obsédante qui concerne l’Europe - cœur de
la subversion radicale depuis des siècles -, elle est toute
entière là : de quelle manière
éliminer durablement le risque de secousse géo-sociale
critique pour l’avenir ? Le développement actuel du
fétichisme de la marchandise y a répondu explicitement il
y a déjà longtemps lorsque le Président Pompidou a
expliqué que « l’immigration est un moyen de
créer une détente sur le marché du travail et de
résister à la pression sociale ».
C’est pour obtenir une
population toujours plus identique à elle-même que
l’indistinction spectaculaire marchande a ainsi aujourd’hui
fait de l’immigration extra-européenne le levier
stratégique de son combat contre toute résistance
critique du salariat. Et - par delà les distances culturelles et
géographiques - quoi de plus proche assurément, de la
temporalité arrêté de la marchandise que le temps
immobile des sociétés afro-islamiques ou orientales ?
Ainsi l’espace libre de la dictature démographique de
l’indistinction marchande modifie t-il la circulation des
marchandises humaines pour reconstuire la réalité de son
espace salarial. Tout est ainsi remodelé pour l’absolue
prépondérance d’une paisible
irréversibilité du temps de la possession
indifférenciée et ce de telle sorte que s’efface
toute distinction radicale de l’être voulant
révolutionner la temporalité… »