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Études  Métapolitique Sommaire

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Comment peut-on être Européen ?

Guy Portal

 

L'Europe se présente aujourd'hui comme un défi auquel personne n'est vraiment en mesure de répondre, pas même ceux qui ont été élus pour cela, à Bruxelles, à Strasbourg et au Luxembourg.

Tout semble encore à entreprendre, mais peu sont ceux qui le veulent vraiment. Et, avant même que l'on en arrive à un quelconque plan d'action, des obstacles surgissent au niveau des définitions: de quelle Europe parlons-nous? Quelle est sa situation actuelle? Son potentiel d'avenir? Quelle contribution pouvons-nous y apporter? Quelles stratégies pourraient nous sortir de l'impasse actuelle…?

Ce sont les questions que nous avons posées à Guy Portal, consultant, connaisseur passionné des questions européennes, souvent interrogé à ce sujet. Il nous répond avec le canevas d'une récente conférence destinée à une session d'étude. Nous vous le présentons tel quel.

 

L'Europe des mots est  sémantiquement brouillée

Lorsqu'on parle d'Europe, pour y voir clair il nous faut toujours bien distinguer l’Europe-mythe mobilisateur, l’Europe géographique, l’Europe géopolitique, l’Europe-civilisation (qui n’est pas l’Occident), l’Europe institutionnelle (Union européenne), l’Europe-espace économique, l’Europe-tête de Turc des politiciens…

 

L'Europe territoriale est continentalement retrouvée mais …

opolitiquement reniée : ses frontières intérieures s’effacent, mais la division reste inscrite dans les esprits, avec une Europe qui a peur de s’affirmer en tant que telle. Il reste à désinhiber les mentalités. On passe en Angleterre par le tunnel de la Manche sans voir un douanier, on fait son marché en Allemagne par le pont de Kehl sans lever une barrière, on circule librement d’aéroport en aéroport au sein de l’Union, mais cette Europe refuse encore de se penser pleinement comme une grande nation aux cent drapeaux, forte et impérieuse.

militairement humiliée : la guerre du Kosovo a prouvé la nullité des forces de défense européennes, toujours organisées selon le vieux schéma individualiste des États-nations et non pas dans une logique d’union politique et militaire. Le géant américain n’a aucun mal à régner sur cette basse-cour. L'OTAN est l'instrument docile de cette mise au pas. L’Europe des casernes reste à bâtir.

diplomatiquement abaissée : il est clair que l’Europe, géant économique, reste un nain diplomatique, incapable de parler de façon autonome et crédible sur la scène internationale, obligée de s’abriter derrière le conseil de sécurité de l’ONU pour ne pas paraître trop alignée sur la diplomatie américaine. L’Europe des chancelleries est un échec (même si tout le monde admet qu’elle devrait se réaliser dans les années à venir).

 

L'Europe politique est structurellement réunifiée mais…

politiquement piégée : l’Europe des Quinze, demain des Vingt-cinq, n’est plus un rêve (écrivions-nous au printemps 2000, ndlr). C’est une Union qui fonctionne tant bien que mal (et plutôt mieux qu’on ne pouvait l’imaginer). L’Acte unique, la règle de la majorité qualifiée et la suprématie du droit communautaire sur les droits nationaux sont des accélérateurs dont on mesure mal la puissance. Cette évolution vers l’union politique, sous une forme politique qui reste à définir (fédération, confédération, États-Unis d’Europe, empire : faut pas rêver !) semble irréversible. Même les plus ronchons comme les Anglais doivent s’y faire… Malheureusement, le débat européen est faussé par la vague souverainiste, qui rassemble, à gauche ou à droite, les derniers défenseurs de l’État-nation et qui confisque le débat en l’aimantant sur cette seule problématique : pour n’avoir pas à choisir entre François Bayrou et Jean-Pierre Chevènement (deux visions déformées -l'une par le nationalisme et l'autre par le libéralisme- qui ne conviennent pas à tout le monde), chacun s’abstient désormais dès qu’il est question d’Europe politique. Personne ne raisonne plus en termes d’empire, de puissance, de première fonction au sens où l'entendait Georges Dumézil.

technocratiquement confisquée : pour avoir été bâtie contre la mauvaise volonté des politiques, cette Europe a trouvé, pour avancer, les seuls relais disponibles, c’est-à-dire la bureaucratie bruxelloise. Celle-ci s’est petit à petit superposée aux bureaucraties nationales, jusqu’à se faire haïr par les peuples tant elle s’est révélée tatillonne, imbécile, gaspilleuse et inefficace. Cette technocratie a confisqué une grande idée et gâché un grand rêve.

démocratiquement sabordée : le fonctionnement des institutions démocratiques européennes est tout sauf satisfaisant, avec une accumulation des défauts parlementaires les plus criants (incompétence des députés, impuissance des assemblées, soumission aux technocrates qui gèrent sans légitimité populaire, ruée vers l’assiette au beurre, manœuvres d’assemblée et conformisme politique : on en passe, et des pires). L’Europe des citoyens reste à construire, dans le respect de ce principe de subsidiarité dont le Traité de Rome prévoyait l’application aux champs d’extension de l’Europe mais que les gouvernants s’emploient à ne pas respecter tellement il est révolutionnaire. Vouloir l’Europe des Européens est un beau défi à relever, et un concept facilement communicable.

 

L'Europe est économiquement fusionnée      

monétairement unifiée : le coup de génie des pères fondateurs a été la progression par « déclics » successifs, hypocrites mais irréversibles. Avec, pour seule légitimité constitutionnelle, les textes un peu flous du Traité de Rome, interprétés et réinterprétés au gré des années. Le plus fort a été le coup de la monnaie unique, décidée sans être réellement désirée, programmée sans être souhaitée, et devenue réalité avant que les gouvernants n’en réalisent la portée révolutionnaire. L’Euro va rendre concrète, significative et dynamique l’avancée vers une Union renforcée. On peut regretter l’aspect autoritaire et économiquement débile de cette monnaie centrale unique. Il n’en reste pas moins que l’unification du continent va s’en trouver considérablement renforcée. Cette monnaie unique va accélérer la ruine des vieux conformismes nationaux, qu’il s’agisse des législations protectionnistes ou des chasses gardées politiciennes.

technologiquement avancée : cette Europe s’avère contre un gisement fantastique d’intelligences appliquées, de technologies avancées et d’industries conquérantes. On y compte des Silicon Valley par dizaines, encore concurrentes, mais demain pleinement synergiques. C’est cette Europe qui va inventer l’avenir.

numériquement avantagée : 380 millions de consommateurs qui sont aussi des opérateurs bien formés et bien outillés mentalement par une culture du travail et de la conquête des marchés, une concurrence stimulée par la monnaie unique, un vivier d’entreprises particulièrement dynamiques sur les marchés mondiaux, on ne compte plus les atouts d’une Europe inconsciente de ses propres forces parce  que décérébrée.

hypocritement constituée : il ne faut pas perdre de vue que le renforcement de cette unification économique n’est que la première marche d’un mouvement plus vaste, celui de la globalisation des économies marchandes, l’Europe n’étant que l'un des quartiers du village mondial. Les entreprises européennes n’ont plus d’européennes que le nom, puisqu’elles sont passées ou vouées à passer entre les mains des fonds d’investissement planétaires et des structures émergentes du nouveau capitalisme financier. Avoir le réflexe européen, aujourd’hui, c’est bien, mais c’est déjà un peu dépassé ! On appréciera selon son humeur cette globalisation inévitable, en gardant à l’esprit que l’Europe, quartier riche d’un village planétaire plutôt tiers-mondisé, doit avoir les moyens de se défendre, non seulement par la force économique ou militaire, mais également en termes de valeurs légitimes et de différences culturelles.

 

L'Europe est culturellement affirmée mais…

identitairement menacée : si les jeunes Européens se retrouvent plus « frères » que jamais, et si cette fraternité ne se limite plus à la seule Europe de l’Ouest, pour englober les pays baltes, les pays slaves et les pays scandinaves, c’est à la fois parce qu’ils se pensent Européens et parce qu’ils se sentent occidentaux, c’est-à-dire américanisés. On peut de moins en moins distinguer ce qui relève d’une américanisation foudroyante des modes de vie et ce qui s’expliquerait par une nouvelle prise de conscience culturelle. La faiblesse de la création culturelle purement européenne et son absence de la scène créative mondiale est lourde de dangers, mais ce n’est pas encore irréversible. Il serait dramatique que l’émergence de ce sentiment de co-appartenance à la culture européenne soit naufragé à l’instant même de sa naissance par la menace que l’américanisation de la planète fait peser sur toute forme de pensée et de création.

démographiquement angoissée : cernée par des peuples prolifiques, l'Europe ressent douloureusement son effacement de la scène démographique mondiale. Cette menace génétique est réelle. Les réactions d’inquiétude sont légitimes. Qui peut quoi dans ce débat ? On ne relève pas une pyramide des âges par décret, mais on peut, sur des publics sensibilisés, faire valoir les bonnes raisons de défendre une une communauté de peuples ethniquement apparentés contre ce qui menace leur identité.

idéologiquement désertée : plus personne ne se donne aujourd’hui la peine de « penser l’Europe », débat abandonné aux politiciens (souverainistes contre europtimistes) ou aux acteurs sociaux (les paysans contre l’Europe). Parler de culture européenne revient à parler de culture officielle, issue du consensus mou qui rassemble deux politiciens sur trois autour d’un vague modèle social-démocrate plus ou moins teinté de libéralisme (troisième gauche, droite réaliste, etc.). La droite ultra se réfugie dans l’exaltation d’une vision européenne réduite aux vaincus de la Guerre mondiale. La gauche ultra s’accroche au fantasme d’une Europe des travailleurs. On attend des propositions pour une conception forte de l’Europe !

métapolitiquement libérée : pour toutes ces raisons, l’Europe est aujourd’hui un vase vide qu’il nous appartient, si nous le pouvons, de remplir d’eau et de décorer avec de nouvelles fleurs. C’est un champ fécond qui attend d’être ensemencé. C’est un terrain métapolitiquement vacant. Les uns (les hommes du consensus et des droits de l’homme) considérent que le travail est fait et se gardent bien de relancer le débat sur les fondements mytho-historiques et culturels de l’Europe. Les autres (les nostalgiques de l’État-nation) se tétanisent dans un refus dogmatique de toute exaltation de l’Europe.

 

L'Europe est une vieille idée toujours jeune

imparfaite, mais séduisante : que vaut-il mieux, pas d’Europe ou une mauvaise Europe ? Si cette Europe – celle de l’Union – n’est pas celle dont nous rêvions, elle a tout de même progressé dans la bonne direction (celle de l’unité du continent), même si ce n’était pas avec les bons moyens (la technocratie omniprésente), ni avec les bonnes personnes (seconds couteaux de la politique nationale ou technocrates sournois).

disponible, parce que mal définie : hormis les factions souverainistes (et encore, la génuflexion eurolâtre est de rigueur), personne n’est contre l’Europe. Du coup, le concept d’Europe est disponible pour habiller toutes sortes d’opérations plus ou moins officiellement avouables : le masque européen est utile pour la communication de tout projet métaeuropéen (qui dépasse les limites actuelles de la stricte construction européenne). Comme plus personne ne tente d’aventures originales sur ce champ de réflexion et que la demande semble forte, une politique de l’offre a beaucoup de chances de déboucher.

potentiellement rémunératrice : à partir du moment où un projet a pour but affiché la propagation de l’idée européenne et que ses émetteurs ne relèvent pas d’une catégorie diabolisée, des aides européennes spécifiques peuvent lui être attribuées, selon des procédures bureaucratiques d’une complexité rare. Ces aides vont de la subvention directe à la délégation de moyens qui peuvent être importants (locaux, etc.)., en passant par des parrainages officiels.

riche de nouveaux concepts irradiants : plus personne ne pose la question des fins, mais uniquement celle des moyens. A partir d’outils forgés pour donner un sens global à la construction européenne et sans sortir des limites apparentes du consensus, on peut frapper vite et fort. Ces concepts seront d’autant plus puissants qu’ils échapperont à la logique politicienne (nation/fédération, Europe sociale/Europe des marchands, etc.) et qu’ils auront un large spectre d’application et d’auto-affirmation de la prééminence européenne.

 

L'Europe est riche de chantiers d'intervention métapolitique

Sa logique est celle de l’offre face à une demande protéiforme : en nous définissant comme structure de refondation, nous nous posons essentiellement en force de proposition, de séduction et de formation. Les attentes de nos différents publics sont larges et variées. Nos propositions doivent être foisonnantes, diversifiées et fondées sur un principe de plaisir (impératif de séduction). De multiples variantes stratégiques existent. Elles doivent le plus souvent relever de trois orientations :  

 

le déminage du débat : dans une optique de réconciliation des contradictions apparentes autour d’un  troisième terme  fondateur on fait passer de bonnes raisons d’aimer l’Europe et de travailler à son assomption.                 

le réensemencement culturel : dans une optique de prise de hauteur, qui donne un sens aux contradictions et aux objections apparentes, on relégitime les éléments positifs du passé européen et on les met en perspective pour justifier une conception du monde qui donne un sens à notre critique de l’actualité.

la conquête de nouveaux espaces d’expression : dans une optique de multiplication des prises de parole dans des secteurs désinvestis par l’idéologie dominante et sous-estimés par le mainstream culturel, on débouche sur des lignes de fracture opérationnelles. En évitant les gués bourbeux fréquentés par les bêtes à corne, on a plus de chances d’étancher sa soif dans une eau claire qui rafraîchira tout le monde !  

 

 

Quelques idées de chantier :

Que mille fleurs s’épanouissent dans ce printemps du nouveau millénaire ! À chacun d’agir selon son bon plaisir et ses motivations profondes ! À chacun de sentir les opportunités offertes par ce nouveau champ de bataille.

- que les tempéraments religieux s’interrogent sur les fondements des religions européennes et sur le sens du sacré aujourd’hui !

    - que les inquiets posent les bonnes questions sur les voies d’une défense autonome pour  l'Europe!

         
          - que les écologistes travaillent à la défense des paysages naturels de l’Europe !









         

 

   

       

   

   














   

                                                       

  

- que les régionalistes luttent pour le respect d’une charte de promotion des langues régionales !  

- que les gastronomes s’attachent à dénoncer les dangers pour la santé d’une nourriture   calquée sur celle des obèses américains!

         - que les âmes sensibles et charitables mettent en place des moyens d’exprimer plus                efficacement  leur solidarité vis-à-vis des autres peuples européens (opération Cahiers            et crayons pour les peuples pauvres de l'Europe orientale) !

- etc., jusque dans des territoires jusqu’ici verrouillés par la logique mondialiste : que  les arabophiles parcourent les banlieues pour expliquer aux jeunes de cités qu’ils sont les premières victimes de l’américanisation et qu’ils seront les premiers morts  de la guerre culturelle !                         

Quelques concepts opérationnels 

   Sur ce nouveau théâtre d’opération européen, quelques règles de base sont à respecter pour rester efficace et bien se servir des nouvelles armes que les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) mettent à la disposition des euroguerriers.

Internationalité initiale des opérations : on ne lance plus de campagne dans un seul pays et on associe, dès la conception de l’opération, plusieurs partenaires européens à la campagne. Qu’il s’agisse de compagnons de route, d’« idiots utiles », de cautions intellectuelles ou de références à usage médiatique, il faut penser paneuropéen, multinational et continental. Les frontières doivent être levées sur les estrades des réunions publiques et au sein des masses de manœuvre : la transactivité à une échelle macroculturelle européenne est en soi un gage de légitimité.

réseaupositivité des procédures : ce n’est pas l’initiative qui compte, ni même parfois sa pertinence, mais sa rapidité de progression, son aire de diffusion et sa densité en termes de connexions à l’échelle européenne. Sur Internet plus que jamais, le médium, c’est le message. L’action par les réseaux conditionne l’efficacité des nouvelles techniques de guérilla sociétale. La réseaupositivité s’impose comme un concept essentiel à cette nouvelle approche du combat sur les lignes de fracture des sociétés médiacratiques. Elle se mesure en termes de réseauproductivité

transversalité des approches : forts d’une conception du monde surplombante (pour les meilleurs d’entre nous), nous sommes plus à même de mettre en synergie des réseaux, des champs d’intervention et des sensibilités en apparence hétérogènes. Il existe un lien – évident pour nous, mais pas pour tout le monde – entre la lutte contre les McDo, les bombardements de l’Otan au Kosovo et la défense des identités régionales. Il ne s’agit plus d’exiger des mobilisés une capacité de compréhension générale ou une adhésion fondamentale, mais de les connecter ponctuellement à un théâtre d’opérations voisin, préalablement jalonné par nos soins. Comme les religions constituées, les conceptions du monde se consomment à la carte. Seul le berger a une vision cohérente du bien commun de son troupeau : on n’exige pas du mouton, ni du chien de garde, qu’ils connaissent l’itinéraire de la transhumance.

séductivité des manœuvres : après plusieurs décennies de déferlement publicitaire et d’ahurissement télévisuel, les codes de compréhension et d’adhésion à un message, quel qu’il soit, se trouvent profondément modifiés. L’individualisme et le principe de plaisir érigés en références éthiques ont révolutionné l’approche de la communication. La tripe l’emporte sur le cerveau. Le cœur a vaincu la raison. Le pathos triomphe du logos. Tant pis, tant mieux ? Autre débat ! Reste cette évidence : toute manœuvre, toute proposition doit d’abord viser à séduire, à lui faire plaisir, à jouer de cette corde sentimentale qui provoque chez l’autre un sentiment d’effusion et d’adhésion proche de l’irrationnalité amoureuse. Pour donner du miel, les abeilles doivent d’abord trouver du sucre…

adaptabilité des méthodes : dans cette société de marché sous domination médiatique, nous sommes passés d’une logique de produits à une logique de services. Ainsi, EDF ne vend pas de l’électricité : elle fournit chaleur et lumière. Nuance… Ainsi, nous ne vendons pas des idées ou du papier imprimé porteur d’idées : nous apportons du sens, des émotions, des raisons d’être, des espoirs de lendemains qui chantent, de la générosité, du lien communautaire, de la chaleur affective, de la fraternité opérationnelle, de l’intelligence appliquée, de la différenciation sociétale, de la singularité relationnelle, toutes sortes de biens immatériels qui n’en ont pas moins leur valeur sur le marché. Il ne s’agit plus de délivrer des tranches de catéchisme, mais de mobiliser ponctuellement et de proposer les outils capables de démultiplier cette mobilisation par une politique relationnelle intelligente.  

 

Guy Portal  

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Pensées: "ALORS, MAINTENANT, CHEF, C'EST QUI QUI DIT QUOI ? C'EST Où QU'ON FAIT COMMENT ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Études  Métapolitique Sommaire

                                        

 

                                                                      

Capturé par MemoWeb à partir de http://esprit-europeen.fr/etudes_metapo_portal.htm.htm le 16/11/2005