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Comment on transforme une dissidente
en fasciste, négationniste, antisémite…d'extrême-droite Silvia Cattori L'extrait ci-dessous est la conclusion de l'article intitulé : L’AFFAIRE « ORNELLA GUYET - MARIE-ANNE BOUTOLEAU » Les honteux stratagèmes d’une manipulatrice démasqués " que l'on pourra lire sur : http://www.silviacattori.net/article1693.html ![]() Une conclusion personnelle douloureuse touchant la diffamation et la manipulation Mon expérience personnelle m’a amenée à bien comprendre ce que recouvrent certaines accusations gratuites. En l’occurrence l’association à l’« antisémitisme » et au « négationnisme ». En 2002 j’ai visité la Palestine. Ce fut une découverte bouleversante mais riche d’enseignements. Ce que j’y ai vu et compris a changé ma vie. J’y suis retournée en 2003 et en 2006. J’ai rapporté en toute sincérité les horreurs commises par les soldats israéliens dont j’avais été témoin et que, à ma surprise les journalistes basés à Jérusalem ou Tel Aviv, et les envoyés spéciaux, minimisent. Très vite, avec effarement, j’ai vu apparaître, en France, le qualificatif infamant d’ « antisémite » ou de « négationniste » accolé à mon nom, me voyant ainsi associée, par des curieux plumitifs, à la sinistre histoire du nazisme pour avoir simplement témoigné de ce que j’avais vu en Palestine ! J’ai rapidement été amenée à constater qu’il y avait, y compris au sein du mouvement de solidarité pro-palestinien, des personnes qui se servaient de leur position pour humilier et déshumaniser des gens dont l’analyse heurtait leur « sensibilité ». Ou, plus précisément remettait en question leurs partis pris. Leur arrogance, leurs procédés ignobles, m’ont profondément heurtée. Le nom de chacune des personnes qui ont, par leurs mensonges, couvert mon nom de boue - et celui de tant d’autres personnes parfaitement respectables - reste depuis lors gravé dans ma mémoire. Entre 2003 et 2006, révoltée par ce que je découvrais, voulant comprendre ce phénomène nouveau pour moi, je me suis rendue à Paris où j’ai interrogé nombre de personnes qui se sont trouvées du jour au lendemain accusées d’ « antisémitisme », dont l’humoriste Dieudonné. Cela m’a permis de mesurer l’ampleur de cette imposture. J’ai pu voir comment, fin 2003, à la suite de son sketch sur la violence des colons juifs en Palestine, une foule de gens bizarres s’est ruée sur lui. J’ai pu voir comment l’accusation infamante lancée par des organisations juives et leurs avocats [1] en a rapidement fait, l’« antisémite » le plus célèbre et le plus persécuté de France. J’ai pu voir comment celui qui était précédemment qualifié d’« humoriste le plus talentueux et aimé des Français » s’est vu soudainement banni, dans le rôle du paria. J’ai pu voir comment le très estimé sociologue Edgar Morin s’était vu lui aussi pris dans une tourmente et condamner, en 2005, pour « diffamation raciale et apologie des actes de terrorisme » pour avoir cosigné un article intitulé « Israël-Palestine : le cancer », publié en juin 2002 dans la tribune libre du quotidien Le Monde. Il nous avait alors confié : « Beaucoup de gens me disent “mais toi tu peux écrire ces choses là parce que tu es d’origine juive mais nous on n’oserait pas, on a peur, on se ferait tout de suite traiter d’antisémite.” Alors, cette peur de se faire traiter d’antisémite chaque fois que l’on veut exercer un acte de libre critique, crée un climat empoisonné. » [2]. Le jugement qui le condamnait fut heureusement cassé ultérieurement, en 2006, par la Cour de Cassation. Mais tous les diffamés n’ont pas eu un procès qui les a blanchis, ou les moyens d’en engager un. J’ai pu voir, dans mon propre cas, comment ce mécanisme avait fonctionné [3] à partir de calomnies lancées contre moi, pour commencer, par Pierre Stambul, alors vice-président de l’Union juive française pour la paix (UJFP) [4]. J’ai pu voir comment, une fois associée à un nom, et lâchée, l’accusation d’« antisémitisme » et de « négationnisme » était montée en épingle, par exemple dans les colonnes du mensuel du judaïsme français l’Arche [5] ; ou de Proche-Orient.Infos, un autre organe de propagande en faveur d’Israël, maintenant disparu, dirigé par une ancienne journaliste du Nouvel Observateur, Elisabeth Schemla. Et comment, une fois jetés en pâture, les noms des personnes ainsi salies étaient repris en boucle, sans aucune vérification, à longueur d’années, par toute une ribambelle de manipulateurs. Pour être enfin reprises par des journalistes peu scrupuleux du quotidien Libération. Toutefois, l’abus du procédé a fini par en émousser l’efficacité [6]. L’invocation du prétendu « danger antisémite » ne faisant plus à lui seul recette, la nouvelle tactique en usage, pour transformer un adversaire en épouvantail, est de le qualifier tout à la fois d’« antisémite », « fasciste », et d’« extrême droite ». Il convient donc de ne jamais perdre de vue qu’en politique les calomnies sont des armes. Et que ceux qui s’en servent - comme nous l’avons vu avec Ornella Guyet ou d’autres - ont un agenda caché. Par conséquent, quand il vous arrivera de les entendre dire qu’un tel est « antisémite », « fasciste », « conspirationniste », n’en croyez rien. Demandez-vous ce qu’ils cherchent à masquer sous leurs gros mensonges. Et allez vérifier par vous-mêmes ce que disent vraiment les personnes incriminées. [1] Notamment, l’Union des Patrons et Professionnels Juifs de France (UPJF), le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), l’Union des étudiants juifs de France (UEJF). [2] Voir : « Edgar Morin : “On a créé un état d’intimidation“ », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 17 juin 2005. [3] Voir : « L’accusation d’antisémitisme comme arme au bénéfice d’Israël – Palestine : l’ampleur de la tragédie exige un soutien sans faille », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 30 janvier 2005. [4] Pierre Stambul était intervenu auprès de sites pour demander que soit enlevée une interview de Dieudonné que j’avais réalisée. Par la suite, dans l’article « Les “nouveaux” antisémites », publié sur le site de l’UJFP (et aujourd’hui retiré) il m’associait à l’action de « courants intégristes », à « l’extrême droite » à des « négationnistes », de « vrais antisémites ». Voir : « Antisémitisme : réalité et instrumentalisation », par Pierre Stambul, 20 octobre 2006. [5] L’Arche, qui avait écrit, en 2005, que Silvia Cattori « avait un long passé d’outrances antijuives » a dû publier son Droit de réponse. [6] En janvier 2008, Bernard Ravenel, alors président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), et Richard Wagman, président d’honneur de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), furent condamnés par la XVIIème chambre du tribunal correctionnel de Paris pour avoir diffamé le journaliste et écrivain Jean-Paul Cruse en le traitant d’ « antisémite notoire » et de « négationniste notoire », sans aucune preuve à l’appui. Voir : « Usage de l’antisémitisme à des fins politiques – L’accusation d’antisémitisme ne fait pas toujours recette », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 23 mai 2008. |



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| Voici quelques extraits de cette remise de prix aux meilleurs désinformateurs de l'année ICI |
Dix-sept personnes ont été accusées aux
États-Unis du vol de 42 millions de dollars provenant du fonds de
compensation destiné aux victimes de l'Holocauste de la part du
gouvernement allemand.
L'avocat américain Preet Bharara estime que nous
avons affaire ici à "des milliers de fausses demandes."(plus de 5500 selon certaines estimations). Les fraudeurs
ont incité des gens dans qui n'avaient aucun droit à une demande
de compensation à enregistrer une réclamation de sorte que tout le
monde pourrait partager des sommes d'argent qui n'auraient jamais dû
être allouées en premier lieu.
"S'il y avait une cause dont on pouvait espérer
qu'elle soit épargnée par l'avidité vulgaire et la fraude criminelle,
c'était bien la Conférence de Réclamations Matérielles juives Contre l'Allemagne,
qui chaque jour aide des milliers des victimes des persécutions Nazies
pauvres et âgées", affirme l'avocat Bharara. "Hélas, le fonds destiné
aux victimes est lui-même devenu une victime."
L'adjoint du directeur du FBI chargé de
l'affaire, Janice K. Fedarcyk déclare dans un communiqué :
"Chacun des inculpés a joué un rôle dans la création, le classement et
le traitement des réclamations frauduleuses pour le compte de candidats
non-qualifiés, et dans le partage du butin. Le fonds institué et
financé par le gouvernement allemand pour aider des survivants de
l'Holocauste a été pillé par des truands au lieu de bénéficier, comme
prévu, à ceux qui le méritaient."
réussissions
à regarder l'histoire juive comme un continuum au lieu d'isoler telle
ou telle portion de victimisation auréolée d'une fausse légitimité afin
de spolier les
Palestiniens.
J'ose croire que nous ne devrons plus attendre bien longtemps.(ndlr : On peut voir une explication filmée sur cette escroquerie à la shoah ICI).
* Extrait de Wikipedia
: « Gilad Atzmon (en hébreu גלעד עצמון, né le 9 juin 1963) est un
jazzman et militant antisioniste anglais, né en Israël et résidant
actuellement à Londres.
Partisan affirmé de l'antijudaïsme, se décrivant comme un "juif ayant
la haine de soi", il se défend toutefois de tout antisémitisme
expliquant n'avoir rien contre les individus en soi. Il considère ainsi
le judaïsme comme une « idéologie qui mène le monde à la
catastrophe » et auquel il faut donc faire barrage. En 2008, il
considère les "sionistes" comme responsable du krach financier. C'est
un partisan du négationniste Paul Eisen et d'Israël Shamir. »
*
| Vite, ne perdons pas de temps : pour une fois que le Musée d'Art
Moderne de la ville de Paris a le courage de présenter les vraies
horreurs contemporaines ! Pas ces fausses horreurs dont raffolent les
Bobos des beaux quartiers, genre Basquiat (dont nous parlerons bientôt), mais la violence des
massacres auxquels s'est livré l'État criminel d'Israël, fin décembre
2008 et début janvier 2009, qui a frappé hommes, femmes, enfants et
vieillards indistinctement tuant et blessant plusieurs milliers
d'entre eux, qui a détruit des centaines de bâtiments et
d'infrastructures civiles agravant la misère, déjà permanente, de ce
"plus grand camp de concentration du monde". Une vidéo de la chaîne Arte qui documentait cette exposition du photographe Kai Wiedenhöfer a bizarrement été supprimée du site de la chaîne. Étrange, non ? En tout cas, il faut aller voir cette exposition avant qu'elle ne subisse éventuellement le même sort. Elle s'achève ce 5 décembre 2010, ce qui nous laisse bien peu de temps. Précisions ci-dessous. |



| De : Olivia Zémor [mailto:olivia.zemor@wanadoo.fr] Envoyé : lundi 22 novembre 2010 Objet : [***] URGENT : Se rendre au Musée d'Art Moderne dès mardi ! Chers amis, La LDJ a tenté dimanche de détruire une exposition photo sur les massacres à Gaza, au Musée d'Art Moderne de Paris, et le CRIF en réclame la fermeture. Face à ces attaques, menaces et pressions, il est indispensable que nous allions le plus nombreux possible visiter cette expo photos dès mardi matin 23 novembre (ouverture à 10 H après la fermeture hebdomadaire du lundi), et encourager la direction du musée à ne pas céder à ces méthodes intolérables. Appliquant le mot d'ordre lancé par le CRIF, une trentaine de voyous dont certains (mais pas tous) encagoulés et munis de casques de moto ont attaqué dimanche en début d'après-midi le Musée d'Art Moderne de Paris (11 Avenue Wilson, 7016 - Paris - M° Iéna ou Alma-Marceau, ligne 9), pour tenter de détruire une exposition photographique consacrée aux massacres d'Israël de décembre 2008 - janvier 2009 dans la bande de Gaza. Les voyous ont tenté d'atteindre la galerie d'exposition au sous-sol du Musée pour saccager le travail du photographe Kai Wiedenhöfer. Sans succès : l'accès leur a été barré par le service de sécurité du musée. Ils ont alors perturbé l'entrée des visiteurs en scandant des slogans hostiles à la direction du Musée d'Art Moderne et apposé des autocollants Sur lesquels on pouvait lire : « Antisionisme=Antisémitisme politique //A bas l'antisémitisme d'où qu'il vienne //Le palestinisme actif, c'est l'activisme antijuif//Stop au palestinisme antijuif ». |
L'ÉGYPTE POURSUIT LA CONSTRUCTION DE L'ÉTAPE LA PLUS DANGEREUSE DU MUR D'ACIER Gaza - CPI dimanche 24 octobre 2010, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine, Une énorme grue égyptienne poursuit d'implanter des plaques géantes d'acier dans le sol, près de la porte de Salaheddin, sur la frontière entre la Bande de Gaza et l'Égypte, bien que les Palestiniens ont réussi à percer ces panneaux qui visent à fermer les tunnels souterrains. La construction du mur d'acier financé par les Etats Unis se rapproche de sa fin, après l'introduction des plaques d'acier d'une épaisseur de cinq centimètres, et d'une profondeur de 20 mètres dans le sol, sur une distance de 11 kilomètres, en séparant totalement entre la ville de Rafah égyptienne et l'autre palestinienne. Le maire de Rafah, Aïssa al-Nashar, a affirmé que les autorités égyptiennes travaillent jour et nuit dans les environs de Salaheddin (dans une surface de 2 kilomètres) pour implanter des plaques d'acier dans le sol, en soulignant que les travaux ont repris au début de ce mois, et que cette distance était la seule partie qui restait avant la peprise des travaux d'implantation du mur d'acier ». Al-Nashar a ajouté dans sa déclaration à Qods Presse : "Au début des travaux, l'Egypte a déterminé la construction du mur d'acier sur cette frontière en trois étapes, et qu'elle est arrivée maintenant à la dernière phase, en croyant que les travaux vont s'achever durant cette année, au plus tard". Le maire a exprimé sa crainte de l'étape après-mur, en disant : "s'ils exécuteront le projet de pompage des eaux de la Méditerranée dans le sous-sol de la frontière ; cela aura des effets désastreux et dangereux, non seulement sur les tunnels, mais aussi sur l'air, l'eau et la vie totale dans la Bande de Gaza". Le souci des Palestiniens durant l'étape finale de ce projet, est l'injection des eaux de la mer dans le sous-sol par les autorités égyptiennes à travers des tuyaux énormes en plastique, où ces eaux arrivent aux profondeurs et causent des effondrements dans le sous-sol et la destruction à des centaines de tunnels, selon les estimations des experts. Ces tuyaux ont été implantés en parallèle du mur d'acier de façon qu'ils vont empêcher l'infiltration des eaux salée vers le côté égyptien, et vont inonder le côté palestinien, selon un responsable de la sécurité palestinienne et un nombre de propriétaires des tunnels. "Le danger n'est pas dans la construction du mur, mais dans les autres étapes qui vont suivre", a dit à Qods Presse ce responsable palestinien qui a préféré garder l'anonymat, en ajoutant :"L'injection des eaux de la Méditerranée est la plus dangereuse, car elle entraînera à la destruction de la plupart des tunnels", en s'attendant que les autorités égyptiennes vont commencer l'exécution de ces travaux dangereux durant les premiers mois de l'année prochaine. |
Le
chanteur Raphaël devient patriote (mais pour qui roule-t-il donc ?) :
un peu gaucho-bobo; critique tout le monde politico-magouilleur... 

Une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut Armand-Frappier et
un chercheur d’Environnement Canada durant environ cinq ans a révélé
quant à elle que les concentrations de substances oestrogènes dans le
fleuve du Saint-Laurent (Québec) sont telles, que la féminisation de
certaines espèces a atteint des proportions de 30 à 50% et qu’un
pourcentage inquiétant des poissons mâles analysés affichent une
diminution quasi-totale de leurs fonctions reproductrices.
reproducteur à nos descendants. »Source : http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/



COMMUNIQUÉ
Les Sentinelles contre le sang versé dans les bourbiers de l'OTAN





31 Mai 2010
Communiqués, coupures de presse sur l'agression israélienne contre la flotille humanitaire qui se portait au secours des Palestiniens de Gaza victimes d'un blocus israélien depuis plus de trois ans.
(Chypre,
1er juin 2010, 06h30) Dans l'obscurité de la nuit, les commandos
israéliens sont descendus d'une hélicoptère sur le bateau de
passagers turc, le Mavi Marmara. Ils ont commencé à tirer dès que leurs
pieds ont touché le pont. Ils ont tiré sur le groupe de civils
endormis. D'après la vidéo en direct du bateau, deux personnes ont été
tuées et 31 blessées. Al Jazeera vient de confirmer ces chiffres.
La
vidéo, en transmission continue, montre les soldats israéliens tirant
sur des civils et notre dernier contact par radio balise a été: "AU
SECOURS, les israéliens rentrent en contact avec nous".
Nous n'avons aucune nouvelle des cinq autres bateaux. Israël dit qu'elle les saisit.
La
coalition du mouvement Free Gaza (FG), de la Campagne Européenne pour
Arrêter le Siège de Gaza (ECESG), d'Insani Yardim Vakfi (IHH), de
l'Organisation Perdana pour une Paix Global, des campagnes "Bateau Pour
Gaza" grecque et suédoise et du Comité International Pour Lever le
Siège de Gaza appelle la communauté internationale à exiger qu'Israël
arrête son attaque brutale contre des civils transportant de l'aide
humanitaire tant nécessaire aux palestiniens emprisonnés de Gaza et
permette que les navires continuent leur route.
L'attaque a eu
lieu dans les eaux internationales, 75 miles nautiques de la côte
israélienne, en violation direct du droit international.
Contact:
Greta Berlin - +357 99187275 iristulip@gmail.com
Mary Hughes, +357 96 38 38 09 daisydozy@gmail.com
Audrey Bomse, +357 96489805 audreybomse@hotmail.com
Dr.
Arafat Shoukri, Director, Council for European-Palestinian Relations
(CEPR) Tel: +32 2503 5402 M:+44 7908 200 559 arafat@savegaza.eu


| Contre-propagande : le témoignage du chirurgien français à Gaza Christophe Oberlin : ICI |
Le Figaro Magazine Comment Israël a-t-il pu se lancer dans une opération si meurtrière qui s'achève dans un fiasco politique ?"Onze
heures d’immobilité, entassés dans la chaleur, ça ressemble à de la
torture. Pour aller uriner, il faut demander la permission. Pour toute
nourriture, on nous donne des biscuits, des biscottes, des
pommes... Un mythe s’écroule : celui du soldat israélien courageux
et sans reproche. Maintenant, on pourra aussi dire d’eux que ce sont de
minables voleurs. Je ne suis pas le seul à avoir été dépouillé :
argent, carte de crédit, vêtements, baladeur, ordinateur, tout y est
passé. Nous avons été nombreux dans ce cas, à bord de ce bateau attaqué
au petit matin par des soldats masqués qui n’étaient rien d’autre que
de vrais pirates."
Il faut lire Mankell qui est des écrivains les plus intéressants du moment... et un citoyen exemplaire !
Texte paru sur Libération.fr
Henning
Mankell, le grand écrivain suédois, était à bord de la flottille qui
voulait dénoncer et briser le blocus de Gaza. Nous publions son journal
de bord en exclusivité en France. Il raconte l’assaut de l’armée
israélienne sur les navires, qui s’est terminé par neuf morts civils.
Il parle aussi de son transfert à terre et son emprisonnement en termes
sobres et précis.
Mardi 25 mai - Nice
«A 5 heures du
matin, je suis dans la rue à attendre le taxi qui m’emmènera à
l’aéroport. Pour la première fois depuis longtemps, E. et moi avons pu
prendre quelques jours de vacances ensemble. Au début, nous pensions
que ça irait jusqu’à deux semaines. Mais ça s’est réduit à cinq jours :
«Ship to Gaza» semble enfin prêt à appareiller et, comme prévu, je me
rends à Chypre pour me joindre au convoi.
«Le but de chaque
voyage est inscrit dans son point de départ. Voilà ce que je pense en
attendant le taxi. Comme convenu, j’ai réduit mon bagage à un seul sac
à dos qui pèse à peine plus de 10 kg. Le but de l’opération «Ship to
Gaza» est clair et net : forcer le blocus illégal qu’Israël impose à
Gaza. Depuis la guerre, il y a un peu plus d’un an, l’existence est de
plus en plus intolérable pour les Palestiniens qui vivent là. Les
besoins sont gigantesques rien que pour réunir les conditions d’une vie
digne de ce nom.
«Mais le but du voyage est plus clair et net
encore. Je pense : "L’action confirme la parole." Il est facile de dire
qu’on soutient, défend ou combat telle ou telle chose. Mais ce n’est
que dans l’action qu’on en apporte la preuve. Les Palestiniens,
contraints par les Israéliens à vivre dans cette misère, ont besoin de
savoir qu’ils ne sont pas seuls, et qu’on ne les oublie pas. Leur
existence doit être rappelée au reste du monde. Et nous profitons de ce
rappel pour apporter aussi quelques produits de base : médicaments,
unités de dessalement pour produire de l’eau potable, ciment.
Le
taxi arrive, nous convenons d’un prix - cher ! - et partons à travers
les rues désertes du petit matin, direction l’aéroport. C’est là, dans
le taxi, je m’en souviens à présent, que je prends mes premières notes.
Je ne me rappelle pas les mots exacts, mais la teneur, c’est que je
m’étonne de n’avoir peut-être pas vraiment jusque-là mesuré l’enjeu :
ce projet inspire une telle haine aux Israéliens qu’il est possible
qu’ils aient recours à la force pour empêcher le convoi de passer.
«Mais
cette pensée me quitte avant même l’arrivée à l’aéroport. Sur ce point
aussi, le projet a été défini de façon extrêmement claire et nette.
Nous agissons dans la non-violence, sans armes, sans volonté
d’affrontement. Si nous sommes empêchés d’avancer, la question devrait
pouvoir se régler sans que soit mise en danger la vie des participants.
Mercredi 26 mai - Nicosie
«Il
fait plus chaud qu’à Nice. Ceux qui doivent embarquer sur les bateaux -
qui vont nous attendre quelque part au large de Chypre - se rassemblent
à l’hôtel Centrum de Nicosie. C’est comme dans un vieux roman de Graham
Greene : des personnages hétéroclites réunis dans un coin perdu afin
d’entreprendre un voyage ensemble… Nous allons forcer un blocus
illégal. Ces mots sont répétés en différentes langues. Mais soudain,
les incertitudes se multiplient. Les bateaux ont été retardés, il y a
eu des problèmes, on ne sait pas encore à quel endroit doit avoir lieu
la jonction avec les six navires. La seule certitude, c’est que ça va
se passer en mer. Chypre refuse de laisser accoster nos bateaux. Israël
a dû exercer des pressions. Je note aussi des moments de tension entre
les différentes organisations qui ont la charge de ce projet délicat.
La salle du petit-déjeuner a été transformée en lieu de réunion top
secret. A un moment, on nous fait venir pour remplir un papier - nom et
coordonnées des proches à prévenir en cas de malheur. Tout le monde
remplit consciencieusement sa feuille. Puis on nous dit d’attendre.
C’est le mot qui revient le plus, au cours de ces journées. C’est comme
un mantra. «Attendre.» Alors on attend.
Jeudi 27 mai - Nicosie
«On attend. La chaleur est suffocante.
Vendredi 28 mai - Nicosie
«Soudain,
je me demande si ça va se terminer comme ça, si je vais devoir quitter
cette île sans avoir pu embarquer sur le moindre bateau. Il paraît que
les places manquent à bord. Qu’il y aurait des listes d’attente pour
participer à cette expédition solidaire. Mais l’aimable député K. et la
femme médecin S., qui sont mes compagnons suédois pour ce voyage,
contribuent à préserver la bonne humeur. Les voyages en bateau, c’est
toujours une galère. C’est ce que je me dis. Nous continuons à remplir
notre mission. Nous attendons.
Samedi 29 mai - Nicosie
«Soudain
tout va très vite. Nous allons - même si c’est encore évidemment
assorti d’un peut-être - embarquer à bord d’un bateau rapide afin de
rejoindre en mer les cinq autres navires du convoi pour ensuite faire
route ensemble vers Gaza. Nous attendons. Peu avant 17 heures, les
autorités portuaires nous autorisent enfin à embarquer sur un navire
qui s’appelle Challenger et qui va nous conduire à une vitesse de 15
nœuds jusqu’au point de ralliement, où nous allons embarquer sur le
cargo Sophia, qui attend déjà sur place. Il y a déjà beaucoup de monde
à bord du Challenger. Occupés à attendre, eux aussi. Ils sont un peu
déçus en nous voyant arriver tous les trois. Ils espéraient plutôt
quelques Irlandais, mais ceux-ci ont en définitive choisi de lâcher
l’affaire et de rentrer chez eux. Nous grimpons à bord, saluons les uns
et les autres et apprenons rapidement à nous conformer aux règles en
vigueur. On est à l’étroit, partout des sacs plastique contenant des
chaussures, mais l’ambiance est bonne et calme. Tous les points
d’interrogation paraissent soudain levés. A 17 heures pile, les deux
puissants moteurs diesel démarrent dans un bruit assourdissant. Nous
sommes partis.
23 heures
«Je me suis installé sur une
chaise, sur le pont arrière. Le vent ne souffle pas très fort, mais
assez pour que de nombreux passagers aient déjà le mal de mer.
Emmitouflé dans une couverture, je regarde le clair de lune dessiner un
chemin sur la mer, tout en parant le choc des vagues et en pensant que
la solidarité peut vraiment ressembler à tout et n’importe quoi. On ne
se parle pas beaucoup, à cause du bruit. La plupart des gens essaient
de dormir, ou de s’allonger au moins. Je me dis que pour l’instant, la
traversée est remarquablement paisible. Mais c’est un calme traître.
Dimanche 30 mai - la mer au sud-est de Chypre Nuit - 1 heure
«Lumières
papillotantes. Le capitaine, dont je n’arrive pas à retenir le nom, a
réduit la vitesse. Ces lumières qu’on voit scintiller à une certaine
distance de nous sont les fanaux de deux autres bateaux du convoi. Nous
allons maintenant rester à l’arrêt en attendant le lever du jour, quand
les gens pourront être transférés sur d’autres bateaux. Mais pour
l’heure, je ne trouve toujours aucun endroit où m’allonger pour dormir.
Je somnole, assis sur ma chaise mouillée. La solidarité naît dans
l’humidité et dans l’attente ; ainsi on contribue à ce que d’autres
aient un toit.
8 heures
«La mer s’est calmée. Nous nous
dirigeons vers le plus important bâtiment du convoi : un grand ferry
avec des centaines de personnes à bord. On a beaucoup discuté du fait
que les Israéliens allaient probablement concentrer leur action sur ce
navire.
«Mais quelle action ? C’est évidemment la question qu’on
rumine depuis le lancement du projet. Il n’y a aucune certitude. La
marine israélienne va-t-elle couler les bateaux ? Ou les refouler de
force ? Ou alors, la solution raisonnable, que les bateaux soient
autorisés à passer et qu’Israël regagne un peu de sa réputation de plus
en plus ternie aux yeux du monde ? On ne sait pas. Mais le plus
probable, c’est qu’on nous somme de faire machine arrière à l’approche
des eaux territoriales. Par l’intermédiaire de voix menaçantes,
relayées par des haut-parleurs, sur les bâtiments de la marine
israélienne. Si nous refusons d’obéir, on va vraisemblablement démolir
nos hélices ou nos gouvernails avant de nous remorquer jusqu’à un port
où ils pourront être réparés.
13 heures
«Grâce à une
échelle de corde, nous passons tous les trois sur Sophia, un vieux
cargo mangé par la rouille et manœuvré par un équipage plein d’amour.
Je compte environ 25 personnes à bord. Le chargement comprend entre
autres du ciment, de l’acier d’armature et des maisons préfabriquées en
bois. On m’indique une cabine que je vais partager avec le député
suédois. Après les longs jours passés à Nicosie, celui-ci m’est de plus
en plus comme un très vieil ami. Nous découvrons qu’il n’y a pas de
lumière électrique. Pour la lecture, ce sera une autre fois.
16 heures
«Le convoi est rassemblé. Les proues se tournent vers Gaza.
18 heures
«Nous
nous réunissons dans le coin repas improvisé entre les conteneurs et la
superstructure du cargo. Le Grec grisonnant qui répond de la sécurité
et de l’organisation à bord, en plus de la navigation, parle d’une voix
basse qui inspire une confiance spontanée. Le mot "attendre" ne fait
plus partie du vocabulaire. Nous approchons à présent. Mais de quoi ?
Nul ne sait ce que vont faire les Israéliens. Nous connaissons
seulement leurs déclarations menaçantes disant que le convoi sera
refoulé par tous les moyens. Mais qu’est-ce cela signifie ? Torpilles ?
Remorquage forcé ? Soldats largués par hélicoptère ? On ne sait pas.
Mais la violence, si violence il y a, ne sera pas de notre fait.
Au-delà de la légitime défense élémentaire, nous ne riposterons pas. En
revanche, nous pouvons compliquer la tâche à d’éventuels attaquants.
Alors on décide de dérouler du barbelé sur toute la longueur du
bastingage. On s’habitue au port du gilet de sauvetage. On organise des
tours de garde. On décide à quel endroit on se rassemblera si des
soldats devaient monter à bord. L’ultime bastion sera la passerelle de
commandement.
«Puis c’est l’heure du dîner. Le cuistot est un Egyptien, grand, costaud, qui a mal à une jambe. Sa cuisine est bonne.
Lundi 31 mai - 0 heure
«Je
participe au quart de bâbord entre minuit et 3 heures. La Lune est
encore grosse, même si des nuages la masquent par moments. La mer est
calme. Les fanaux scintillent. Les trois heures passent vite. Je
m’aperçois de ma fatigue au moment où l’on vient me relayer. Nous
sommes encore loin des eaux territoriales que les Israéliens pourraient
s’estimer en droit de défendre. Je devrais pouvoir dormir quelques
heures.
«Je bois du thé, bavarde un moment avec un homme
d’équipage grec dont l’anglais est vraiment terrible, mais qui tient
absolument à savoir de quoi parlent mes livres. Il est presque 4 heures
quand je me couche enfin.
4 h 30
«J’ai à peine le temps
de m’endormir que je suis réveillé à nouveau. En allant sur le pont, je
vois que le grand ferry est illuminé par des projecteurs. Soudain
j’entends des coups de feu. Je comprends qu’Israël a choisi
l’affrontement violent. Dans les eaux internationales.
«Une
heure exactement s’écoule avant qu’on ne voie approcher les puissants
canots pneumatiques noirs avec à leur bord des soldats masqués. Ils
prennent possession du cargo. Nous nous rassemblons là-haut sur la
passerelle de navigation. Les soldats veulent nous faire redescendre
sur le pont. Ils s’impatientent. Un homme met un peu trop de temps à
obéir et se prend illico une décharge de Taser dans le bras. Il tombe.
Un autre, trop lent lui aussi, est atteint par un tir de balle en
caoutchouc. Je pense que cela est en train de se produire à côté de
moi. C’est d’une réalité absolue. Des gens qui n’ont rien fait sont
harcelés comme du bétail et punis pour leur lenteur.
«On nous
regroupe et nous fait asseoir sur le pont. Nous y resterons pendant
onze heures, jusqu’à ce que notre bateau accoste en Israël. De temps à
autre, les soldats nous filment alors qu’ils n’en ont aucun droit. Je
veux noter quelques phrases, mais un soldat s’avance immédiatement et
me demande ce que j’écris. C’est la seule fois où je m’énerve. Je lui
rétorque que ça ne le regarde pas. Je ne vois que ses yeux. Je ne sais
pas ce qu’il pense. Mais il se détourne et s’en va. Onze heures
d’immobilité, entassés dans la chaleur, ça ressemble à de la torture.
Pour aller uriner, il faut demander la permission. Pour toute
nourriture, on nous donne des biscuits, des biscottes, des pommes. Nous
n’avons pas le droit de faire du café, alors que nous aurions la
possibilité d’en préparer sans bouger de notre place. Nous décidons
collectivement de ne pas demander aux soldats l’autorisation de
cuisiner. Sinon, ils nous filmeraient et ça servirait ensuite à montrer
qu’ils ont été généreux avec nous. Nous nous en tenons donc aux
biscuits. La situation tout entière est une humiliation totale.
(Entre-temps les soldats au repos ont traîné des matelas hors des
cabines et dorment sur le pont arrière.)
«Pendant ces onze
heures, j’ai tout le temps de me livrer à une synthèse. Nous avons été
attaqués en pleine mer, dans les eaux internationales. Cela signifie
que les Israéliens se sont comportés en pirates, pas mieux que ceux qui
sévissent au large de la Somalie. A partir du moment où ils ont pris
les commandes du navire et commencé à faire route vers Israël, on peut
dire que nous avons également été kidnappés. Cette intervention est
hors la loi, du début à la fin.
«Nous essayons de discuter entre
nous pour comprendre ce qui va arriver maintenant. Sidérés que les
Israéliens aient pu choisir cette "solution" qui les place, de fait, le
dos au mur. Qui les accule. Les soldats nous regardent. Certains font
semblant de ne pas comprendre l’anglais. En réalité, tous le
comprennent bien sûr. Il y a aussi quelques filles parmi eux. Elles ont
l’air embarrassé. Peut-être vont-elles être de celles et de ceux qui
fuient à Goa se droguer à mort après leur service militaire ? Ça arrive
tout le temps.
18 heures
«A quai, quelque part en Israël.
Je ne sais pas où. On nous fait descendre à terre. On nous oblige à
courir dans les rues, entre les soldats, pendant que la télé militaire
nous filme. Je pense que ça, précisément ça, je ne le leur pardonnerai
jamais. En cet instant, il n’y a rien d’autre dans mes pensées que des
salauds et des ordures.
«On nous sépare. Nous n’avons pas le
droit de communiquer. Soudain, voilà qu’un type du ministère israélien
des Affaires étrangères se matérialise à mes côtés. Je comprends qu’il
est là pour s’assurer qu’on ne me brutalise pas trop. Je suis malgré
tout assez connu en Israël, en tant qu’écrivain. Je suis traduit en
hébreu. Il me demande si j’ai besoin de quelque chose.
- "Oui. D’être libéré, et tous les autres aussi."
«Il ne répond pas. Je lui demande de partir. Il recule de quelques pas, mais ne s’en va pas pour autant.
«Je
n’avoue rien, bien évidemment. J’apprends que je vais être expulsé.
L’homme qui m’annonce cela ajoute qu’il apprécie mes livres. J’envisage
de m’arranger pour ne plus jamais être traduit en hébreu. C’est une
pensée qui n’a pas encore atteint son fond.
«Il règne une
atmosphère complètement chaotique dans cet "asile d’accueil". De temps
à autre, quelqu’un est frappé, jeté à terre, attaché, menotté. Je pense
plusieurs fois que personne ne me croira quand je raconterai tout ça.
Mais beaucoup d’yeux voient la même chose que les miens. Nombreux sont
ceux qui pourront témoigner. Nombreux, ceux qui vont devoir admettre
que ce que je dis est vrai.
«Un seul exemple suffira. A côté de
moi, un homme refuse brusquement de laisser prendre ses empreintes
digitales. Il accepte d’être photographié. Mais ses empreintes ? Il
considère qu’il n’a rien fait de mal. Il s’oppose, résiste. On le
frappe. Une fois à terre, il est traîné hors de la salle. Vers où ? Je
n’en sais rien. Quel mot dois-je employer ? Abominable ? Inhumain ? Il
n’y a qu’à choisir.
23 heures
«Nous, les trois Suédois -
le député, la femme médecin et moi-même -, sommes conduits dans un
centre de rétention. On nous sépare. On nous jette quelques sandwiches
qui ont un goût de vieille éponge à vaisselle. La nuit est longue. Mes
tennis me tiennent lieu d’oreiller.
Mardi 1er juin - après-midi.
«Soudain,
on nous réunit, le député et moi, et on nous annonce qu’on va nous
conduire à un appareil de la Lufthansa en vue de notre expulsion. Nous
refusons de partir tant qu’on ne nous aura pas dit ce qui va arriver à
S. En apprenant qu’elle est en route elle aussi, nous quittons notre
cellule.
«Dans l’avion, l’hôtesse me donne une paire de
chaussettes. Les miennes ont été volées par un des membres du commando
de soldats, à bord du bateau où j’étais.
«Un mythe s’écroule :
celui du soldat israélien courageux et sans reproche. Maintenant, on
pourra aussi dire d’eux que ce sont de minables voleurs. Je ne suis pas
le seul à avoir été dépouillé : argent, carte de crédit, vêtements,
baladeur, ordinateur, tout y est passé. Nous avons été nombreux dans ce
cas, à bord de ce bateau attaqué au petit matin par des soldats masqués
qui n’étaient rien d’autre que de vrais pirates.
«Tard le soir,
nous arrivons en Suède. Je parle à des journalistes. Puis je reste un
moment assis dans le noir devant la maison où j’habite. E. ne dit pas
grand-chose.
«Le lendemain, 2 juin, j’écoute le merle. Un chant pour ceux qui sont morts.
«Maintenant,
il y a tout ce qui reste à faire. Pour ne pas perdre de vue l’objectif,
qui est de lever le blocus de Gaza. Ça va se faire. Derrière ce but,
d’autres attendent. En finir avec un régime d’apartheid, cela prend du
temps. Mais pas une éternité.»
Ce texte est également publié aujourd’hui dans divers journaux, dont The Guardian, El País, Dagbladet, La Repubblica ou The Toronto Star.


Une excellente réponse aux critiques alarmistes entendues contre les femmes voilées est celle de Marc-Edourad Nabe ici :
http://www.dailymotion.com/video/xd6l85_burqa-niqab-quand-nabe-clash-benoit_webcam
Lectures Lu, dit, vu et... entendu Sommaire

La propagande, les vaccins, les médicaments
et le pouvoir pharmaco-médical
Un document à voir avant de vous faire vacciner, et surtout, de faire vacciner vos enfants.
Il dure une heure exactement et se regarde comme un excellent documentaire.
Si on ne l'était pas déjà, on en ressort définitivement vacciné contre toutes les propagandes !
http://artdevivresain.over-blog.com/article-vaccin-anti-h1n1-le-bilan-48081433.html
"Nous sommes culturellement des Gaulois et nous en sommes fiers"
L’appel de 14 députés UMP pour stopper l'immigration de peuplement
Posté par Novopress le 3 avril 2010
| On
pourra lire ci-dessous la réaction d'une minorité de députés du parti
UMP, qui gouverne actuellement la France, aux récents échecs électoraux
subis par son propre camp. Cet appel peut sembler une propagande électorale comme une autre, et pourtant il est bien plus que ça, puisqu'il signifie la rupture. Rupture avouée avec "un certain parisianisme politique bien pensant" qui nous assomme avec les bienfaits du métissage et du multiculturalisme indéfini depuis longtemps déjà, surtout depuis l'avènement du président Sarkozy, de son style "américain", de ses amis riches et puissants, de sa trahison des derniers restes d'esprit gaullien dans la formation politique qu'il anime... Vision d'une France et d'une Europe bariolées, mélangées, déracinées, "mondialisées" tout à fait adaptées à la petite élite technocratique, imbue de préjugés économistes, aux commandes de l'"entreprise France" et de son prêt-à-penser médiatique, mais qui est à mille lieux des sentiments populaires, ou de ce qu'il en reste malgré l'endoctrinement massif infligé au peuple par plusieurs décennies de social-libéralisme et d'anti-racisme culpabilisateur. Mais où est donc passé le peuple français ? - se demandait-on après l'ascension foudroyante du Sarko-team, qui prétendait penser pour lui, agir pour lui, résoudre tous ses problèmes, non des moindres ceux du mal-être identitaire aggravé par plusieurs décennies d'immigration irresponsable, en se contentant de le droguer un peu plus aux pilules du bonheur libéral-libertaire épicé de quelques slogans sécuritaires et anti-islamiques à l'emporte-pièce (ou au karscher)... Le peuple docile est encore là pourtant. On peut le tromper un peu, de temps en temps, mais pas complètement et tout le temps. Il boude et il gronde. Il s'abstient ou vote Front national... Alors nos 14 dissidents essaient, bien tard et bien timidement, de le re-présenter... Est-ce une basse manoeuvre électoraliste de plus, un simple contre-feu face au FN renaissant ? Si tel était le cas, l'initiative serait mort-née, n'en doutons pas... Est-ce le commencement d'une véritable réponse aux attentes des Français, des Européens de souche ? On demande à voir : on attend un projet concret, des alliances politiques transversales significatives et des initiatives populaires qui fassent vaciller les partis institutionnels sur leur base d'argile. On attend surtout que la réflexion aille beaucoup plus loin dans le sens d'une rupture avec le système idéologique et politico-économique qui a conduit l'Europe dans l'ornière d'une africanisation et d'une asiatisation partielle de ses grandes villes où nul ne la contraignait si ce n'étaient les exigences d'un capitalisme apatride et irresponsable avec lequel, précisément, il nous faut rompre en faveur d'une économie enracinée, fondée sur les impératifs de préférence locale, nationale et européenne. Au demeurant, lier la question urgente du combat contre l'immigration de peuplement aux seules questions de l'emploi, des 35 heures et de la sécurité paraît plus qu'un peu court ! Dans le même sens, celui d'une réflexion propre à inverser les tendances actuelles : au vu de l'échec des politiques assimilationnistes depuis au moins trente ans, prôner l'assimilation intégrale et sans nuance nous semble totalement irréaliste et, accessoirement, injuste vis-à-vis des communautés qui, comme les Chinois ou les Turcs, s'intègrent relativement bien sans pour autant s'assimiler à la culture "gauloise" ou à sa sœur germanique. Ce qu'il faut à l'Europe d'aujourd'hui, c'est une mesure de communautarisme contrôlée par l'application d'une préférence et d'une souveraineté européennes inaliénables. La France et l'Europe ne devraient pas perdre de temps à vitupérer, à menacer d'interdire la burqa, le turban sikh, la kippa ou toute autre signalétique communautaire, mais elles doivent naturellement se réserver d'en réglementer l'usage selon les normes applicables à leur espace public. En bref, nos 14 mousquetaires ont encore un bon bout de chemin réflexif à faire s'ils veulent devenir convaincants et "populaires" au vrai sens du terme. L'Esprit Européen |
Dans Valeurs actuelles du 25 mars dernier, quatorze députés UMP emmenés par Philippe Meunier, élu du Rhône, ont cosigné un appel intitulé « Ce que les Français nous ont rappelé aux régionales – Respectons l’engagement de 2007 ». Voici ce texte qui en appelle à « mettre fin à un certain “parisianisme politique bien-pensant” ». Un véritable appel à une refondation de la politique gouvernementale.
La crise mondiale ne saurait expliquer à elle seule l’échec électoral de la majorité présidentielle. Par son vote et son abstention, le peuple a signifié par trois fois (élections municipales, européennes et régionales) son intention de voir ses attentes prises en compte pour son avenir et celui de ses enfants.
Notre
peuple a une identité et il exige qu’elle soit respectée. Nous sommes
culturellement des Gaulois et nous en sommes fiers. Cela ne signifie
pas vouloir se recroqueviller sur soi ou avoir une vision ethnique
étriquée du peuple français. Au contraire, cela marque l’affirmation
d’une chance d’exister dans une mondialisation qui tend à niveler les
peuples et les nations.


La mode avait démarré d’un coup. Plusieurs dames du
quartier avaient été tondues le matin même, des personnes plutôt
gentilles qu’on connaissait bien, avec qui on bavardait souvent sur le
pas de la porte les soirs d’été, et voilà qu’on apprenait – dites-donc
– qu’elles avaient couché avec des soldats allemands ! Rien que ça !
On
a peine à croire des choses pareilles ! Des mères de famille, des
épouses de prisonnier, qui forniquaient avec des boches pour une
tablette de chocolat ou un litre de lait. En somme pour de la
nourriture, même pas pour le plaisir. Faut vraiment être salopes !
Alors comme ça, pour rire, les patriotes leur peinturluraient des croix
gammées sur les seins et leurs rasaient les tifs. Si vous n’étiez pas
de leur avis vous aviez intérêt à ne pas trop le faire savoir, sous
peine de vous retrouver devant un tribunal populaire comme il en
siégeait sous les préaux d’école, qui vous envoyait devant un peloton
également populaire. C’est alors qu’il présidait un tribunal de ce
genre que l’on a arrêté l’illustre docteur Petiot – en uniforme de
capitaine – qui avait, comme l’on sait, passé une soixantaine de
personnes à la casserole. Entre parenthèses, puisqu’on parle toubib, je
ne connais que deux médecins ayant à proprement parler du génie, mais
ni l’un ni l’autre dans la pratique de la médecine : Petiot et Céline.
Le premier appartient au panthéon de la criminologie, le second trône
sur la plus haute marche de la littérature.
libération
de mon quartier, souvenir lié à une image enténébrante : celle d’une
fillette martyrisée le jour même de l’entrée de l’armée Patton dans
Paris. Depuis l’aube les blindés s’engouffraient dans la ville.
Terrorisé par ce serpent d’acier lui passant au ras des pattes, le lion
de Denfert-Rochereau tremblait sur son socle. Édentée, disloquée, le
corps bleu, éclaté par endroits, le regard vitrifié dans une expression
de cheval fou, la fillette avait été abandonnée en travers d’un tas de
cailloux au carrefour du boulevard Edgard-Quinet et de la rue de la
Gaité, tout près d’où j’habitais alors. Il n’y avait déjà plus personne
autour d’elle, comme sur les places de village quand le cirque est
parti. Ce n’est qu’un peu plus tard que nous avons appris, par les
commerçants du coin, comment s’était passée la fiesta : un escadron de
farouches résistants, frais du jour, à la coque, descendus des maquis
de Barbès, avaient surpris un feldwebel caché chez la jeune personne.
Ils avaient – natürlich ! – flingué le chleu. Rien à redire. Après quoi
ils avaient férocement tatané la gamine avant de la tirer par les
cheveux jusqu’à la petite place où ils l’avaient attachée au tronc d’un
acacia. C’est là qu’ils l’avaient tuée. Oh ! Pas méchant. Plutôt,
voyez-vous, à la rigolade, comme on dégringole des boîtes de conserve à
la foire, à ceci près : au lieu des boules de son, ils balançaient des
pavés. Quand ils l’ont détachée, elle était morte depuis longtemps déjà
aux dires des gens. Après l’avoir balancée sur le tas de cailloux, ils
avaient pissé dessus puis s’en étaient allés par les rues pavoisées,
sous les ampoules multicolores festonnant les terrasses où s’agitaient
des petits drapeaux et où les accordéons apprivoisaient les airs
nouveaux de Glen Miller. C’était le début de la fête. Je l’avais
imaginée un peu autrement.
Après ça je suis rentré chez moi, pour
suivre à la T.S.F la suite du feuilleton. Ainsi, devais-je apprendre,
entre autres choses gaies, que les forces françaises de l’intérieur
avaient à elles seules mis l’armée allemande en déroute. Le Général De
Gaulle devait, par la suite, accréditer ce fait d’armes. On ne l’en
remerciera jamais assez. La France venait de passer de la défaite à la
victoire, sans passer par la guerre. 



Source: http://www.aljazeera.net/NR/exeres/FDA7820E-DB70-4B9A-BF89-9A17EE7F9348.htm/
| Depuis mars 2003, le total des pertes américaines en Irak atteint 4.306, selon un bilan établi à partir du site www.icasualties.org Ce sont là les chiffres officiels. Et ils sont en augmentation régulière : pour le seul moi de mai 2009, 24 soldats usaméricains sont tombés au combat ou dans des accidents. C'est bien peu, jugera-t-on, par rapport au chiffre des victimes irakiennes de cette guerre d'occupation qui s'élève, selon la plupart des estimations, à plusieurs centaines de milliers de morts, voire dépasse le million depuis longtemps. Mais les pertes américaines, d'après une enquête dévoilée sur la chaine Aljazeera, seraient beaucoup plus lourdes si l'on tient compte de celles subies par les nombreux mercenaires employés pour la protection, la sécurité et des missions de combat (ils étaient 160 000 hommes au dernier compte), auxquelles il faut ajouter les morts civils des très nombreux employés étasuniens et étrangers travaillant dans les services logistiques divers. Le coût global de cette guerre est également beaucoup plus élevé que la douzaine de milliards de $ admise officiellement. Voici quelques extraits de cet article de réinformation qui devrait faire dresser les cheveux sur la tête à tout citoyen de ce pays déjà plus qu'au bord de la faillite s'il les connaissait... Oui mais voilà, les statistiques officielles sont là, comme d'habitude, pour minimiser l'horreur lorsqu'elle apparaît dans notre camp et la maximiser lorsqu'elle provient du camp adverse. |
La guerre en Irak appartient à ce qu'on appelle une guerre asymétrique, c'est-à-dire une guerre de libération ou de partisans. Pour déterminer le rapport des tués aux blessés, nous avons tenu compte et fondé notre recherche sur les rapports officiels de l'armée américaine donnant le nombre des tués et des blessés depuis 2003 et jusqu'à la fin de 2008. Le nombre des blessés enregistrés auprès du ministère des anciens combattants pour les motifs les plus divers (couverture sociale, demande de soins et d'indemnités…) est de 224.000. Sur la base de un tué pour sept blessés, le nombre de tués serait de 32.000.
Ce
chiffre est confirmé par de nombreuses sources fiables et de
commissions américaines indépendantes. En tête de
ces commissions, il y a la Commission Baker-Hamilton,
désignée par le Congrès, qui a été
aidée par 183 experts civils et militaires et qui a produit un
premier rapport, reconnaissant pour la première fois que "le
nombre d'attaques au mois d'octobre 2006, a atteint le chiffre de 180
par jour et celui des tués 102". Un autre rapport
américain qui n'est pas moins important donne une idée
sur les pertes réelles américaines. Il émane du
GAO (Government Accountability Office) en date du 23 juillet 2008 et
qui donne pour la première fois le nombre d'attaques
exécutées par la résistance irakienne: 164.000
attaques considérées comme importantes et violentes, ce
chiffre ne comprenant pas les attaques effectuées au sud et
à l'est du pays.
Ainsi,
en ajoutant les 300 militaires tués lors des premières
semaines de l'invasion américaine et jusqu'au mois d'avril 2003,
les 1315 tués des entreprises de mercenaires, le nombre total
des tués américains en Irak serait de 33.615, et ce
jusqu'à la fin de 2008. On ne dispose pas par contre
d'informations fiables sur le nombre de tués dans "les missions
hors combat", les suicidés ou les blessés morts dans les
hôpitaux allemands ou lors de leur évacuation, et qui
traditionnellement ne sont pas comptés dans les morts officiels.
Le coût matériel, financier et économique de la guerre en Irak n'est pas moins important. Il est même plus important dans le cas des USA, compte- tenu des conditions de son financement. En 2003, le coût était estimé à 4,4 Milliards $. En 2008, il monte 12 Milliards $. Selon des sources américaines, notamment la commission économique conjointe du Congrès américain, l'étude Joseph Stiglitz, lauréat 2001 du prix Nobel d’Economie, professeur d’économie à l’Université de Columbia et co-auteur, avec Linda Bilmes, de The Three Trillion Dollar War : The True Costs of the Iraq Conflict. Effectué sur la base de documents officiels et avec le concours de l'organisation des anciens combattants. C'est une guerre à 3000 milliards $. Ce coût comprend les opérations, y compris les salaires du personnel militaire et des mercenaires, plus le coût du matériel, équipements et armements (blindés, chars, hélicoptères, avions) dont la moitié est devenue obsolète et le restant nécessitant des réparations et des remises en état pendant cinq ans comme le signale le rapport Baker-Hamilton- dans sa recommandation 48. Ce coût comprend aussi les dépenses engagées pour la couverture sociale et médicale des militaires blessés ainsi que des intérêts des emprunts faits pour le financement de la guerre, hors budget officiel.

En résumé: Nombre de tués de 2003 à 2008: 33.615 Nombre de blessés de 2003 à 2008: 224.000 Nombre d'attaques de la résistance irakienne de 2003 à 2008: 164.000, non comprises celles effectuées dans l'Est et le Sud du pays. Coût financier 3Trillions $.
Je ne prétends pas être parvenu à
des résultats d'une précision absolue mais ces résultats proviennent de sources exclusivement américaines.
Je n'ai pas mentionné les pertes immatérielles en rapport
avec l'effondrement du moral des troupes, la montée du niveau de
haine contre les USA dans le monde, de son discrédit et celui de
son discours sur la démocratie, son influence et sa place dans
le monde…en plus de la montée du chômage, de
l'endettement. Il est attendu que juste après la fin de la
guerre ou peut-être après le retrait des troupes
américaines des villes, on ait un bilan officiel de cette guerre.
Traduit de l'arabe par Ahmed Manai www.tunisitri.net/ http://rsistancedespeuples.blogspot.com/
*
Fallait-il qu'un président de la République française assistât| Est-il
normal qu'un président de la République,
représentant suprême de tous les Français,
participe au dîner officiel d'une organisation censée
représenter une communauté religieuse qui ne constitue
que 1% de la population française ? Une majorité de
Français, si l'on en croit le sondage ci-dessous, pense que
cette présence est déplacée. Pour être
équitable, le Président devrait assiter aux dîners
de toutes les communautés ethniques, politiques ou religieuses
désireuses d'avoir un tel hôte de marque à leur
table. La table des évêques de France, des pasteurs
calvinistes, des imams de France et pourquoi pas celle des Druides bretons, des bouddhistes
et des Maliens de Paris...? Ce serait impossible sauf à passer son temps à naviguer d'une table à l'autre, un comble pour un président qui n'apprécie guère la bonne chère à la différence de son prédécesseur. Ce serait aussi incompatible avec la dignité qui sied à la fonction dans une République qui ne se veut pas trop bananière. Ce serait surtout aller à la rencontre des Français (ou de tels ou tels de leurs représentants) en tant que faction, que fraction de l'ensemble, rechercher ce qui les différencie et les divise plutôt que ce qui les rassemble. Mais ce faisant, comme il ne négligerait aucune communauté, aucune orientation religieuse, idéologique ou politique, on ne pourrait lui reprocher de se montrer partisan. Ce n'est pas le cas. En assistant au dîner très politique du Conseil Représentatif des Juifs de France, le Président de la République française montre à tous les Français que pour lui certaines communautés, et une tout particulièrement, comptent plus que les autres. Geste d'autant plus déplacé que le CRIF ne représente pas tous les juifs de France, loin s'en faut, mais qu'il incarne la tendance la plus dure parmi eux, celle qui, dans le conflit actuel en Palestine, soutient inconditionnellement l'État sioniste d'Israël, celle qui excuse, appuie, encourage les terribles massacres de civils qui se sont déroulés en décembre et janvier derniers et qui n'étaient qu'un épisode de cette barbarie sans fin. C'est ce moment-là que notre président choisit pour poser au milieu des va-t-en-guerre, des affameurs et des épurateurs ethniques, au lieu de fréquenter le camp de la paix, au lieu de protester face à l'horreur qui a suscité une vague d'indignations à travers le monde, de faire pression dans le sens d'une réparation, d'un apaisement et d'un règlement équilibré de ce conflit qui n'a que trop duré et menace, par l'effet d'une réaction en chaîne, de nous entraîner dans une véritable guerre mondiale !? Oui, c'est bien ce moment là que le président "de tous les Français" choisit pour s'attabler avec les suppôts de la guerre et des massacres en parlant de la "montée de l'antisémitisme en France" (la sempiternelle pleurnicherie de crocodile qui tente de cacher la vraie douleur des Palestiniens...) Doit-on s'en étonner ? Non, on ne s'étonne plus de rien avec ce petit Monsieur bling-bling qui se remue tant pour faire si peu, qui brade la tradition d'indépendance de la politique étrangère (gaullienne) française, qui aligne nos soldats derrière l'Oncle Sam pour appuyer les sales guerres qu'il déclenche un peu partout, mais qu'il ne peut gagner au bout du compte, comme il ne le pouvait au Vietnam. Sarkozy laissera le souvenir du président qui aura poussé la France dans le camp des futurs vaincus. Les Français, même s'ils sont parfois les veaux dont parlait de Gaulle, finiront par s'en rendre compte et le renvoyer très vite à ses petites affaires personnelles du côté de Cap Nègre ou de New York où le portent ses désirs, ostensiblement beaucoup plus que du côté de l'intérêt général des Français et des Européens dont il ne se soucie guère. P.K., 04/03/09
AnnexeDeux petites vidéos à regarder, accablantes pour le "sarkosionisme", avant qu'elles ne soient éventuellement frappées par la censure : L'une souligne l'israélolâtrie du président sur fond de guerre sanglante (NB: la video n'apparaît qu'en copiant l'adresse suivante dans l'en-tête de votre navigateur) : http://www.youtube.com/watch?v=B1KLwO_0DQA L'autre revient, de manière lyrique -et avec quelques fautes d'orthographe- sur les enfants victimes de cette barbarie : http://www.truveo.com/Massacre-en-palestine/id/490443807 Et juste au dessous du sondage, vous pourrez lire l'excellent article paru sur le site Mecanopolis et repris par Alterinfo à propos de cet infâme apparition présidentielle au dîner du CRIF. |
Source : Mecanopolis. Les mécanismes du mensonge et de la domination, mardi 3 mars 2009
L’antisémitisme a été la préoccupation dominante lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), exprimée aussi bien par le président Sarkozy, le président du CRIF Richard Prasquier, ainsi que Dalil Boubakeur, recteur de la grande Mosquée de Paris et chef de poste des services algériens en France (1).
« L’antisémitisme est de retour, en
janvier 2009, il y a eu trois cent cinquante-deux actes antisémites de
toutes sortes, à comparer à quatre cent soixante actes environ pour les
années entières de 2007 ou 2008 » a déclaré Prasquier dans son discours.
Ce dernier n’a évidemment pas parlé du soutien inconditionnel du « grand » rabbin de France Gilles Bernheim à Tsahal (l’armée de l’État juif), pendant l’offensive israélienne à Gaza au début de l’année, lors de manifestations publiques, et qui, pendant l’une de ces logorrhées dont il a le secret, allait même jusqu’à déclarer au quotidien Libération, le 9 janvier 2009, que « la seule préoccupation de l’armée israélienne est de préserver, avec amour et courage, l’idée d’humanité pour tous les hommes. » N’est-ce pas là, pour le représentant des Juifs en France, un discours qui
Sarkozy, Prasquier et Boubakeur au dîner du CRIF, le 2 mars 2009 dépasse largement le cadre de ses fonctions ?
Qu’aurions-nous pas entendu si le Conseil Francais du Culte Musulman (CFCM) s’était exprimé en faveur de la résistance palestinienne ?
Mais on aurait tort de penser que le rabbin Bernheim se paie notre tête. Ses déclarations, par une sorte de stratégie de la confusion, suivent un but précis : créer l’amalagame dans l’imaginaire collectif, et pourquoi pas ensuite dans le code pénal (2), entre judaïsme et sionisme, de sorte à pouvoir ensuite brandir l’épouvantail de l’antisémitisme en accusant systématiquement de judéophobie tous ceux qui auraient l’outrecuidance de manifester un désaccord à l’encontre de la politique d’épuration ethnique du peuple palestinien planifié par l’État d’Israël. Car c’est bien l’objectif des dirigeants politiques, économiques et religieux sionistes : soutenir coute que coute l’État hébreu. Une ligne de conduite qui ne représente certainement pas celle de la majorité des juifs en France, dont le CRIF se soucie assez peu de savoir ce qu’ils pensent. Le procédé n’est ni nouveau, ni subtil, mais il ne manquera pas de trouver ses relais dans les médias et la classe politique, soumise depuis bien longtemps au diktat du lobby sioniste (ne doutons pas que le PCF et Les Verts redoublent de vigilance après s’être fait interdire de dîner (3)).
Ce qui est nouveau, par contre, c’est la volonté du CRIF à vouloir contrôler Internet, le dernier espace propre à une relative liberté d’expression. Pendant son discours, Prasquier à dénoncé la « propagande » sur la Toile, qui « utilise des prétextes, comme le conflit à Gaza ou la crise financière pour diffuser des rumeurs à caractère antisémite ».
Selon Prasquier, dénoncer les crimes de guerres commis par l’armée israélienne, l’utilisation d’armes à uranium à l’encontre des Gazaouis par les forces sionistes, la déportation de 1′500 palestiniens de Jérusalem, les implications du financier Madoff avec le Mossad, ce sont des « rumeurs» qu’il est urgent de faire disparaître du web.
Là où Prasquier à peut-être raison, c’est qu’avec la crise financière les populations de France et d’ailleurs pourraient se réveiller moins imbéciles qu’il ne le pense, et, à l’avenir, être moins tolérantes à l’égard des manipulations de toutes sortes. Il serait sage, sinon même urgent, pour les propagandistes de l’idéologie sioniste, de songer à ne pas verser la goutte d’eau qui pourrait faire déborder le vase.
Mecanopolis
Que Boubakeur soit un traître, mis en place par Sarkozy, avec la bénédiction du Général Mohamed Lamine Mediene, alias Toufik, et qu’il se soit acoquiné au lobby sioniste, nous le savions depuis longtemps. Qu’il se compromette au dîner du CRIF, alors qu’il entend représenter les musulmans français, n’est qu’une vaste farce destinée à promouvoir un « Islam de France », cette chose immonde, nulle et non avenue, qui n‘existe que dans le fantasme de quelques suspects islamophobes.
Ndlr : Des amis (Pierre Albuisson et Christian Mandon, que
nous remercions au passage) nous ont retransmis aujourd'hui
(17/02/09) ce courrier daté du 28 janvier 2009. Nous
nous empressons de le communiquer à nos
lecteurs pour qu'ils prennent la mesure de l'effondrement du
modèle américain et de la puissance étasunienne
qui servent encore de référence non seulement à
tout unestablishment politico-médiatique qui évolue dans
le sillage de notre américanolâtre président
français, mais aussi à bon nombre de gens en Europe
et ailleurs qui croient bon d'envoyer leurs enfants étudier
là-bas, et qui persistent à penser que sous
l'égide de l'Oncle Sam, la démocratie, la paix, le
progrès social, économique et scientifique vont
progresser indéfiniment dans le monde face aux barbares que l'on
rencontre dans "le reste du monde" (Russes, Chinois, Arabo-musulmans,
Latinos... et même Européens).
Il est temps d'ouvrir les yeux : le
rêve américain est bel et bien devenu un cauchemard. Obama
n'y changera rien : après les gesticulations sanglantes du
dernier cow-boy Bush, il ne lui reste que le rôle de fossoyeur du
cadavre étasunien. D'autres nous l'ont déjà
annoncé, comme PaulCraig Roberts dans nos pages,
mais Catherine l'a vécu et elle le raconte. Ce n'est qu'un cri
du coeur, un peu naïf parfois, à propos de la France
notamment, un peu moins mal lotie, certes, mais pas si belle non plus
depuis qu'elle se mire au mirage du libéralisme. Mais son
analyse est réaliste, et la douche froide d'un retour au
réel est ce dont nous avons le plus besoin au sortir de ce
mauvais rêve. Écoutons-la
en souhaitant que meure enfin cette illusion qui nous a -du moins pour
beaucoup d'entre nous- si longtemps détourné de nous-
mêmes et des vraies richesses du monde.
ou avant la fin de leurs études,
faute de pouvoir payer les premières primes de leur prêt étudiant pourtant
"garanti" pour une scolarité longue de 7...10 ans ... mais qu'ils
devront quand même rembourser "à fond" sur 15 ou 20 ans dès qu'ils auront
trouvé un (petit) job !
Obama : la dernière cartouche ?
> Ils sont un "eden virtuel" placé sous
le signe de la religion, du "tout beau, tout gentil"...mais où les
sheriffs tirent dans le dos des délinquants (surtout si ils ne sont pas blancs
ou propres sur eux) et où les gosses se promènent dans les écoles avec des
couteaux ou des armes !
Pourquoi laisserions-nous au Congrès tout le plaisir ? Vous aussi pouvez créer votre propre " plan de stimulation économique ". Comment faire ? Il suffit de se conformer aux cinq étapes de base suivantes :
Étape 1 : Faire une liste de 1000 pages de tous les trucs que vous désirez acheter
Il suffit de taper la liste de tout ce que vous avez toujours voulu sans pouvoir vous le permettre : Voitures, vêtements de luxe, bijoux, grande maison avec piscine, tableaux de maîtres sur les murs, vacances exotiques, jet privé ... le royaume des cieux étant la limite !
Étape 2 : Allez faire vos courses avec votre carte de crédit
Cette étape est facile : Prenez votre carte de crédit et hâtez-vous vers les centres commerciaux. Achetez tout le fourbi écrit sur votre liste de 1000 pages. Laissez s’accumuler tout le crédit que vous souhaitez !
Étape 3 : Imprimez de la fausse monnaie pour rembourser la carte de crédit
Voici la phase vraiment géniale : Faites simplement ce que fait la Réserve fédérale ! Procurez-vous une planche à billets du Trésor étasunien et démarrez comme un fou l'impression de billets de 100 dollars !
Étape 4 : Remboursez la carte de crédit avec la fausse monnaie
Prenez ensuite tous les faux biftons que vous avez imprimé et déposez-les sur votre compte bancaire. De là, remboursez simplement votre carte de crédit. Voilà ! La dette a disparu par magie !
Étape 5 : Recommencez !
Surtout ne vous arrêtez pas après avoir fait ça juste une seule fois. Votre économie personnelle peut être très franchement stimulante. Ayez recours à votre méthode de stimulation économique tous les mois pour acheter tous ces machins dont vous n'avez pas vraiment besoin, tout en les payant avec de l'argent créé à partir de rien !
Ah ouais, et ne vous souciez pas de léser quelqu’un avec la fausse monnaie que vous injectez dans la masse monétaire. Ils seront tous renfloués par la Fed de toute façon, non ? Gardez votre planche à billets sous pression !
Que faire à l’arrivée du Services Secret chez vous ? Leur dire simplement que c’est au sujet de l'EMPLOI ! Vous êtes en train de créer des EMPLOIS ! Comme les emplois de tous ces gens chez le concessionnaire automobile, des magasins de chaussures et de la compagnie de jet privé, que vous avez engagé pour votre voyage autour du monde. Tous ces gens ont du boulot grâce à votre plan de stimulation économique, pas vrai ? Qui pourrait ergoter contre ça ?
Et en plus, vous pouvez leur dire : " C'est mieux que de ne rien faire, n'est-ce pas ? " Ces types du Service Secret voudraient apparemment que vous restiez juste assis à ne rien faire. C'est idiot quand on peut faire ronfler la planche à billets et créer des EMPLOIS !
À quel point ce plan peut-il être stupide ? Maintenant, bien évidemment, cet article est entièrement parodique ... à moins que ce ne soit ? Parce que, si on y réfléchit, c'est exactement ce que le Congrès vient de permettre pour la nation ! Une nouba de dépenses folles, payées avec de la fausse monnaie sortie tout simplement du néant, comme si la Fed étaient en train de diriger une grande opération de contrefaçon.
Techniquement, la Fed est en train de faire tourner une opération de falsification. La seule différence entre la sienne et la votre, c'est que la sienne est légale.
Ce qui démontrer précisément que, si vous faites de la fausse monnaie, ne vous limitez pas, pensez grand ! Falsifiez la monnaie de la nation toute entière ! Et puis, avec l'aide d'assez de politiciens, votre contrefaçon devient magiquement connue sous le nom de " politique budgétaire ! "
Par ailleurs, en tant qu'auteur de cet article satirique, je suis le gars qui a écrit la chanson super-populaire, I Want My Bailout Money (Je veux mon pognon de renflouage).
Peut-être y aura-t-il une relance appelée Je veux mon plan de stimulation économique !
Original : http://www.naturalnews.com/025619.html
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Le Premier
ministre, François Fillon, a réuni et présidé, vendredi 16
janvier 2009, un comité interministériel de
lutte contre le racisme et l’antisémitisme,
en présence de nombreux ministres dont Xavier Darcos, ministre de
l'Education nationale, qui se trouvait en Israël
du 13 au 15 décembre 2008 afin que
"l’Holocauste soit évoqué de manière
soutenue et organisée dans nos enseignements en
France". Ce comité a été convoqué mardi
13 janvier 2009 en vue de "calmer les
choses" face au risque d'importation en
France des événements liés au conflit
israélo-palestinien. A un jour de 3
manifestations pour l'arrêt de la guerre dans la
Bande de Gaza, dont une marche sur l'ambassade
d'Israël à Paris débutant
place du Châtelet samedi 17 janvier 2009,
François Fillon a souhaité "renforcer les
procédures judiciaires et les moyens de la
justice pour faire en sorte que tous ceux qui
commettent des actes antisémites et
racistes
soient dans les meilleurs délais interpellés,
traduits devant la justice et punis".
François Fillon a également déclaré qu'il
faut des "juges formés" sur ces
sujets." Déjà, tous les tribunaux de
grande instance TGI disposent d'un magistrat
référant qui a été nommé pour assister et
orienter le procureur de la République dans les
affaires d'antisémitismes. À Bordeaux, siège de
l'Ecole nationale de la
Magistrature ENM, ce sont des membres
du Conseil
représentatif des institutions juives de France CRIF qui
forment les magistrats à la lutte contre
l'antisémitisme qui est une priorité nationale
pour Nicolas Sarkozy,
président de la République. François Fillon a
également annoncé un renfort important des
effectifs policiers lors de ces 3 manifestations
"pro-palestiniennes". A Paris, tous les
policiers nommés dans la capitale sont formés
à la lutte contre l'antisémitisme et doivent
faire un passage obligatoire dans les locaux du Comité français pour Yad Vashem présidé
par Richard Prasquier, également
président du Conseil
représentatif des institutions juives de France CRIF.
François Fillon a demandé à Michel Boyon,
président du Conseil supérieur de
l'audiovisuel (CSA) et à la présidente
du Forum des droits sur
Internet, Isabelle Falque-Perrotin, de
conduire "un travail plus approfondi"
sur les "appels à la haine" diffusés
sur les chaînes de télévision, les radios
communautaires ou les sites web et les très
nombreux blogs. Depuis le samedi 27 décembre
2008, début de la guerre déclarée par Israël
contre le Hamas dans la Bande de Gaza dans le
cadre de l'opération militaire israélienne
"plomb durci", la grande majorité des
médias numériques français autocensure leur
forum de discussions, certains les ayant fermés.
Le quotidien "Libération", le journal
gratuit "20 Minutes", l'Express,
Yahoo.fr et LCI ont fermé leurs sites à tous
les commentaires sur le conflit. Dans un
communiqué publié le jeudi 8 janvier 2009 le Bureau National de Vigilance Contre
l'Antisémitisme BNVCA, présidé par le
commissaire de police honoraire, Sammy Ghozlan,
avait salué cette autocensure lié à
l'antisémitisme. Sammy Ghozlan avait déclaré :
"Pour avoir fermé leurs sites, les médias
sont accusés d’atteinte à la liberté
d’expression par ceux qui profitant de
l’anonymat que procure l’internet,
défoulent leur haine antijuive, considérant
encore que l’antisémitisme est une
opinion". François Fillon a aussi déclaré
: "On n'est pas en Israël, on n'est pas en
Palestine, on est en France. Et en France, il n'y
a pas de communautés, parce que chacun est un
citoyen égal devant la loi"
.
- Pourtant, selon toutes les apparences, ne pourrait-on penser que certains sont un peu plus "égaux" que les autres devant la loi ? - Que nenni ! Illusion d'optique suscitée par votre poussée de fièvre antisémite. Il faut vous soigner !

*
Un art de la modernité d’acier :
l’avant-garde russe
En France l’avant-garde russe a été révélée par l’exposition Paris-Moscou de 1979 au centre Georges Pompidou. La collection Georges Costakis, un chauffeur d’ambassade à Moscou devenu collectionneur, collection exposée au Musée Maillol redonne à voir ce moment de création foisonnant qu’a été la peinture russe des années 1910 à 1930.

Dans les 200 œuvres rassemblées, les tendances sont diverses, futurisme et cubo-futurisme, suprématisme, constructivisme, mais aussi – rarement – du semi-figuratif ou du figuratif « alternatif ». La période est celle de la rupture de notre monde, du passage de la première modernité, optimiste, celle des premières expositions universelles, à la seconde modernité, celle de la Grande Guerre, des grandes espérances révolutionnaires, mais très vite, de la terreur bolchévik et de la normalisation artistique. Avec une guerre mondiale suivie de deux révolutions – bourgeoise et communiste - et d’une guerre civile, avouons que les russes n’ont pas manqué de bouleversements historiques et donc de source d’inspiration artistique.
En France, le courant, ou plutôt les courants de l’avant-garde russe n’ont été connus que tardivement ; ils ont eu peu d’influence avant les années 80 avec toutefois quelques exceptions dans les années trente, avec les groupes Cercle et Carré (Michel Seuphor, Joaquim Torrès-Garcia,…), puis Abstraction-Création (Auguste Herbin et autres), des groupes qui ont donné quelque idée du sens profondément européen du travail des artistes russes et de ses résonances possibles dans la vieille Europe (puisque la Russie est toujours en un sens une jeune Europe).

Pourtant, avant 1914, les échanges artistiques entre la Russie et l’Europe occidentale notamment la France étaient nombreux avec par exemple la présence d’artistes russes tels Léon Bakst et Mikhail-Michel Larionov (qui s’installera à Paris en 1914) au salon d’automne de 1906 à Paris.
Dans cette avant-garde russe, on connait un peu Kazimir Malevitch, Vladimir Tatline, Eliezer Lissitzky, mais bien d’autres sont à découvrir. Quelques jalons dans l’exposition Maillol sont incontournables : Ivan Koudriachov, Construction d’un mouvement rectiligne, 1925 (huile sur toile), Lioubov Popova, Architectonique picturale, 1918-19 (huile sur toile) – il s’agit de deux toiles exposées qui portent le même titre, Alexandre Rodtchenko, Composition 125, 1920 (huile sur toile), une extraordinaire composition en noir et blanc, de Rodtchenko encore, Le cirque, 1935 (huile sur toile), - Alexandre Rodtchenko, artiste total, fut aussi sculpteur, photographe (La jeune fille au Leica…), Antonina Sofronova, Composition géométrique, 1922 (encre et aquarelle sur papier), dans un registre plus figuratif Alexandra Exter, Costume pour ’’Salomé’’, 1917, (gouache sur carton) – il s’agit de la pièce de théâtre d’Oscar Wilde, Clément Redko, Luminisme, dynamique de forme et couleur, 1923 (huile sur toile), Salomon Nikritine, Homme et nuage, 1930, (huile sur toile), Alexeï Morgounov, Ouvrier-aviateur, 1913 (gouache sur toile), le superbe tableau de Nadejda Oudalstova, La guitare-fugue, 1914 (huile sur toile),ou encore les tableaux-projets de Gustav Kloutsis – ou Klutsis (encre, mine de plomb et gouache ou aquarelle et encre). …

Dépassement de la composition représentative classique, instauration d’un ordre nouveau, dynamique, profus, éclatant et néanmoins profondément ordonné à la volonté de puissance humaine et à sa volonté de beauté, tels étaient les axes de l’avant-garde russe. Une ambition qui garde sa force d’évocation.
61 rue de Grenelle 75007 Paris
13 novembre 2008 – 2
mars 2009
L’immense Akira Kurosawa était aussi dessinateur :
l’indispensable exposition du Petit Palais
Pierre Le Vigan

Il y a 10 ans mourrait Akira Kurosawa, un des cinéastes majeurs du cinéma mondial. L’homme dessinait aussi. Il préparait ses films en griffonnant des personnages, des décors, des scènes d’extérieur, des habits… Il faut oser le dire : son œuvre de dessinateur est tout à fait admirable. Jusqu’au 11 janvier 2008, 87 dessins illustrant ses derniers films sont exposés au Petit Palais. Il faut les voir : pour rendre hommage à l’immense Kurosawa, et pour un plaisir visuel que l’on ne goute pas tous les jours.
L’oeuvre graphique de Kurosawa est à la fois parfaitement figurative et expressionniste. Les films dont il est question sont Kagemusha, Ran, Rêves, Madadayo et quelques autres. Mais ses dessins ne constituent pas de simples illustrations. Il s’agit d’oeuvres autonomes. Des œuvres nourries par une confrontation avec Vincent Van Gogh, Paul Cézanne, Georges Rouault, Marc Chagall et parfois Théodore Géricault.
Les médiums de Kurosawa sont variés : crayon, aquarelle, encre, pastel sec, … Il faut savoir que Kurosawa voulait d’abord être peintre. Il s’orientera ensuite vers la carrière que l’on sait, débutée durant la guerre de 1941-45. Il se remit au dessin en 1978 et le pratiquera les 20 dernières années de sa vie.

Les dessins de Kurosawa sont extraordinaires de couleurs, de mouvement, de vie, de force ; ils sont faits pour servir à des films, les dessins doivent permettre aux acteurs de « mieux saisir le sens ou l’ambiance de certaines scènes. ». C’est pourquoi ils s’apparentent au meilleur de l’esprit des « planches » de la bande dessinée. Les scènes marquantes des scenarios sont fixées dans leurs détails, avec leur charge émotionnelle. « Il y a une multitude de choses auxquelles je pense lorsque je dessine des story-boards. Le cadrage de l’endroit, la psychologie et les émotions des personnages, leurs mouvements, l’angle de camera nécessité par la capture de ces mouvements, l’éclairage, le costume et les accessoires […] Si je n’ai pas pensé aux spécificités de toutes ces choses, je ne peux pas dessiner l’image. À moins qu’il ne soit plus exact de dire que je dessine des story-boards pour penser à ces choses. De la sorte, je cristallise, fertilise et saisis l’image de chaque scène dans un film avant de le voir clairement. Ce n’est qu’à ce moment que je procède véritablement au tournage. Cependant, il semble que ce processus ne prenne réellement forme dans mon esprit que lorsque j’écris le scénario car je trouve souvent toutes sortes de dessins au dos de mes brouillons non utilisés. » Les dessins parfois presque sculptés établissent un véritable code des états d’esprit des personnages. L’Empereur du cinéma était aussi un grand artiste plasticien.
* Petit
Palais, Paris, Akira Kurosawa, dessins - 16 octobre 2008 - 11 janvier 2009
* Catalogue Akira
Kurosawa, dessins, Actes sud, 30 €.
Tableaux à voir tout particulièrement :
Je trébuche (je vole) ;
Le toit de la maison d’Ashinoya sous un ciel étoilé après l’orage ;
Champ de blé aux corbeaux de Van Gogh ;
Démon à une corne ;
Le vieux Meunier ;
La procession de mariage des renards, crayon, aquarelle, pastel et feutre sur papier ; Kyuami à la fête de nuit ;
Tsurumaru se dressant à l’aplomb de l’enceinte des ruines du château d’Azusa à Azusana ;
Hidetora Ichimonji.
*
[La] réorganisation du système financier mondial arrive trop tard.
La récession de l’économie états-unienne est trop profonde. La
décision, prise en 1995, par le Congrès alors dominé par les
républicains, de relancer la machine de guerre US pour dominer le monde
s’est soldée par un désastre. Dès 2004, le Fonds monétaire
international constatait que la production de biens de consommation
s’effondrait aux États-Unis et que ceux-ci entraient dans une
« économie de guerre ».
Cette tendance s’accélérait sous la double pression des mesures
sécuritaires étouffant le commerce et des dépenses astronomiques de la
guerre globale au terrorisme. Transformé en monstre prédateur, les
États-Unis ont essayé de se nourrir en enchaînant les proies, mais ne
sont pas parvenus à trouver de retour immédiat sur investissement
suffisant en Irak. Ils se retrouvent très exactement dans la position
de l’Union soviétique à la fin des années 80 : leur secteur militaire a
vampirisé toutes leurs énergies.
Ainsi que je l’ai systématiquement noté dans les nombreuses émissions auxquelles j’ai participé depuis l’été 2006, l’échec du projet de remodelage du Grand-Moyen Orient sanctionné par la défaite militaire israélienne au Liban a sonné la fin de l’Empire. De même que l’Union soviétique s’est effondrée et disloquée, de même les États-Unis sont désormais menacés d’effondrement et de dislocation.
Au delà des indices boursiers qui ne donnent pas d’indication fiables sur l’état de l’économie réelle, les indices se multiplient de faillite du système. L’industrie automobile, principale industrie civile aux États-Unis annonce des fermetures d’usines et ne pourra pas éviter la catastrophe sans être rachetée par l’État. Ces fermetures en annoncent d’autres de sorte qu’il paraît difficile d’empêcher un doublement du chômage aux États-Unis en 2009. Les usines chinoises qui approvisionnent les super-marchés outre-Pacifique ferment en chaîne, ce qui implique que les rayonnages de ces super-marchés ne tarderont pas à être vides. Ainsi que nous l’avons annoncé il y a un an déjà, de nombreux États fédérés devraient bientôt se retrouver dans l’incapacité de payer les traitements de leurs fonctionnaires et par voie de conséquence dans l’obligation de fermer écoles et hôpitaux. Déjà la Californie est officiellement menacée de faillite, c’est pourtant l’État fédéré le plus riche.
Plus d’un quart des États-uniens sont des retraités dont les pensions dépendent de placements financiers. La plupart d’entre eux risquent de se trouver rapidement sans ressources.
On n’imagine pas que l’expulsion de centaines de milliers de familles et leur relogement dans des campings municipaux ne tourne pas à l’émeute dans un pays où les armes sont en vente libre. Craignant les conséquences sociales de cette situation, le gouvernement fédéral s’est préparé à proclamer l’état d’urgence. Cette éventualité a été évoquée au Congrès lors du vote du Plan Paulson. Des troupes d’élite, spécialisées en Irak dans le maintien de l’ordre, ont été rapatriées et se tiennent prêtes.
Certains commentateurs envisagent que Washington cède à la tentation des années 30, lorsque pour sortir de la crise de 1929, il encouragea la guerre en Europe. Mais une telle option serait aujourd’hui inadéquate : la guerre ne peut plus être la solution car elle est précisément à la base du problème.
*
Pierre Nora et Libertés
pour l'Histoire
renoncent à exiger l'abolition de la Loi "Gayssot",
principal
outil législatif "scélérat" permettant
au pouvoir
politique de censurer l'historien lorsque ses travaux
déplaisent
au Souverain.
Tout le monde avait salué le bon sens et le courage des 19 historiens qui, en décembre 2005, ont lancé une pétition demandant l'abolition de la loi "Gayssot" (13 juillet 1990) en même temps que divers autres textes accordant une reconnaissance officielle rétroactive à des événements historiques faisant l'objet de constestation par les parties intéressées selon le camp dans lequel elles se rangent (celui des descendants des présumées victimes ou des présumés bourreaux). Le génocide des Juifs, le génocide des Arméniens, divers ethnocides et génocides résultant de l'esclavage, de la colonisation et de la décolonisation, avec de possibles demandes d'indemnisation à la clé, ont ainsi, tour à tour, fait l'objet d'une demande de reconnaissance politique et judiciaire pénalisant leur éventuelle contestation ou minimisation.
La loi "Gayssot" avait permis de faire condamner divers auteurs, universitaires, politiques, ou simples citoyens, ayant fait montre de scepticisme ou ayant contesté publiquement la version reconnue officiellement de divers aspects de la deuxième guerre mondiale (non seulement les crimes jugés à Nuremberg, mais aussi la répression des actes de résistance à Oradour et Tulle, entre autres). Peu ont été ceux qui, à l'époque, ont osé s'élever avec vigueur contre la scélératesse de la majorité des députés qui, au moment des départs en vacances (le 13 juillet), ont imposé aux Français une loi liberticide allant à l'encontre de la sacro-sainte liberté d'expression gravée au coeur de notre charte des droits de l'homme. Nous venions de subir, après divers scandales révisionnistes montés en épingle par la presse, l'odieuse affaire de la profanation de Carpentras (dont l'enquête a donné des résultats aussi étranges qu'insatisfaisants), et les contestataires des crimes des vaincus de la deuxième guerre mondiale avaient bon dos.
Mais ne voilà-t-il pas que toutes sortes de mémoires lésées, sous-estimées, déformées, bafouées ou victimes de l'indifférence, s'engouffrent dans la brèche. " Pourquoi eux et pas nous ? " s'interrogent les descendants d'esclaves, de colonisés, les expatriés de l'histoire, les bombardés, nucléarisés, expulsés, rapatriés, trahis, vendus au " sens de l'histoire ", parfois rachetés à bas prix par la Françafrique post-coloniale...
C'en est trop, estiment bon nombre d'historiens. Il faut mettre fin à cette "concurrence des mémoires" sans fin qui dresse les communautés du souvenir les unes contre les autres. Il faut séparer le travail, neutre, de l'historien du besoin de commémoration qui rassemble telle ou telle communauté derrière une symbolique du souvenir douloureux et l'oppose éventuellement à une autre communauté qui cultive, tout aussi légitimement, ses propres "souvenirs".
D'où l'appel des historiens qui, à juste titre, se veulent au-dessus de la mêlée mémorielle... L'Histoire, disent-ils, est tout autre chose que le culte de la mémoire. Elle ne s'apparente à aucun culte. Elle étudie, revoit et révise sans cesse ses champs d'investigation. Elle est révisionniste par nature. Les tabous de la mémoire, surtout lorsqu'ils s'appuient sur des textes de loi, lui sont étrangers et nuisibles. Sans priver les communautés mémorielles du droit au souvenir spécifique qui les caractérise, il faut abolir la sanctuarisation des souvenirs privés (spécifique à tel ou tel groupe) à l'échelle publique, nationale, voire européenne. La récente proposition de la commission Kaspi préconisant de mettre fin à la prolifération des journées commémoratives (massacre des Juifs, abolition de l'esclavage, etc.) et de limiter les commémorations nationales à deux ou trois grands événements comme le 14 juillet, le 11 novembre et le 9 mai, fête de la réconciliation et de l'unité européenne, s'inspire du même souci (cf, Le Parisien, 9/11/08).
Bien entendu les partisans de la censure rejettent une telle effronterie supposée faire sauter tous les tabous qu'ils avaient retranchés derrière des lois punitives. 31 personnalités, dont Serge Klarsfeld et Claude Lanzmann, ont manifesté leur hostilité à l'abolition du dispositif liberticide "Gayssot".
Mais ils se heurtent à d'importantes résistances, dont celle du spécialiste de droit constitutionnel, Anne-Marie Le Pourhiet, qui demande, comme de nombreux autres illustres Français, tel le prix Nobel d'économie Maurice Allais, l'abolition de cette censure indigne d'un pays démocratique. (Voir notre récent compte-rendu sur Madame Le Pourhiet ici).
La surprise, cependant, vient de Pierre Nora, président de l'association Libertés pour l'Histoire et signataire de la pétition de 2005 qui réclamait l'abolition de la loi "Gayssot". Lors d'un récent passage à la télévision sur ce thème (Ce soir ou jamais, France 3, 20/10/2008), il affirma : « Non, on ne réclame pas l'abrogation de la loi Gayssot, car abroger aujourd'hui la loi Gayssot ce serait donner un encouragement, littéralement, à ce contre quoi luttait la loi Gayssot. »
Ce faisant, Monsieur Nora, spécialiste des "lieux de mémoires", cautionne à nouveau ce qu'on peut sans exagération appeler les privilèges mémoriels de quelques-uns, les mémoires qui sont un peu plus égales que les autres, pour reprendre la formule orwellienne, les turpitudes de l'histoire que l'on veut asséner plus fort que toutes les autres, les génocides absolutisés au point de cacher tous les autres, ou de les ravaler au rang de mythes comme la Saint Barthélémy, la Vendée sous la Terreur ou les massacres des Indiens des Amériques. Mais surtout, Monsieur Nora se range du côté des inquisiteurs, de ceux qui fourbissent, affinent et imposent le délit d'opinion dans un pays qui ne cesse de crier le nom de liberté pour la bafouer un peu plus chaque jour.
Désormais, après un tel recul, les appels de l'association Liberté pour l'Histoire ne sont plus crédibles. La Liberté de l'historien, professionnel ou amateur, ne se partage pas, ne se mesure pas, sauf bien sûr à l'aune de la science expérimentale qui est la sienne.
Au nom de la liberté véritable, nous appelons nos lecteurs à refuser de signer les appels de cette association (comme le récent appel de Blois) et à exiger que soit appliqué sur toutes les terres d'Europe le droit à la liberté d'expression pleine et entière en abolissant définitivement la loi inique et scélérate qui l'anéantit.
Reste à savoir ce qui a pu motiver le retournement d'un grand ponte de l'Histoire de France comme Monsieur Nora alors que les demandes d'abolition de la censure se font de plus en plus pressantes. Est-il en cette matière aux ordres d'Israël comme l'affirme le site anti-sioniste toutsaufsarkozy ? Vision complotiste un peu courte. Bien entendu, Israël profite de ce favoritisme mémoriel en Occident pour, derrière le paravent de la victimisation des Juifs, poursuivre sa redoutable politique impérialiste au Moyen-Orient en maintenant les Palestiniens dans un état d'inhumaine sujétion et en terrorisant les États arabo-musulmans qui seraient tentés de lui résister. Mais il y a d'autres enjeux plus importants : notamment celui qui consiste à maintenir l'Europe dans un sentiment de culpabilité lui interdisant toute velléité d'indépendance, et de conscience "impériale" (à ne pas confondre avec l'impérialisme) qui lui ferait creuser la timide fracture euro-atlantiste, se dégager de l'OTAN et de la tutelle deWashington, et contribuer de façon autonome à la reconstruction d'un nouvel ordre mondial multipolaire...
Pierre Nora est à la fois un souverainiste bon teint et un atlantiste convaincu. Il n'a pas la vocation d'un Soljenitsyne de l'Occident. En tentant de légitimer de son aura d'intellectuel de la République le conditionnement "occidentiste" de l'interprétation historique, il fait acte d'allégeance envers l'idéologie dominante. Mais l'Histoire nous enseigne que les Inquisitions et les polices de la pensée finissent toujours par succomber.
Yves Argoaz
*
Dominique de Villepin : Attention à l'Obamanie : la France et l'Europe doivent rester indépendantes, ne réinventons pas l'atlantisme ! Obama, appuyé par les lobbies financiers fera une politique étasunienne, comme ses prédécesseurs.
Extraits
d'un entretien au Journal
du dimanche, 1/11/2008 :
" Individuellement, il force le respect. Il ressemble à cette Amérique que nous avons tant aimée, celle des valeurs démocratiques, du GI de la Seconde Guerre mondiale, et l'optimisme du rêve américain... Mais ce rêve n'existe plus. [...]
Attention à la théâtralisation, à l'idéalisation d'un homme providentiel. Obama porte un espoir, mais aussi des incertitudes. Il développe des thèmes sociaux qui renvoient à Roosevelt. Mais il est aussi choisi par des lobbies financiers: la moitié du financement d'Obama vient des grands groupes, de dollars venus de Goldman Sachs...
D'un point de vue français et européen, il faut être indépendant. Relisons Bakounine: nous sommes nos propres maîtres! Ce sentiment que le candidat démocrate est le candidat de la planète peut introduire une confusion. Obama est séduisant, mais n'allons pas réinventer l'atlantisme s'il était élu! L'Amérique n'est plus le centre de l'Occident qui n'est plus le centre du monde. Obama, comme McCain, défendra les intérêts de son pays, qui ne seront pas exactement les nôtres."*
Une femme libre, Anne-Marie Le Pourhiet critique courageusement le "gouvernement des esprits"
par les lois mémorielles scélérates qui donnent le pouvoir à des administrations orwelliennes comme la
HALDE ou à toutes sortes de lobbies narcissiques en légitimant la pénalisation abusive des délits d'opinion
désignés sous le terme de révisionnisme ou négationnisme : on peut l'entendre ici
Anne-Marie
Le Pourhiet est juriste, docteur en droit, professeur
agrégé de droit
public à l'Université Rennes 1,
vice-présidente de l'Association
française de droit constitutionnel (AFDC) et de la
Société des
professeurs des facultés de droit (SPFD), membre
suppléante
du Conseil
national de l'enseignement supérieur et de la recherche
(CNESER).
« Beaucoup de parlementaires sont devenus des représentants, peut-être moins de la nation que des lobbies en tout genre, tirant la couverture publique vers leurs intérêts catégoriels.
La lecture des débats et des documents publics fait frémir tant la novlangue et le totalitarisme orwellien s'y répandent, en particulier la lecture de la loi de 2004 créant la HALDE et réprimant les propos prétendument sexistes, homophobes, ou handiphobes est de ce point de vue assez terrifiante, c'est un lavage de cerveaux, une obsession purgative et répressive »Je dis toujours que le culturalisme est à l'esprit ce que le culturisme est au corps : une gonflette narcissique fortement antipathique. A donner raison à tous ces groupes conflictuels qui cultivent ce qui sépare au lieu de cultiver ce qui unit, le législateur à mon avis n'apaise rien du tout, au contraire, il excite la détestation réciproque et propage la zizanie dans la société »
« J'ai été choquée par une expression, celle de « politique de la mémoire » ; je trouve cette expression parfaitement orwellienne et elle évoque le lavage de cerveau.. on se demande à quand la création d'un « ministère de la mémoire » ! arrêtez vous, mesdames et messieurs les députés, on va trop loin dans la manipulation des mémoires et de nos cerveaux ! »
« Le plus grave, c'est la question de la violation de la liberté, par des lois à caractère pénal qui sont ainsi votées, c'est bien sûr l'atteinte à la liberté d'expression, et la liberté de presse en général.
Pour moi
les délits de négation ou de minimisation de ces
actes sont des délits
d'opinion, inacceptables en démocratie libérale..
de ce point de vue je
reste comme beaucoup de juristes et d'historiens absolument hostile
à
ce type de délit ; il n'y a pas de
bonnes lois mémorielles,
pour moi elles sont toutes mauvaises , le parlement doit rester
à sa
place s'abstenir de gouverner nos mémoires et nos cerveaux ! »
10
octobre 2008, lu sur le Réseau
Voltaire, http://www.voltairenet.org/article158268.html#article158268
:
Ban Ki Moon
aurait placé les forces de l’ONU au service de
l’OTAN
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Flagrants délits En
bref, une image révélatrice, un fait marquant ou
une déclaration décalée.
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Au moment où l'autoproclamée "Cour Pénale Internationale" accuse le président soudanais de génocide, il est temps de remettre les choses en perspective et de poser la question : qu'est-ce qui motive véritablement l'ingérence occidentale dans cette région du monde ?
La campagne « Sauver le Darfour » est une vulgaire arnaque
Bruce Dixon
bruce.dixon@blackagendareport.com
Titre
original : "Save
Darfur" Campaign is a PR Scam
Global Research
12/12/2007
Traduit par Jean-Marie Flémal
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Dix raisons expliquant pourquoi « Sauver le Darfour
» est une arnaque
de relations publiques destinée à justifier les
prochaines guerres
américaines pour le pétrole et les
matières premières en Afrique.
Les clameurs constellées d'étoiles du type « Sauver le Darfour » et « Faites cesser le génocide » ont suscité beaucoup de tirage parmi les médias américains et ont bénéficié en même temps du soutien des deux partis au Congrès et de celui de la Maison-Blanche. Mais le Congo, avec dix ou vingt fois plus d'Africains tués dans la même période, n'a pas droit à l'appellation de « génocide » et il passe quasiment inaperçu. Le Soudan s'étend au-dessus d'immenses lacs de pétrole. Il dispose de vastes gisements d'uranium et d'autres minerais, d'importantes réserves d'eau et il occupe une position stratégique à proximité d'autres gisements pétroliers et ressources naturelles en Afrique. Il est une question qu'on ne pose pas : Le gratin républicain et démocrate de notre politique étrangère ne se sert-il pas des plaintes pour génocide et des appels en faveur d'une « intervention humanitaire » pour faciliter la voie vers les prochaines guerres pour le pétrole et les ressources naturelles du continent africain ? La fabrication régulière et l'entretien constant de fausses réalités au service de l'Empire américain est l'une des fonctions premières de la profession des relations publiques et des médias traditionnels. Quant à savoir si, oui ou non, les infos sont bidon lorsqu'elles parlent de remèdes miracles, qu'elles expliquent comment des substances chimiques toxiques sont bonnes pour votre santé, que des présentateurs et des journalistes achetés discourent à propos des bénéfices de l'opération contre l'enfance abandonnée, que des stars holywoodiennes prônent l'intervention militaire pour sauver des orphelins américains ou que d'habiles campagnes de propagande recourent à de néfastes techniques de marketing pour tendre la main aux étudiants des collèges, aux internautes, aux églises et aux citoyens ordinaires, une chose est certaine, il est des plus utiles d'examiner soigneusement ce que dissimulent toutes ces façades. Parmi les toutes dernières réalités falsifiées qu'on a mises sous le nez des citoyens américains figurent les images simplistes des noirs face au génocide arabe au Darfour et la solution qu'on a proposée : une robuste intervention militaire soutenue et dirigée par les États-Unis au Soudan occidental. Il convient d'accorder une attention croissante au lobby et à la coalition soutenant « Sauver le Darfour », à ses fondateurs, ses finances, ses méthodes et motivations et sa crédibilité. Dans l'intention de favoriser cet examen, nous présentons ici dix raisons de soupçonner que la campagne « Sauver le Darfour » est une arnaque de relations publiques destinée à justifier une intervention américaine en Afrique. 1. Ce ne serait pas le premier gros mensonge que notre gouvernement et la crème de nos médias nous racontent pour justifier une guerre. Les plus âgés d'entre nous se souviendront sans doute de l'incident du golfe du Tonkin, délibérément provoqué par le gouvernement américain pour justifier le déclenchement de la guerre du Vietnam. Ce prétexte fut suivi rapidement par le besoin d'aider la toute jeune « démocratie » en lutte au Sud-Vietnam, ainsi que par l'absurde slogan toujours très utile : « Combattez-les là-bas afin que nous n'ayons pas à le faire ici ». Plus récemment, des gens payés avec les deniers publics ont diversement expliqué les bombardements, l'invasion et l'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak, les qualifiant de nécessaires parce qu'il fallait « avoir Bin Laden » afin de venger le 11 septembre et qu'il fallait prendre des mesures afin d'ôter les « armes les plus dangereuses au monde » des mains des « régimes les plus dangereux du monde ». En outre, ces mesures devaient donner à la « démocratie » irakienne en lutte la possibilité de se tenir sur ses deux pieds et elles étaient donc nécessaires, parce qu'il valait encore mieux « les combattre là-bas plutôt que d'avoir à le faire ici ». 2. Ce ne serait même pas la première fois que le gouvernement américain et la crème des médias emploient la « prévention du génocide » pour justifier une intervention militaire dans une région riche en pétrole. En 1995, l'intervention militaire des États-Unis et de l'Otan dans l'ancienne Yougoslavie était prétendument une opération de « maintien de la paix » visant à arrêter un génocide. Le résultat durable de cette campagne est Camp Bondsteel, l'une des plus grandes bases militaires de la planète. Les États-Unis sont pratiquement le seul pays au monde à maintenir des bases militaires à l'extérieur de ses propres frontières. D'une superficie de presque quatre cents hectares, Camp Bondsteel assure à l'armée américaine la capacité de positionner à l'avance d'importantes quantités d'équipement et de matériel capables d'atteindre les gisements pétroliers de la mer Caspienne, les itinéraires des oléoducs et les importants couloirs maritimes de cette zone du monde. Bien des gens croient également que c'est le site de l'une des prisons secrètes et autres centres de torture des États-Unis. 3. Si mettre un terme au génocide en Afrique était réellement à l'ordre du jour, pourquoi se focaliser sur le Soudan, avec de 200.000 à 400.000 morts, plutôt que sur le Congo, avec cinq millions de morts ? « La notion prétendant que la mort d'un quart de million d'habitants du Darfour constitue un génocide et que celle de cinq millions de Congolais n'en est pas un est immorale et absurde », déclare la militante congolaise Nita Evele. «Ce qui s'est passé – et se produit toujours – au Congo n'a rien d'un conflit tribal ni d'une guerre civile. C'est une invasion. C'est un génocide avec un tribut de cinq millions de vies humaines, soit vingt fois plus qu'au Darfour, et il a été lancé dans le but de piller les richesses minérales et naturelles du Congo. » Plus que tout, l'application sélective et cynique du terme « génocide » au Soudan, plutôt qu'au Congo où de dix à vingt fois plus d'Africains ont été massacrés, révèle la profondeur de l'hypocrisie qui entoure le mouvement « Sauver le Darfour ». Au Congo, où des gangsters, des mercenaires et des seigneurs de guerre locaux prêtent main-forte à des armées d'invasion venues de l'Ouganda, du Rwanda, du Burundi et de l'Angola pour se lancer dans des massacres, des viols collectifs et le dépeuplement de la région à une échelle qui écrase tout ce qui se passe au Soudan, tous ces acteurs rivalisent frénétiquement pour assurer que se poursuivent sans dérangement l'extraction du coltan, vital pour les ordinateurs et téléphones cellulaires de l'Occident, l'exportation de l'uranium pour les réacteurs et armes nucléaires de l'Occident et le pillage des diamants, de l'or, du cuivre, du bois et des autres ressources congolaises. L'ancien ambassadeur des États-Unis Andrew Young et George H.W. Bush (le père) font tous deux partie du Conseil d'administration de Barrick Gold, l'un des plus importants et actifs groupes miniers opérant dans un Congo déchiré par la guerre. Il est bien évident qu'au vu de l'afflux vers l'Occident des bénéfices réalisés dans l'extraction brutale des richesses congolaises, aucun « génocide » congolais ne vaut la peine qu'on le mentionne et, surtout, qu'on s'en mêle. En ce qui concerne leurs objectifs, les planificateurs stratégiques américains peuvent considérer leur modèle congolais comme le moyen idéal de s'emparer des richesses africaines à un coût minimal et sans devoir se soucier d'une présence militaire officielle des États-Unis sur le terrain. 4. Tout tourne autour du pétrole soudanais. ![]() (Source : USAID) Le Soudan et, plus particulièrement la région du Darfour, s'étend sur un immense lac de pétrole. Mais les gisements de pétrole soudanais ne sont pas mis en valeur et exploités par Exxon, Chevron ou British Petroleum. Ce sont des banques, des compagnies pétrolières et des sociétés de construction chinoises qui font les prêts, opèrent les forages, posent les oléoducs pour envoyer le pétrole soudanais là où elles veulent qu'il aille et prennent bien trop de décisions dans un 21e siècle où les États-Unis aspirent au contrôle absolu des ressources planétaires en énergie. Aux yeux des planificateurs américains, une intervention de l'US Army et de l'Otan devrait résoudre ce problème. 5. Tout tourne autour de l'uranium, de la gomme arabique et des autres ressources naturelles qui font la richesse du Soudan. L'uranium est vital pour l'industrie des armes atomiques et il est un combustible essentiel pour les réacteurs nucléaires. Le Soudan possède des gisements d'uranium de haute qualité. La gomme arabique est un ingrédient essentiel des produits pharmaceutiques, des bonbons et des boissons du type Coca-Cola et Pepsi, et les exportations soudanaises de cette marchandise constituent 80 % de son volume mondial. En 1997, lorsque le gouvernement américain a envisagé des sanctions écrasantes contre le Soudan, les groupes de pression de l'industrie se sont dressés pour obtenir des exemptions qui permettraient de garantir leurs approvisionnements en cette précieuse marchandise soudanaise. Mais une présence militaire des États-Unis et de l'Otan à l'intérieur même de ce pays constitue une garantie plus sûre de ce que l'extraction des ressources soudanaises, à l'instar de celles du Congo, puisse affluer vers les États-Unis et l'Union européenne. 6. Tout tourne autour de la position stratégique du Soudan. Le Soudan est situé en face de l'Arabie saoudite et des États du Golfe, où se trouve, pour les quelques années à venir, une part importante du pétrole mondial facilement exploité. Le Darfour a des frontières communes avec la Libye et le Tchad, qui ont leurs propres ressources pétrolières importantes ; il est à distance de frappe de l'Afrique occidentale et centrale et, de plus, sa position fait qu'il est susceptible d'accueillir un oléoduc. Le Nil traverse le Soudan avant d'entrer en Égypte et la partie sud du Soudan dispose aussi de ressources hydrographiques d'une grande importance régionale. Avec la création d'Africom, le nouveau commandement militaire américain pour le continent africain, les États-Unis ont dévoilé ouvertement et explicitement leurs intentions de poser une empreinte stratégique sur le continent. À partir de bases soudanaises permanentes, l'armée américaine pourrait influencer la politique et l'économie de l'Afrique pour la génération à venir. 7. Les fondateurs du mouvement « Sauver le Darfour » et les personnes qui soutiennent ce mouvement ont de puissantes relations et ne manquent pas de fonds, puisqu'il s'agit dans les deux cas de gens du gratin de la politique étrangère américaine. Selon une histoire parue cet été dans le Washington Post et dont les droits sont réservés, la coalition « 'Sauver le Darfour' a été créée en 2005 par deux groupes inquiets à propos du génocide dans ce pays africain – l'American Jewish World Service et le Musée américain du Mémorial de l'Holocauste (…) La coalition possède une équipe de 30 personnes spécialisées en politique et en relations publiques. Son budget pour le dernier exercice fiscal était de 15 millions de dollars (…) 'Sauver le Darfour' ne souhaite pas révéler combien elle a dépensé exactement pour ses publicités qui, cette semaine, ont tenté de couvrir de honte la Chine, le pays d'accueil des JO de 2008, afin qu'elle réduise son aide au Soudan. Mais une porte-parole de la coalition a parlé d'un montant se chiffrant en millions de dollars ». Bien que la campagne de relations publiques de « sauver le Darfour » emploie des techniques de marketing particulièrement efficaces en faisant appel aux étudiants des collèges et même à des internautes noirs, elle ne constitue pas un phénomène émanant de la base, comme l'était le mouvement luttant contre l'apartheid et soutenant les mouvements de libération africains en Afrique du Sud, en Namibie, en Angola et au Mozambique voici une génération. Fortement alourdi de chrétiens évangéliques qui annoncent la fin du monde avec la prochaine guerre et d'éléments bien connus pour leur soutien inconditionnel à l'implantation d'Israël au Moyen-Orient, le mouvement « Sauver le Darfour » est on ne peut plus clairement un phénomène monté par l'establishment, une campagne de propagande qui dépense des millions de dollars chaque mois pour fabriquer le consentement à une intervention militaire américaine en Afrique sous le prétexte de vouloir faire cesser ou empêcher un génocide. 8. Pas un centime des fonds levés par la Coalition « Sauver le Darfour », le navire amiral du mouvement, n'est consacré à aider les Africains nécessiteux du Darfour même, affirment des articles publiés à la fois dans le Washington Post et le New York Times. « Pas un centime des fonds collectés par 'Sauver le Darfour' n'est destiné à aider les victimes et leurs familles. En lieu et place, la coalition dépense ses deniers à tenter de convaincre avant tout les gouvernements à agir. » 9. Les partisans américains de « Sauver le Darfour » ne sont pas intéressés par d'éventuelles négociations politiques qui pourraient mettre un terme à la guerre au Darfour. À plusieurs reprises, le président Bush a tenté ouvertement de saboter les pourparlers de paix visant à mettre fin à la guerre au Darfour. Même des universitaires partisans d'une intervention et des organisations humanitaires actives sur le terrain ont critiqué les États-Unis parce qu'ils mettaient en danger le personnel de l'aide humanitaire et parce qu'ils poussent avec succès les clans rebelles du Darfour à refuser les pourparlers de paix et à proposer eux-mêmes une intervention des États-Unis et de l'Otan. Cette campagne de relations publiques, très habile, richement financée et progressant sans à-coups dépeint de façon simpliste le conflit comme étant strictement une affaire raciale dans laquelle les Arabes, généralement méprisés de toute façon dans les médias américains, exterminent la population noire du Soudan. Dans le monde imaginaire qu'elle crée, il n'y a pas de place pour des négociations. Mais, en fait, un grand nombre de ces « Arabes » soudanais – et même les Janjawids – sont noirs également. En tout cas, ils ont été armés et excités par un gouvernement qui a le pouvoir de les désarmer s'il le veut et qui a également le pouvoir de négocier de bonne foi s'il le veut. Des négociations ne garantissent jamais rien, mais un refus de participer à des négociations – puisqu'il s'avère que les États-Unis poussent les rebelles au Darfour à le faire et que la campagne de relations publiques « Sauver le Darfour » justifie la chose – évite toute voie vers un arrangement politique entre Soudanais et ne laisse ouverte que celle de l'intervention militaire des États-Unis et de l'Otan. 10. La firme Blackwater et les autres firmes américaines de mercenaires, qui sont les ailes armées non officielles du parti républicain et du Pentagone, proposent avec impatience leurs services comme faisant partie de la solution dans la crise du Darfour. « Chris Taylor, responsable de la stratégie chez Blackwater, affirme que sa société détient une banque de données reprenant les noms de milliers d'anciens policiers et militaires prêts pour des missions de sécurité. Il affirme en outre que le personnel de Blackwater pourrait établir des périmètres de sécurité et garder les villages et camps de réfugiés du Darfour dans le cadre de missions de soutien aux Nations unies. Les responsables de Blackwater disent qu'il ne faudrait pas trop d'effectifs pour contrer les Janjawids, une milice soutenue par le gouvernement soudanais et qui attaque les villages à dos de chameaux. » Apparemment, Blackwater n'a pas besoin de se rendre au Congo, où la faim et la malnutrition, le dépeuplement, les viols de masse et la disparition des écoles, des hôpitaux et de la société civile dans de vastes zones sans lois dirigées par une bande sans cesse changeante de tueurs à gages africains (tel le fils du non regretté Idi Amin), le tout sous le voile d'un silence médiatique complice, constituent déjà le parfait environnement propice aux affaires et permettant de pomper à fond et à ridiculement peu de frais les immenses richesses de ce pays. Dans ces vastes régions d'Afrique cataloguées comme « espaces non gouvernés » par les planificateurs stratégiques américains, cherchez vous-mêmes des endroits où l'on pourrait adopter ce modèle congolais. Ne vous attendez toutefois pas à en apprendre davantage dans votre quotidien du soir ni à en savoir plus à leur sujet par la bouche d'Oprah, de George Clooney ou d'Angelina Jolie. http://blackagendareport.com> – 27 janvier 2007 |
Par,
Fausto Giudice*
Jean-Michel
Vernochet* : Dans
quelques jours, Israël sera admis comme
partenaire privilégié de l'Union
européenne sans
que les peuples d'Europe aient été
consultés, ni
même avertis d'une décision aussi lourde de
conséquences pour leur avenir.

Là, « des chirurgiens prélevaient leurs organes. Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l’aéroport de Tirana vers des cliniques à l’étranger pour être implantés sur des patients qui payaient », écrit Carla del Ponte. « leurs bourreaux n’hésitaient pas à aller plus loin. Les victimes privées d’un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu’au moment où elles étaient tuées pour d’autres organes ».
Ni la Commission qui a tant oeuvré pour l’indépendance du Kosovo, ni Mr. Solana qui s’est entretenu le 19 février dernier avec Hashim Thaçi, impliqué par Mme Del Ponte, n’ont réagi face à ce scandale. Pas un mot. Aujourd’hui, la Commission « se félicite de l’adoption définitive de la directive Qualité de l’air ». Sinistre téléscopage.
Comme pour les vols secrets de la CIA, autorisés par M. BARROSO quand il était 1er ministre portugais, comme pour le camp U.S. Bondsteel, véritable Guantanamo européen et raison majeure pour reconnaître l’indépendance de la province, la Commission est muette, tout juste se borne t-elle à quelques déclarations de pure forme, jamais suivies d’effet (M. Franco Frantini qui a promis de faire toute la lumière sur les vol de la CIA ne va tout de même pas mettre en difficulté son "propre" Président...)
Comme dans le roman de George Orwell, les médias attisent les haines sur la dictature d’en face (actuellement la Chine, avec laquelle on se garde bien de remettre en cause nos relations commerciales) mais oublient de donner à ces informations l’importance qu’elles méritent.
Il nous faut donc intégrer que les envolées lyriques sur les fondements démocratiques et humanistes de la "construction européenne" qui s’accommodent si bien de fréquenter ces trafiquants de chair humaine ne sont que de la poudre aux yeux. [...]" Les Allemands sont devenus un peuple d'ilotes sans identité propre "
zur Zeit ( n°47/2007) , Vienne
Propos recueillis par Dimitrij Grieb
extraits
Q. : Vous considérez que le peuple allemand est devenu un peuple d’ilotes. Que devons-nous entendre par là ?*

Remise en cause de l’obligation du référendum pour l’adhésion turque : Nicolas Sarkozy a trompé les Français sur toute la ligne !
L’avant-projet de loi sur la réforme des institutions remet en cause l’obligation du référendum pour l’adhésion à l’Union européenne de nouveaux membres.
Après avoir refusé une indispensable consultation populaire sur la Constitution-bis signée jeudi dernier à Lisbonne, Nicolas Sarkozy récidive en faisant cette fois sauter la seule garantie qu’avaient les Français que les négociations ouvertes avec Ankara ne doivent pas aboutir à une adhésion automatique.
Après l’ouverture à deux reprises de chapitres supplémentaires de négociation avec la Turquie, la preuve est ainsi faite que le président de la République a trompé nos concitoyens sur toute la ligne : son opposition à l’adhésion turque n’est qu’une posture.
Tout doit donc être fait pour empêcher cette révision institutionnelle et les parlementaires de l’UMP portent désormais une responsabilité écrasante devant les Français.
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député DLR de l’Essonne Président de Debout la République
L'Organisation
du traité de l'Atlantique
Nord (OTAN) a choisi l'aéroport d'une ville de
l'ouest de la Hongrie comme base pour ses transports aériens
stratégiques, a informé lundi le quotidien
national Nepszabadsag.
L'alliance militaire a décidé vendredi de privilégier la ville hongroise de Pápa, face à celles de Ramstein en Allemagne et de Constanta en Roumanie, a dit le ministre de la Défense Imre Szekeres à la presse, dimanche, à Pápa.
Dans cette base de Pápa, l'OTAN devrait stationner 4 avions de transport Boeing C-17 Globemaster III, un appareil stratégique permettant de transporter 77 tonnes de marchandises sur 4 450 km.
Le
premier avion devrait atterrir à Pápa
fin 2008, et les autres arriveront en 2009.
Cet
appareil aura un rôle central dans le transport des troupes
tournantes
de l'OTAN déployées en Irak et en Afghanistan, et
dans le soutien logistique.
Les C-17s seront accompagnés de 200 soldats de plus de 17 nations et d'une équipe de mécaniciens de Boeing.
Source du texte : PORTFOLIO.HU
| "Pourquoi et
comment j'ai financé Ben Laden en Afghanistan"
Zbigniew Brzezinski |
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| http://www.michelcollon.info/ |
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Le 15 janvier 1998, Zbigniew Brzezinski est interviewé par Le Nouvel
Observateur. Cet homme a dirigé la politique
étrangère des USA sous
Carter. C'est lui qui a financé et utilisé Ben
Laden pour abattre un
régime progressiste qui avait accompli une
réforme agraire et émancipé
les femmes.
Brzezinski le reconnaît ici. Pire, il en est fier. Eclairant... Il tord le cou au mythe qui va suivre : c'est bien la CIA qui a piégé l'URSS pour l'attirer en Afghanistan. |
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“Oui, la
CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes...”
Le Nouvel Observateur. — L'ancien directeur de la CIA Robert Gates l'affirme dans ses Mémoires (1) : les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidine afghans six mois avant l'intervention soviétique. A l'époque, vous étiez le conseiller du président Carter pour les affaires de sécurité ; vous avez donc joué un rôle clé dans cette affaire. Vous confirmez? Zbigniew Brzezinski (2). — Oui. Selon la version officielle de l'histoire, l'aide de la CIA aux moudjahidine a débuté courant 1980, c'est-à-dire après que l'armée soviétique eut envahi l'Afghanistan, le 24 décembre 1979. Mais la réalité, gardée secrète jusqu'à présent, est tout autre : c'est en effet le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l'assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul. Et ce jour-là, j'ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu'à mon avis cette aide allait entraîner une intervention militaire des Soviétiques. N. O. — Malgré ce risque, vous étiez partisan de cette “covert action” [opération clandestine]. Mais peut-être même souhaitiez-vous cette entrée en guerre des Soviétiques et cherchiez-vous à la provoquer? Z. Brzezinski. — Ce n'est pas tout à fait cela. Nous n'avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous avons sciemment augmenté la probabilité qu'ils le fassent. N. O. — Lorsque les Soviétiques ont justifié leur intervention en affirmant qu'ils entendaient lutter contre une ingérence secrète des Etats-Unis en Afghanistan, personne ne les a crus. Pourtant, il y avait un fond de vérité... Vous ne regrettez rien aujourd'hui? Z. Brzezinski. — Regretter quoi? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d'attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette ? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j'ai écrit au président Carter, en substance : “Nous avons maintenant l'occasion de donner à l'URSS sa guerre du Vietnam.” De fait, Moscou a dû mener pendant presque dix ans une guerre insupportable pour le régime, un conflit qui a entraîné la démoralisation et finalement l'éclatement de l'empire soviétique. N. O. — Vous ne regrettez pas non plus d'avoir favorisé l'intégrisme islamiste, d'avoir donné des armes, des conseils à de futurs terroristes? Z. Brzezinski. — Qu'est-ce qui est le plus important au regard de l'histoire du monde? Les talibans ou la chute de l'empire soviétique? Quelques excités islamistes ou la libération de l'Europe centrale et la fin de la guerre froide? N. O. — “Quelques excités”? Mais on le dit et on le répète: le fondamentalisme islamique représente aujourd'hui une menace mondiale. Z. Brzezinski. — Sottises! Il faudrait, dit-on, que l'Occident ait une politique globale à l'égard de l'islamisme. C'est stupide: il n'y a pas d'islamisme global. Regardons l'islam de manière rationnelle et non démagogique ou émotionnelle. C'est la première religion du monde avec 1,5 milliard de fidèles. Mais qu'y a-t-il de commun entre l'Arabie Saoudite fondamentaliste, le Maroc modéré, le Pakistan militariste, l'Egypte pro-occidentale ou l'Asie centrale sécularisée? Rien de plus que ce qui unit les pays de la chrétienté...
Propos recueillis par Vincent Jauvert
(1) From
the Shadows, par Robert Gates, Simon and Schuster. (2) Zbigniew Brzezinski a publié Le Grand Echiquier, Bayard Editions, 1997 Voir aussi sur le site de Michel Collon : Brzezinski : Comment dominer le monde http://www.michelcollon.info/display.php?image=img/livres/Monopoly_Kosovo/106_zbigniew_brzezinski_dominer_monde.jpg |
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7 aout 2007![]() |
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Belgrade n'échangera pas l'indépendance du Kosovo contre son adhésion à l'UE (diplomate serbe) |
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MOSCOU, 7 août 2007- RIA Novosti.
Belgrade n'acceptera pas l'indépendance du Kosovo et Metohija en échange de l'adhésion à l'UE, a déclaré à RIA Novosti lundi l'ambassadeur serbe à Moscou, Stanimir Vukicevic.
"Je peux affirmer en toute certitude qu'il n'y aura pas de marchandage: l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne ne sera pas achetée par l'indépendance du Kosovo", a-t-il indiqué.
La Serbie est en train de mener des négociations avec l'UE en vue d'intégrer l'Europe unie, a rappelé le diplomate. Par ailleurs, il a souligné que la décision sur le statut du Kosovo devait être trouvée sur la base d'accords et d'un compromis dans le cadre du Conseil de sécurité de l'ONU.
La province du Kosovo, qui reste formellement une partie du territoire serbe, a été placée sous la tutelle des Nations unies en 1999. Conformément au Plan de Martti Ahtisaari prévoyant son indépendance surveillée, le contrôle de la province devrait passer à l'UE.
Ce passage est cependant impossible sans une résolution appropriée du Conseil de sécurité de l'ONU, estime M. Vukicevic, qui juge toutefois nécessaire la présence de missions administrative et militaire des Nations unies dans cette région instable.
Le Conseil de sécurité de l'ONU n'ayant pas réussi à adopter une résolution concertée sur le statut du Kosovo, cette question a été soumise au Groupe de contact spécialement créé à cet effet, qui regroupe des représentants de la Russie, de l'Union européenne et des Etats-Unis.
| "Exit strategy" en Irak ? Une fausse guerre entre Bush et le Congrès. |
| Derrière leur opposition de façade, les Démocrates sont d'accord avec le président pour une politique d'occupation militaire usaméricaine ininterrompue au Moyen Orient et en Asie centrale |
| Lucio Manisco |
| Avec le vote à la Chambre des représentants du 23 mars et celui du Sénat quatre jours après, le Congrès des Etats-Unis à majorité démocrate aurait imposé au président Georges Bush le retrait des troupes d’Irak et alentours d’ici 2008, et ce retrait aurait été la condition sine qua non pour concéder au chef de l’exécutif les 124 milliards de dollars de financement de l’envoi de 21 mille ou 31 mille militaires de plus à Bagdad et à Anbar. Selon les rapports des correspondants des plus grands quotidiens italiens aux Usa, ceci aurait été un tournant décisif. |
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Unestimmungsbrechung, une
rupture, un changement radical, de la guerre
à la paix, dans les humeurs de l’opinion publique
et de ses
représentants que le président, malgré
ses menaces de veto, ne pourra
pas ignorer.
Le problème des correspondants italiens dans la république étoilée est qu’ils ne lisent pas les textes des résolutions des deux chambres, les actes du Congrès, les déclarations des plus importants représentants démocrates. S’ils l’avaient fait, ils auraient écrit que la Chambre des représentants a approuvé l’affectation des 124 milliards de dollars, et que l’échéance indiquée pour le retrait partiel des troupes – le 1er septembre 2008 - pourra être évitée par le chef de l’exécutif par une simple note d’information au Congrès sur les progrès enregistrés dans les 17 prochains mois, et sur la nécessité d’allouer d’autres fonds nécessaires pour prolonger l’occupation de l’Irak. C’est Nancy Pelosi elle-même, nouveau leader démocrate de la Chambre, qui a donné des éclaircissements ultérieurs sur les tâches des forces US à « redéployer » en Irak dans le cas où Bush devrait faire sienne l’échéance indiquée : « Elles ne pourront être employées que pour des opérations d’anti-terro! risme, pour l’entraînement de l’armée irakienne, et pour la protection du personnel diplomatique ». Plus ou moins les mêmes tâches qu’a mentionnées Bush le 10 janvier quand il a décidé d’envoyer d’autres troupes. Plus générique encore et moins contraignante l’échéance de mars 2008, indiquée par le Sénat pour « redéployer » le corps expéditionnaire quand le refinancement de son augmentation numérique sera accompli. Le chef du groupe démocrate de la chambre haute, le sénateur Harry Reid, a assuré que les soldats ne seront de toutes façons pas rapatriés mais transférés en Afghanistan « pour combattre Al Quaeda ». Le sénateur Joe Biden, candidat aux présidentielles, a été plus précis : « La date de mars 2008 n’est que l’indication d’un objectif : il reviendra aux commandants sur le terrain de décider d’ici une année si cet objectif a été ou peut être atteint ». Il est particulièrement intéressant, toujours dans ce contexte, de jeter un coup d’œil aux actes du Congrès concernant les compte-rendus du bilan de la Défense qui, sans l’allocation supplétive des 134 milliards, se montait déjà à environ 500 milliards de dollars : des dizaines et dizaines de milliards seront dépensés pour compléter l’installation de 14 grandes bases en Irak, et le renforcement de la green zone dans la capitale, qui, en plus d’abriter la plus grande ambassade US du monde, défendra les ministères irakiens, et des douzaines de compagnies paramilitaires étasuniennes. Quatre de ces bases, avec piste d’atterrissage de quatre et cinq miles pour bombardiers stratégiques, occupent des aires de 25 kilomètres carrés : sur celle d’Anaconda, on est en train de terminer des logements pour 21 mille soldats ; celle de Camp Taji disposera d’un métro, de chaînes de Mc Do, Burger King et Pizza Hut ; un immense lac artificiel entourera Camp Victory avec des logements pour 14! mille militaires, hôtels et salles de conférence en béton armé. Toutes les bases en dehors de la green zone sont délocalisées loin des centres habités parce que la leçon de Ho Chi Minh a été apprise au prix fort : « Les américains ne peuvent être combattus que de près, en les empoignant par la ceinture ». Aucune exit strategy donc, mais, bien au contraire, les préparatifs alarmants d’une grande guerre moyen-orientale, et, simultanément, la tentative de façade d’un Congrès à majorité démocrate d’aller au devant de l’insatisfaction de l’opinion publique à l’égard d’un conflit sanglant et insensé, et de préparer ainsi la revanche sur les républicains aux prochaines élections présidentielles de l’année prochaine. www.luciomùanisco.com Edition de mercredi 4 avril 2007 de il manifesto http://www.ilmanifesto.it/Quotidioano-archivio/04-Aprile-2007/art16.html Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio Lucio Manisco est député au Parlement européen (Parti des Communistes italiens, groupe GUE/NGL) |
| Retrouvez bien plus sur http://www.michelcollon.info ! |
Lundi 26 février 2007
Israël Shamir : Plaidoyer pour un nouvel empire d'Orient fondé sur l'union de la Russie et de la Turquie
« [...] Au lieu de lutter pour
conquérir le leadership en Eurasie, les Turcs,
les Slaves (et leurs voisins moins nombreux) pourraient unir leurs
forces et faire de Constantinople [« Istanbul »
n'est pas autre chose
qu'une lecture erronée de « Constantinople
»…] leur capitale commune et
le siège du gouvernement impérial.
Constantinople, cela pourrait être
notre réponse à Bruxelles, New York et
Pékin… Alors que la quête de
l'hégémonie, des siècles durant, en
Eurasie, a causé d'innombrables
guerres, une union satisferait les désirs de tous : les
Russes auront
Constantinople pour capitale, sans en déloger pour autant
les Turcs ;
les Turcs auront des routes d'approvisionnement vers la
Crimée et
Tachkent, et même vers les réserves
diamantifères perdues au fond de la
Yakoutie, cette contrée des Turcs Pravoslav [Orthodoxes,
ndt], sans
avoir à se battre contre un seul Russ e… Le
Moyen-Orient sera à nouveau
incorporé à l'Eurasie, comme il le fut longtemps
; il n'aura plus à
obtempérer à des ordres venus de Washington, de
Londres ou de
Bruxelles. Au lieu d'être un coin perdu, la Turquie deviendra
le lieu
de rendez-vous des habitants de Bagdad et de Kiev, de Belgrade et du
Caire, de Vladivostok et d'Ankara.
Levons
à nouveau l'aigle
bicéphale de Byzance, comme symbole de l'unité de
notre civilisation
orientale des orthodoxes et des musulmans, investissons nos dirigeants
de la double couronne du Calife de l'Islam et d'Empereur de
l'Orthodoxie, enterrons les nationalismes mesquins du récent
passé et
entamons une nouvelle page exaltante de notre histoire et de l'histoire
du monde ! Le Commonwealth de l'Orient reconstitué,
successeur légitime
des Empires orientaux romain, byzantin, russe et ottoman,
possèdera de
vastes richesses et de grandes ressources spirituelles, qui en feront
une superpuissance mondiale, aux côtés de l'Europe
unie, des Etats-Unis
et de la Chine. [...] »
Lundi 29 janvier 2007
Les derniers jours de la chrétienté en Europe ?
C'est un sondage de plus. Au milieu de toutes ces évaluations et spéculations électorales, il passe inaperçu. Pourtant, cette petite enquête de l'Institut CSA auprès de 2012 personnes, publiée dans Le Monde du 9 janvier 2007, est beaucoup plus significative que bien des courbes de tendances :
« Il n'y aurait plus aujourd'hui qu'un Français sur deux (51%) à se déclarer "catholique" » auxquels il convient d'ajouter les 4% de "chrétiens sans précision" « alors que les Français "sans religion" représentent désormais jusqu'à un tiers, ou presque (31%), de la population ».
L'accélération est brutale, car en 1994 encore - c'était hier -, alors que les sans religion représentaient déjà un relativement gros bataillon pour la fille aînée de l'Église avec 23% de l'échantillon, ils avaient encore, face à eux plus de deux tiers de catholiques déclarés (67%).
Et d'après un autre sondage, publié au même moment par Le Monde des religions, parmi les catholiques ou chrétiens déclarés, très peu sont des pratiquants du culte : plus de la moitié ne vont jamais à la messe. Seul un petit tiers s'y rend occasionnellement, pour un mariage, un baptême ou une fête. Seulement 8% y vont tous les dimanche alors qu'ils étaient encore 13% en 1988, 25% en 1968 et 37% en 1948.
Plus étonnant encore : le fait que seuls 52% des catholiques jugent "certaine" ou "probable" l'existence de Dieu, et qu'une infime minorité (8%), adhère à la croyance en un Dieu personnel, dogme fondamental du christianisme, alors que la plupart des croyants (79%) se réfèrent à une "force, énergie ou esprit". Cet agnosticisme vitaliste ne manque pas de rappeler certaines conceptions païennes du monde .
Les seules superstitions - au sens de croyances survivantes - sont la croyance au diable (33%), aux miracles (64%), et à l'idée que la mort n'est pas "l'étape ultime" (74%). Ici aussi, force est de constater que ces "catholiques" se rapprochent sensiblement de choix philosophiques très anciens, partagés avec d'autres obédiences.
Par ailleurs, environ 80% de l'échantillon se déclare, à l'encontre de Rome, en faveur du mariage des prêtres et de l'ordination de prêtresses.
En regard de ce recul très net du catholicisme, on notera que le nombre des protestants déclarés reste stable à 3% , de même que celui des juifs, alors que le nombre des musulmans passe de 2 à 4%, chiffre imputable en partie à l'immigration soutenue de populations non-européennes.
L'appartenance à une Église (qui recueille 76% d'opinion favorable parmi les catholiques, démontre toutefois que le catholicisme contemporain, à défaut d'être une vocation spirituelle, reste, au même titre que les religions minoritaires pour les publics concernés, un marqueur identitaire pour une partie substantielle de la population française.
Que peut-t-on penser d'une telle évolution d'un point de vue européiste ? Selon la perspective, on pourra la déplorer en y voyant le signe indiscutable d'un vide spirituel croissant et d'une progression des valeurs matérialistes et individualistes. Mais on peut aussi y déceler l'opportunité de "remettre les compteurs à zéro", de laisser se refermer tranquillement la parenthèse chrétienne et de saisir cette occasion pour renouer avec les splendides "valeurs", esthétiques, sensuelles et politiques qui avaient été délibérément écartées, réprimées par le christianisme de la Réforme et de la contre-Réforme dont les longs siècles d'Inquisition nous ont laissé un goût amer.
Tout un programme de réflexion et de recherche s'impose désormais, afin d'enrichir notre laïcité désenchantée avec les immenses trésors du patrimoine philosophique et religieux, au sens large, d'une culture européenne qui n'aurait plus peur, enfin, de se reconnaître elle-même, de s'assumer dans son intégralité.
Yves Argoaz Voir aussi l'article de Jacques Marlaud La religion de l'Europe n'est pas encore faite *
Dantec et la posture du renégat par Serge Rivron (extraits)
«...Mais revenons à
Dantec,
parce que lui il y est revenu, à nous asséner sa
posture de renégat. [...]
Il faut
lui reconnaître un
talent à Dantec : il sait pousser le bouchon trop loin.
C'est plutôt
réjouissant, dans ce moment des hommes où la
provoc est devenue un préalable à
l'existence publique à tel point qu'on finira tous peu ou
prou par se faire un
devoir de dénoncer tous les matins le camp qu'on a
installé soi-même la veille
au soir. Il en faut des tonnes pour qu'on frémisse un tant
soit peu, on se
surprend presque nulle part. On est tellement baigné partout
de consensus qu’il
devient consensuel même d'abominer le consensus. Pour Dantec
c'est rupture
totale qu'il faut viser, point barre. Plus se faire chier avec aucune
prévenance. Son article s'appelle "Total-Chirak" et c'est ni
plus ni
moins qu'un appel à la guerre contre les "francoboches"
européens.
"La civilisation européenne ne vaut pas la disparition d'un
seul clébard
de New-York City", qu'il conclut. Ça c'est envoyé
!
Moi, je m'en fous qu'il insulte le pacifisme
bêlant, et
Kouchner (dont j'ai cru comprendre qu'il était d'ailleurs
plutôt favorable à
cette guerre, d'ailleurs) et Chirac, et qui il veut, du reste. Qu'il se
passe
des formes convenues et de pas mal d'hypocrisies trouillasseuses pour
insulter
les "républiques-Banania" qui siègent
à l'ONU. Même qu'il se sente
transi d'admiration néo-pragmatique pour la technologie de
l'industrie
aéro-militaire US, dont je vois juste pas bien qu'elle doive
fonder l'espérance
de l'humanité, mais bof.
Ce que je regrette, et qui m'exaspère, c'est la
méthode
foutoir, la mauvaise foi totale polémique qui sonne
bizarrement comme une
revanche, à ce stade, même plus du
dépit ni de l'amertume. C'est effectivement
le côté renégat, cette posture
tellement séduisante et puérile de renier ses
racines. En disant n'importe quoi, en souhaitant voir l'histoire
soumise aux
dictats d'une société américaine qui
n'aurait dû ses quelques tares
(consumérisme effréné ? colonialisme
de l'argent ? Dantec ne déplore que la
démocratie) qu'à la "contamination des nihilismes
rances" de la
vieille Europe. Pour le néo-capitaliste Dantec, le choix de
la guerre est
politiquement admirable et éthiquement courageux, la
position du "camp
franco-boche" n'est pas un choix, c'est une provocation
anti-américaine.
Voire, mais c'est un brin simpliste. Dantec qui en veut tellement
à l'Europe de
ne pas soutenir totalement les Américains sur le coup en
s'engageant
physiquement à leur côté, rappelle
lui-même (mais il est vrai dans un contexte
argumentaire où le sens que j'y vois a dû lui
échapper) "la difficile
entrée en guerre de Roosevelt pour défendre
l'Europe, il fallut attendre Pearl
Harbour" : Ah bon ! les américains ont le droit, eux, de
refuser de faire
la guerre à un salopard, agresseur qui plus est, quand ils
estiment que leurs
intérêts ne sont pas directement
menacés ? C'est pas des larvouilleuses
larveries, eux, cette fois, dis Maurice ?
Mais il y a plus pénible encore que cette posture du
renégat si pleinement assumée par Dantec. C'est
qu'à écouter chanter ses
sirènes pour le coup : absolument nihilistes, on comprend
qu'elles dessinent
l'attente fervente d'un monde soumis à la gouvernance d'une
seule nation, d'un
seul mode de relation à l'être et aux choses. Je
trouve ça pathétique, pour un
écrivain, a fortiori de sa trempe. Je ne discute
même pas ici du choix qu'il
opère dans le mode idéologique qui lui
paraît le bon. On pourrait là aussi le
prendre aux mots de ses amnésies et de ses impasses, mais on
risquerait vite
d'être taxé d'anti-américaniste, ce que
je ne veux pas. Non, au nom de mes
convictions de chrétien franchouillard, je trouve piteux
qu'il envisage de
passer son éternité avec une seule famille de
clébards, fussent ses
préférés.
Mais c'est au fond la leçon de toute mauvaise foi que de
finir par abolir le
monde. »
(voir aussi le portrait
de Maurice Dantec
brossé par Maximilien Malirois)
Copyright (c) 2003
Serge Rivron. Tous droits réservés.
La chancelière allemande Angela Merkel, qui a fait part cette semaine de ses projets de relance de la Constitution européenne, a de nouveau estimé que le projet de loi fondamentale n'accordait pas, en l'état, suffisamment d'importance au rôle du christianisme en Europe.
"J'aurais préféré que l'on reconnaisse plus clairement les racines chrétiennes de l'Europe", déclare Madame Merkel dans une interview à paraître dans l'hebdomadaire Focus.
Angela Merkel, fille de pasteur qui dirige l'Union chrétienne-démocrate (CDU) et assume la présidence tournante de l'Union européenne, compare le projet de Constitution européenne à la Loi fondamentale allemande, qui se réfère à la responsabilité de chacun envers Dieu et envers le peuple.
Reuters, 20/01/07
On peut trouver moult objections à l'encontre de cette vision spécifique et étriquée de l'Europe dont la plupart ont été énoncées dans l'article de Jacques Marlaud, "La religion de l'Europe n'est pas encore faite" dans notre rubrique Métapolitique. En voici quelques-unes pour mémoire :
1) Que l'Europe n'est au sens historique et chronologique que très partiellement chrétienne, et qu'elle l'est aujourd'hui moins qu'hier et sans doute beaucoup moins que demain. Un récent sondage montre que seulement 51% des Français se définissent comme catholiques alors qu'ilsétaient encore 80% voici une quinzaine d'années.
2) Que ce qu'on entend par "héritage chrétien" recouvre de multiples significations, y compris les hérésies, et qu'il y a aujourd'hui un véritable abîme entre l'orthodoxie des slaves ou des Grecs, le luthéranisme des Allemands du nord et le catholicisme des Polonais ou des Siciliens
3) Que la vocation universelle du christianisme et la vocation impériale (au sens romain-germanique, c'est-à-dire politique, territoriale et culturelle) du mythe européen ne peuvent que vivre une coexistence conflictuelle comme l'ont amplement démontré au cours des siècles la longue querelle des investitures, la lutte du pape et de l'empereur et les guerres de religion (qui renaissent aujourd'hui).
Nous avons le plaisir d'accueillir un site frère <http://www.europemaxima.com/rubrique.php3?id_rubrique=1> qui revendique son affiliation à la revue L'Esprit Européen (qui a, comme précisé dans notre rubrique " Qui sommes-nous ?", cessé provisoirement sa parution "papier" essentiellement par manque de moyens. Toute initiative "d'esprit européen", quelle que soit sa couleur politique ou son origine géographique, est la bienvenue. Nous proposons à Europemaxima, comme d'ailleurs aux autres publications d'intérêt général européen, d'échanger textes et points de vue chaque fois que cela nous paraît utile (comme cela se produit dans les faits puisque plusieurs de nos écrits figurent sur les deux sites), de publier les communiqués des uns et des autres et, éventuellement, d'entreprendre des démarches communes comme le lancement d'un sondage ou d'une pétition. Bien entendu, chacun garde sa sensibilité politique, philosophique, esthétique. L'Europe, unité dans la diversité par excellence, ne s'unira que par la convergence, et non par une fusion ou une confusion, de ses forces multiples. À nous de faire en sorte que nos différences, loin d'être la source d'une concurrence hostile, nous rapprochent au sein de la communauté de destin qui est notre patrie.
12/10/05: Irak : Prochaine chute de Saigon-Bagdad et fuite en avant agressive de l'occupant américain
« Anthony Cordesman, un expert militaire au Center for Strategic and International Studies de Washington DC, déclare : " Nous ne pouvons sécuriser la route de l'aéroport, ni empêcher les tirs de mortier sur la Zone Verte, ni arrêter les tueries et les kidnappings ". Le soulèvement contrôle l'essentiel de Bagdad et des provinces sunnites. En raison d'une capacité de jugement réduite par la frustration, l'armée US maintient 40 000 Irakiens en détention, soit deux fois le nombre estimé des insurgés (...)
Selon de récentes dépêches de presse, l'ambassadeur US en Irak, Zalmay Khalilzad, a prédit que les troupes US entreraient bientôt en Syrie (que les États-Unis accusent de laisser passer des insurgés vers l'Irak, à travers une longue frontière en terrain difficile, alors qu'ils sont eux-mêmes incapables de sécuriser la petite longueur de route conduisant à l'aéroport de Bagdad !) En même temps, l'administration Bush tente désespérément d'orchestrer une affaire qu'elle puisse utiliser pour attaquer l'Iran. »
http://www.counterpunch .org, traduit et publié par http://www.legrandsoir.info/index.php
Sept. 2005) La procureure internationale Carla del Ponte tente de dicter à l'U.E. sa politique pour les Balkans !
Selon le site
d'information de l'Union
Européenne EurActiv.com (6 sept. 2005),
la
procureure du Tribunal pénal international pour
l'ex-Yougoslavie, Carla Del Ponte, a une nouvelle fois
appelé la
Croatie et la Serbie-Monténégro à
coopérer
pleinement avec le
TPI, lequel réclame toujours l'arrestation de plusieurs
ressortissants de ces Etats soupçonnés d'avoir
commis des
crimes de guerre durant le conflit yougoslave. Tant qu'une telle
coopération n'aura pas été obtenue,
l'UE devra
continuer à fermer sa porte à ces pays, a
estimé
Mme Del Ponte.
Dans un discours
prononcé le 1er
septembre, la procureure du TPI soulignait qu'il était
"difficile d'imaginer que la Croatie, la
Serbie-Monténégro (...) et la
Bosnie-Herzégovine
rejoignent l'Union européenne alors même que
chacune de
ces nations prépare idéologiquement le prochain
conflit."
Selon Mme Del Ponte,
l'Union
européenne se trouve aujourd'hui face à un
dilemme : elle
peut "soit intégrer les Balkans de l'Ouest, avant
même
qu'un processus de réconciliation véritable soit
établi et prendre le risque d'importer des conflits en son
sein,
soit attendre qu'une paix solide soit instaurée, mais cela
pourrait prendre des décennies, et personne ne peut
prédire ce qu'il arriverait durant ce laps de
temps."
Carla Del Ponte
appelle l'UE à ne
pas entamer de discussions sur le pacte de stabilisation avec Belgrade
tant que le général Mladic demeure en
liberté ; si
elle devait le faire, elle "mettrait gravement en péril la
perspective d'une arrestation rapide [de
Mladic] ". La décision de l'UE concernant l'ouverture
d'éventuelles discussions sur le pacte de stabilisation avec
Belgrade doit intervenir le 5 octobre prochain.
Une telle arrogance laisse rêveur de la part de ceux qui se soucient comme d'une guigne de l'intérêt général européen, qui ont clairement échoué après des années de "médiation" imposée par la force aux peuples des Balkans et qui n'oseraient pas demander le dixième de ce qu'ils exigent des naufragés de l'ex-Yougoslavie (pour cesser de les boycotter) à leurs propres commanditaires états-uniens et à leurs alliés israéliens ou Turcs pour les crimes de guerre et contre l'humanité dont on les accuse régulièrement un peu partout dans les pays qui subissent leur occupation militaire comme l'Irak, la Palestine, le Kurdistan, l'Afghanistan, le Kosovo...
Sept. 2005) Vers un plus grand empire états-unien ?
Les États-Unis, on le sait, sont déjà un grand empire, mesuré à sa puissance, certainement le plus grand jamais recensé par l'histoire. Mais pour ce qui est de sa durée, il aura du mal à égaler certains empires antiques. Certains chroniqueurs (comme Emmanuel Todd) perçoivent même les signes d'un déclin accéléré. L'un des indices qui ne trompe pas est un taux de natalité qui, tout en restant supérieur à celui de la plupart des pays d'Europe, connaîtra une régression inquiétante à partir des années 2010. L'un des plus importants think tank outre-atlantique, le council on Foreign Relations, véritable inspirateur de la politique étrangère états-unienne, s'en émeut dans une récente étude prospective. Comme solution provisoire à ce problème qui met en danger le statut de l'hyper-puissance, le CFR recommande une véritable fusion économique et politique entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Or, un tel élargissement pourrait accélérer le déclin au lieu de l'enrayer, si l'on en croit l'analyste du devenir impérial, Paul Kennedy, pour qui l'overstretching, la sur-extension, fut la cause principale de la chute des empires depuis Rome jusqu'aux empires coloniaux espagnol, ottoman, portugais, britannique, français... sans oublier l'Union soviétique. Leçon à méditer, également, pour les Européens.
Août 2005) Deux Européens sur trois contre l'entrée de la Turquie