
Perspectives DÉSINTOX Sommaire
Une page d’opinion de plus sur la vaccination antigrippale ? Non, une page d’information. Ce texte est la réponse à mes patients qui assiègent mon téléphone depuis quelques jours. Ces informations sont relayées par de nombreux médecins qui tentent d’éclairer leurs patients pour ce choix difficile. Résumé : La question n’est finalement pas uniquement celle de la vaccination pandémique, mais bien celle de la vaccination annuelle contre la grippe. La réponse sur la question de la pertinence de la vaccination antigrippale doit être globale et personnelle. Les risques liés à la maladie ou au vaccin chez le bien-portant sont tellement infimes qu’ils peuvent difficilement être comparés. Les négliger pour soi ou ses enfants ne constitue pas une perte de chance significative. |
La réponse n’est pas aussi simple qu’un oui ou un non ; prenez le
temps de lire complètement cet article avant de forger votre opinion.
Si vous ne souhaitez pas le lire, transmettez-le à une personne de
confiance pour lui demander son avis. Vous pouvez bien sûr consulter
votre médecin. Il fera le point avec vous et pourra répondre à vos
questions. Il pourra même vous dire ce qu’il ferait à votre place, ce
qui ne veut pas dire que l’avenir lui donnera raison. Chaque cas est
particulier et il connait le vôtre, mais de grâce, évitez le téléphone,
ne serait-ce que parce qu’il n’aura pas votre dossier sous les yeux
quand il vous répondra. D’ailleurs, votre médecin figure peut-être dans
la liste (voir en bas de l’article) de ceux qui reprennent ces
informations à leur compte pour leurs patients.
Mais avant de parler du vaccin, il faut passer par un bref historique de la grippe et de ses virus, c’est indispensable pour comprendre.
Le virus de la grippe n’est pas un virus stable, comme celui de la rougeole ou des oreillons. Il change (mute) légèrement tous les ans, c’est pourquoi les personnes souhaitant se vacciner contre la grippe doivent renouveler l’injection annuellement. Ce n’est pas un rappel, mais une revaccination : la composition du vaccin change tous les ans en fonction des mutations des virus. C’est aussi pourquoi nous pouvons avoir la grippe plusieurs fois dans notre vie : après une grippe, nous ne sommes protégés que pendant une durée limitée, tant que nos anticorps parviennent à neutraliser le virus qui n’a pas encore trop changé. En moyenne, une grippe génére des anticorps efficaces pendant une quinzaine d’années.
Une épidémie comme celle que nous vivons en 2009 apparaît quand la mutation d’un virus de la grippe est soudaine et importante. Nous ne sommes plus protégés par les anticorps que nous avons fabriqués lors d’une infection ancienne. Une grande partie de la population va contracter cette nouvelle grippe, généralement l’année de son apparition, parfois l’année suivante, parfois de façon inapparente. Cela donne pendant un ou deux ans une épidémie hivernale spectaculaire. La contamination est favorisée par l’inhalation d’air froid après contact avec le virus. C’est pour cela que les épidémies surviennent surtout l’hiver.
Le vaccin contre la grippe saisonnière est préparé près d’un an à l’avance en mélangeant les souches de virus en circulation. L’OMS et les industriels espèrent "viser juste" et obtenir un vaccin efficace pour l’hiver suivant. Ce n’est pas toujours le cas, la prévision étant un art difficile. Mais dans l’ensemble, l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière est modeste : entre 25 et 60% selon les sources. Dans un rapport récent, elle est en France d’environ 60% chez les jeunes et de 40% chez les personnes âgées [1]. C’est à dire que la vaccination diminue environ par deux le risque de contracter la grippe. Les virus de la grippe A, utilisés pour fabriquer le vaccin saisonnier, proviennent de la souche H1N1 dérivée de la grippe espagnole de 1918 et de la souche H3N2 dérivée de la grippe de Hong Kong de 1968 ; le vaccin contient également une souche de grippe B, moins virulente, que nous laisserons de côté. Le virus A/H1N1 n’est donc pas un nouveau-venu dans le monde de la grippe car il dérive d’une souche ancienne déjà présente depuis plus de 30 ans dans le vaccin saisonnier.
En 2004, un nouveau virus A est apparu : le virus H5N1
d’origine aviaire (oiseau). Il avait deux caractéristiques : une
dangerosité extrême avec plus de 30% de mortalité (contre 0,01% pour la
grippe A saisonnière comme nous allons le voir) et heureusement une
très faible contagiosité pour l’homme.
Par sécurité et à juste titre, une procédure grippe aviaire a été mise en place en 2005 dans de nombreux pays :
stockage massif de masques, de gants, de médicaments antiviraux
plan
de production accéléré pour la fabrication de vaccins en cas de
pandémie : démarches d’enregistrement raccourcies et surtout,
ajout d’un adjuvant, le squalène. Ce produit huileux renforce la
stimulation immunitaire et permet de produire beaucoup plus de doses de
vaccin dans un temps réduit. Encore une fois, on agitait le spectre
d’une grippe mortelle à 30% et ces compromis paraissaient acceptables
pour gagner quelques semaines correspondant à des centaines de milliers
de vies sauvées. Une grippe aviaire tuant un malade sur trois aurait
été une catastrophe mondiale absolue autorisant des procédures
d’exception.
En mars 2009, une épidémie de grippe A est apparue au Mexique, due à une mutation importante du virus A/H1N1. Mutation importante donc faible immunité générale de la population et épidémie massive.
Ce virus a touché surtout les jeunes, car les personnes plus âgées
avaient déjà contracté d’autres grippes de la famille H1N1. Malgré la
mutation importante ayant créé le nouveau virus, ces personnes de plus
de 65 ans étaient immunisées partiellement contre le nouveau virus H1N1
du fait de sa parenté avec les anciens H1N1. Les épidémies de grippe
récentes étaient surtout causées par un autre virus A : le virus
H3N2.
Après un moment de panique, il est apparu au début de l’été que ce virus était certes très contagieux, mais finalement peu agressif. Pas plus que le virus H1N1 habituel. Ce qui était inhabituel en revanche, mais logique, c’était le nombre de personnes, jeunes notamment, touchées par la grippe.
En avril 2009, il était malheureusement trop tard pour intégrer ce nouveau virus dans le vaccin saisonnier dont la production était déjà lancée.
Certains gouvernements, français notamment, ont alors décidé dès le début de l’été d’appliquer à ce nouveau virus A/H1N1 la procédure d’urgence créée pour le "méchantissime" A/H5N1 aviaire. Malgré les nouvelles rassurantes de l’hémisphère sud, il était semble-t-il trop tard en août pour reculer. La campagne de vaccination massive par le vaccin dit "pandémique", c’est à dire contenant le nouveau virus H1N1 et "dopé" au squalène a été mise en place avec les remous que l’on sait.
Nous allons maintenant aborder un chose
très importante et peu connue : l’alternative n’est pas de vous
vacciner ou non cette année contre la nouvelle grippe A/H1N1, mais de
savoir si vous voulez vous vacciner contre la grippe en général.
En effet, la nouvelle grippe A/H1N1 ne diffère pas significativement
par sa gravité de sa "mère" l’ancienne grippe A/H1N1 qui circule en
Europe depuis 1918, et qui est intégrée dans les vaccins saisonniers.
La seule différence est que les adultes jeunes sont dans leur grande
majorité dépourvus d’anticorps contre cette nouvelle grippe A, car elle
n’a pas beaucoup circulé récemment.
On croit souvent qu’il suffit de se vacciner contre cette
nouvelle grippe A pour être tranquille pour longtemps. Il n’en est rien.
Comme tous les virus grippaux, comme l’ancien A/H1N1, celui de la
nouvelle grippe A/H1N1 va muter (on dit "glisser") progressivement et
les personnes vaccinées souhaitant rester protégées contre la grippe
A/H1N1 devront mettre à jour cette vaccination tous les ans jusqu’à la
fin de leurs jours. Une vaccination ponctuelle en 2009 ne ferait que
reculer leur contagion de quelques années. Lorsque le nouveau virus
H1N1 mutera, ce qui est normal et a déjà commencé, ses "descendants"
pourront être plus dangereux, ou au contraire plus bénins que leur
"père". En pratique, ces mutations limitées et progressives changent
rarement la dangerosité du virus initial de manière significative,
contrairement aux mutations importantes et brutales qui caractérisent
les grandes pandémies. Nous n’avons, au 2 décembre, aucune preuve de la
naissance d’un mutant plus virulent qui changerait la réflexion sur la
vaccination. Le principal impact de ces mutations minimes concerne la
sensibilité au vaccin ou aux antiviraux qu’elles ont tendance à
diminuer.
Dès l’année prochaine, le nouveau virus H1N1 mexicain sera intégré dans le vaccin saisonnier comme l’est déjà son parent H1N1 espagnol et son cousin H3N2 asiatique. Une personne souhaitant se protéger de la grippe A se vaccinera obligatoirement tous les ans. Il y aura donc un vaccin "2 en 1" (ou plutôt 4 en 1 : ancien A/H1N1, nouveau A/H1N1, A/H3N2, B).
Le choix est donc le suivant, il n’y en pas d’autre :
Je
me vaccine cette année puis tous les ans contre la grippe car je ne
veux pas prendre de risque vis-à-vis de cette maladie et j’accepte les
risques des vaccins.
Je
suis prêt à prendre le risque d’attraper la grippe (tous les 15 ans en
moyenne) avec les risques qui vont avec et je ne me vaccine jamais
contre cette maladie.
À ce choix personnel peut s’ajouter le souhait altruiste de ne pas contaminer les autres et de participer à l’étalement de l’épidémie dans le temps (en l’absence de vaccination massive et annuelle de la population, ils seront de toute façon contaminés un jour ou l’autre).
Les arguments personnels et altruistes en faveur du vaccin doivent être tempérés par la faible efficacité du vaccin : . le vaccin diminue la probabilité de la contagion mais ne l’annule pas. Le vaccin ne permet pas d’annuler les risques liés à la grippe, mais de les diminuer.
Le fait que la question soit souvent mal posée explique pourquoi il y a tant de divergences dans les avis et recommandations. Le problème n’est pas lié à cette nouvelle vaccination (en dehors des questionnements sur ses excipients que nous aborderons plus loin) mais au principe même de la vaccination régulière contre la grippe.
Il n’y a bien sûr aucun danger spécifique à se vacciner cette année et à ne pas renouveler le vaccin ultérieurement. C’est simplement illogique puisque la grippe A/H1N1 n’a aucune raison d’être moins dangereuse dans trois ou cinq ans que cette année.
Les risques liés à la grippe sont connus. Ce qui ne l’est pas avec précision, c’est leur fréquence.
ll y a tout d’abord le risque d’être cloué au lit pendant plusieurs jours avec fièvre, toux, courbatures et maux de tête. L’épuisement se poursuit par une fatigue importante pendant une semaine après la guérison. En moyenne, on fait une grippe de ce type tous les 15 ans. Certaines personnes ne "font jamais la grippe". Cela veut sans doute dire que chez elles, les symptômes sont très atténués au point qu’elles ne les remarquent pas (les études scientifiques évaluent à 30% le nombre de grippes qui ne donnent pas ou peu de symptômes [2]). D’autres sont plus sensibles et vont être atteints plus souvent. Ce chiffre d’une grippe A tous les 15 ans est une moyenne.
Il y a également le risque indirect de transmettre cette maladie à des proches ou à des personnes fragiles que l’on côtoie.
Il y a ensuite les complications, dont la fréquence n’est pas connue avec précision :
1) La pneumonie bactérienne est la principale complication de la grippe en terme de fréquence. Elle touche plus souvent des personnes qui ont une maladie préexistante (diabète, sida,bronchite chronique...) mais aussi celles qui oublient que le repos est indispensable pendant une grippe... Personne ne connaît le pourcentage de grippés qui contractent une pneumonie, le chiffre se situe probablement entre 1/10 et 1/100 des grippés [3]. Cette pneumonie se guérit très bien avec des antibiotiques courants mais peut emporter une personne très fragile : vieillard, insuffisant respiratoire, grand cardiaque ou autre porteur d’une maladie grave.
2) Le Syndrome de Détresse Respiratoire Aigu Sévère (SDRAS) est une complication rare, grave et particulière de la grippe. Il s’agit d’une pneumonie qui n’est pas due à une bactérie, mais au virus lui-même. Cette complication peut toucher n’importe qui, jeune, vieux, sujet en bonne santé le plus souvent. Elle est très rare, touchant probablement entre 1/100.000 et 1/1.000.000 des grippés. Elle est mortelle dans un nombre de cas compris entre 1/10 et 1/2 selon la gravité initiale, on parle alors de mortalité directe de la grippe. En cas de guérison, des séquelles pulmonaires graves peuvent persister. Le SDRAS porte parfois le nom de grippe fulminante ou de grippe maligne.
3) Les complications neurologiques : essentiellement le syndrome de Guillain Barré. Celui-ci est de gravité variable et guérit le plus souvent tout seul et sans séquelles. Les troubles vont d’un simple fourmillement passager à une rarissime paralysie définitive. Il n’est pas spécifique de la grippe et peut être déclenché par de nombreux facteurs, y compris la vaccination. La grippe peut aussi provoquer des encéphalites, rarissimes elles aussi. La fréquence des atteintes neurologiques graves (non réversibles) est tellement basse qu’elle est inconnue, probablement entre 1/100.000 et 1/1000.000 des grippés. Il est très difficile d’apprécier ce qui est réellement dû à la grippe.
4) Le décès est bien sûr une complication à part entière, quelle qu’en soit la cause. C’est une des données les moins mal connues car le décès est un élément qui est toujours déclaré, documenté, et qui peut faire l’objet d’enquêtes. Pour autant, aussi incroyable que cela puisse paraître, personne ne connaît le nombre exact de décès dus à la grippe en France. Un bilan institutionnel sur la saison 2004-2005 (rapport INVS déjà cité) apporte néanmoins des données intéressantes : nous n’avons pas le chiffre absolu de décès, mais au moins pouvons nous connaître le rapport entre les décès et les cas de grippe estimé par un réseau de surveillance fiable.

Fig 1 Comparaison de la mortalité grippale et du nombre de cas de grippes lors de l’épidémie 2004-2005, permettant d’évaluer la mortalité globale à environ 1/10.000 source INVS. Attention, il ne s’agit pas de la mortalité totale mais de celle de 22 départements pilotes.
Ce rapport est de l’ordre de 1/10.000 (fig 1). Il rejoint les chiffres constatés en Nouvelle-Zélande [4] pendant l’épidémie hivernale due au nouveau virus. L’analyse détaillée de ces décès en France sur un échantillon de 22 départements montre qu’il s’agit essentiellement de personnes très âgées (fig 2).

Fig 2 : Age des patients décédés de la grippe lors de la surveillance de la grippe 2004-2005 sur 22 départements.
Le décès des personnes jeunes grippées est plutôt dans la fourchette 1/100.000 à 1/1000.000
et est souvent associé à une maladie préexistante. Cela correspond aux
constatations faites par les médecins généralistes : rares sont
ceux qui ont été confrontés à un décès par grippe chez une personne
jeune et en bonne santé pendant l’ensemble de leur carrière. Du fait du
nombre de grippés qui développent peu ou pas de symptômes et qui ne
sont pas comptabilisés, on peut estimer que le taux de décès
chez les personnes bien portantes atteintes par une grippe
symptomatique ou non est de l’ordre de 1/500.000. Les chiffres
récents de mortalité, provenant de pays où l’épidémie est importante
(USA), sont compatibles avec cette estimation. Néanmoins, les données
des épidémies précédentes concernent le virus H3N2, majoritaire ces
dernières années. Il devient probable au fil du temps que la mortalité
chez le sujet jeune est supérieure avec le virus H1N1 ; cette
caractéristique est suggérée par l’expérience actuelle des réanimateurs
confrontés à un nombre inhabituel de sujets jeunes avec une atteinte
respiratoire sévère. Il faut donc considérer un fourchette plus large
pour la mortalité qui pourrait atteindre dans le pire des cas 1/100.000
chez l’enfant et l’adulte en bonne santé.
Néanmoins, dans la mesure ou cette grippe touche
peut-être dix fois plus de jeunes que les autres années (car ils ne
sont pas immunisés), il est normal et attendu que les cas graves et les
décès chez les jeunes soient dix fois plus nombreux. Cela ne veut pas
dire que le nouveau virus H1N1 est forcément plus agressif que l’ancien
H1N1. Nous avons des chiffres américains
qui montrent une surmortalité inférieure à un facteur 5 pour les
enfants par rapport aux autres années, sachant que c’est le virus H3N2
qui sévissait majoritairement.
En pratique, la probabilité de mourir de
la grippe ou de garder des séquelles pulmonaires ou neurologiques
graves pour un enfant de plus de un an ou un adulte de moins de 65 ans
et en bonne santé est sans doute comprise entre 1/100.000 et 1/500.000.
Personne ne pourra être plus précis avant longtemps et il est peu
probable que la réalité soit en dehors de cette fourchette.
Globalement chez les personnes en bonne
santé, la grippe expose à un risque fort d’incapacité transitoire et de
toux pénible, un risque faible de complication réversible, et un risque
infime de décès.
Le risque de décès par la grippe pour un enfant
ou un adulte bien portant est par exemple inférieur à celui consistant
à circuler à vélo en ville, très inférieur à celui de rouler à moto. Il
est d’un ordre de grandeur comparable à celui auquel vous expose un
long voyage en voiture. Pour prendre une autre comparaison : vous
avez moins de chance de mourir de la grippe cette année que de gagner
les 6 numéros du loto en jouant une grille à 12 euros une fois par
semaine.
Pour les personnes présentant une maladie ou un
état (grossesse, premiers mois du nourrisson) favorisant les
complications, seule une consultation personnalisée permet d’estimer un
éventuel sur-risque avec sécurité. Néanmoins l’excès de risque est
souvent surestimé par le public. Par exemple, la femme enceinte
présente un excès de risque de décès qui ne dépasse par un facteur 5
d’après les études disponibles. Une femme enceinte en bonne santé qui contracte la grippe a donc environ 49.999 chances sur 50.000 de ne pas mourir.
Il est dommage qu’en déconnectant la vaccination
du médecin de famille ou du pédiatre, la campagne vaccinale ait rendu
plus difficile le contact et le dialogue pour les patients à risque.
En dehors de l’isolement total, le seul moyen de
se protéger partiellement mais durablement de la grippe avec une
efficacité prouvée scientifiquement est la vaccination. D’autres méthodes existent
mais les preuves de leur efficacité sont mal établies. Cela ne veut pas
dire qu’elles ne sont pas efficaces mais que cette efficacité n’est pas
démontrée par les méthodes scientifiques couramment admises.
Les vaccins antigrippaux traditionnels (saisonniers) contiennent de l’eau, des sels minéraux anodins et des virus grippaux tués ou fragmentés. Cette eau peut contenir des résidus du milieu de culture des virus grippaux et notamment des antibiotiques, du formaldéhyde et des protéines de poulet. Ces résidus sont présents en quantité infimes et ne posent de problème qu’en cas d’allergie. Vendus en pharmacie en seringue unidose, les vaccins saisonniers ne contiennent habituellement pas d’adjuvant métalliques ni de conservateur (squalène, aluminium, mercure), sauf le Gripguard® qui contient du squalène. Ces vaccins ne contiennent pas non plus de virus vivant. Il est difficile de connaître cette composition précise car elle ne figure pas clairement sur la notice des vaccins.
Du fait d’une procédure de recueil des effets indésirables déficiente [5], les effets secondaires de ces vaccins ne sont pas parfaitement connus et sont souvent sous-estimés pour les plus bénins d’entre eux (douleurs, courbatures, fièvre). Les accidents graves sont tellement rares qu’il est impossible de les quantifier, même approximativement [6].
Voici l’information officielle française (Agence du médicament) sur les effets indésirables du vaccin saisonnier sans conservateur ni adjuvant :
Événements indésirables observés au cours des essais cliniques
La tolérance des vaccins grippaux
trivalents inactivés est évaluée au cours d’études réalisées
annuellement en conformité avec les exigences réglementaires, et
incluant au moins 50 adultes âgés de 18 à 60 ans et au moins 50
personnes âgées de 61 ans et plus. L’évaluation de la tolérance est
réalisée durant les 3 premiers jours suivant la vaccination.Affections du système nerveux : Affections de la peau et du tissu sous-cutané : Affections musculosquelettiques et systémiques : Troubles généraux et anomalies au site d’administration : * Ces réactions disparaissent généralement après 1 ou 2 jours sans traitement. Événements indésirables rapportés au cours de la surveillance après commercialisation
Les événements indésirables rapportés au
cours de la surveillance après commercialisation, en plus de ceux déjà
observés au cours des essais cliniques, sont les suivants : |
En pratique, la lecture d’une telle liste a un effet repoussant, mais globalement, les accidents graves avec le vaccin grippal saisonnier sont exceptionnels alors que les inconvénients bénins sont fréquents. Il est très difficile d’apprécier ce qui est réellement dû au vaccin.
La réflexion sur le vaccin saisonnier est
importante, car comme nous l’avons déjà vu, la seule question est de
savoir si l’on va démarrer à vie une vaccination annuelle contre la
grippe, et non de savoir si l’on va seulement faire le vaccin
pandémique transitoire contre la nouvelle grippe A. Seule
exception : les femmes enceintes et les nourrissons pour lesquels
une vaccination ponctuelle est envisageable ; ces deux populations
bénéficient d’un vaccin sans adjuvant au squalène.
Nous n’avons aucune information sur les risques
associés à l’injection annuelle du vaccin antigrippal saisonnier
pendant une vie entière. Rien ne permet d’affirmer ni d’exclure que ces
injections répétées soient anodines.
Contracter la grippe assure une immunité bien
plus forte que celle apportée par le vaccin. Il ne peut être affirmé ni
exclu que cette meilleure immunité naturelle constituera un avantage en
cas d’épidémie future par un virus agressif dérivé du virus A/H1N1 2009.
Il y a un effet altruiste dans la
vaccination : elle diminue la probabilité de transmettre le virus
et participe à la réduction de l’intensité de l’épidémie.
Pour une personne bien portante, il faut donc
mettre en balance le risque d’une grippe tous les 15 ans (et ses
éventuelles complications) avec les risques associés à un vaccin
annuel, sachant que l’efficacité du vaccin est habituellement de 50%
(il diminue par deux la probabilité de contracter la grippe, mais ne
protège pas à 100% comme d’autres vaccins.)
Il est clair qu’en terme de mortalité par
exemple, le risque lié au vaccin est très nettement inférieur à celui
lié à la grippe. Néanmoins, sur 15 ans cela se joue à quelques points
par million. Lorsque l’on atteint des niveaux de risque aussi bas à
titre individuel, il est légitime de s’interroger sur l’intérêt de la
recherche du "risque zéro". Nous nous exposons quotidiennement à des
risques beaucoup plus importants.
La vaccination saisonnière annuelle chez le
bien-portant est donc un choix personnel. Il n’y a pas de règle car il
n’y a pas de conduite évidente. Chacun en fonction de son acceptation
ou non d’un risque infime dans un sens ou dans l’autre fera son choix
pour lui ou ses enfants. Le seul argument collectif pour l’incitation à
la vaccination serait d’étaler dans la durée les cas de grippe grave
afin d’éviter la surcharge des services de réanimation. Une telle
justification aurait peut-être été mieux entendue par le public.
En Europe, un élément perturbe le débat sur les questions précédentes : la composition du vaccin pandémique utilisé pour la campagne de vaccination de masse 2009. Comme nous l’avons vu, il a été fabriqué en suivant un protocole industriel et administratif accéléré destiné à la grippe H5N1 dite grippe aviaire. C’est à dire une situation d’urgence majeure face à un virus dont la mortalité aurait été de 30% (et non de 0,01%). Le vaccin a été "dopé" avec un corps gras, le squalène pour accélérer sa fabrication. On sait que ce squalène favorise aussi les réactions locales douloureuses et les réactions générales comme la fièvre ou les courbatures. En revanche, aucun accident grave ne lui a été imputé avec certitude. Un doute persiste sur son effet déclenchant pour des maladies auto-immunes. Malgré un recul assez important sur son emploi, les données sont peu probantes car il a été essentiellement administré à des personnes âgées en institution. On commence à disposer de données canadiennes qui montrent une fréquence d’accidents graves (dont des décès) de 1/250.000 vaccinés par un vaccin au squalène proche du PANDEMRIX. Des données anglaises récentes vont dans ce sens.
Au USA, le vaccin pandémique ne contient pas de
squalène. Il est identique, à la souche virale près, au vaccin
saisonnier.
En France, les flacons multidoses utilisés pour
la vaccination pandémique de masse contiennent un conservateur dérivé
du mercure, le thiomersal. Nous ne savons pas actuellement si ce
produit peut poser des problèmes. Si c’est le cas, ils sont
suffisamment rares pour ne pas avoir été mis en évidence dans les
études réalisées par le passé. L’agence du médicament française avait
néanmoins recommandé en 2000 de ne plus l’utiliser
http://www.afssaps.fr/Infos-de-secu...
mais encore une fois, ce vaccin a été fabriqué dans le cadre d’une
procédure d’urgence "Grippe aviaire H5N1" dont la forte mortalité
rendait secondaire les considérations sur les conservateurs. Cette
procédure paraît a posteriori injustifiée pour le virus H1N1, mais il est toujours plus facile d’avoir raison a posteriori.
Ces adjuvants et conservateurs sont actuellement
considérés comme sûrs par les autorités sanitaires, mais pas par les
fabricants qui ont demandé contractuellement à être libérés de leur
responsabilité en cas de problème. Il serait plus cohérent pour
convaincre le public que les fabricants renoncent à cette clause de
protection et partagent ainsi leur confiance dans leur produit.
Le squalène, responsable d’un plus grand nombre
d’effets indésirables modérés, faciliterait en revanche une immunité
plus solide, notamment contre les premiers virus mutants qui commencent
à apparaître et qui ne sont que faiblement différents du A/H1N1 2009
initial. Cet "élargissement" de l’immunité avec les vaccins adjuvés au
squalène est plausible mais demande à être confirmée.
Ces inconnues ne facilitent pas le choix de ceux
qui penchent pour la vaccination. Il pourrait leur paraitre tentant
d’attendre vaccin sans adjuvant, mais c’est maintenant que le risque de
contamination est le plus élevé.
Un élément ne penche pas en faveur du vaccin
pandémique : la pandémie est bien lancée en France et proche de
son pic. Il n’est habituellement pas recommandé de se vacciner en plein
pic épidémique car l’immunité met au moins 15 jours à s’installer. Il
est probablement bien tard pour se vacciner actuellement.
La survenue d’un deuxième pic début 2010, un
moment envisagée, devient improbable depuis quelques jours : nous
sommes déjà dans le deuxième pic, le premier étant survenu en
septembre. Se vacciner actuellement peut être un pari sur un risque de
contamination à plus de 15 jours.
Enfin, il faut préciser que la vaccination d’un
sujet ayant déjà contracté la nouvelle grippe H1N1 sans s’en rendre
compte n’expose à aucun risque connu.



Copies d’écran de Google Flutrends réalisées le 27 novembre 2009. Notez l’intensité très variable des épidémies par rapport à celles des années précédentes en fonction des pays. La France est en plein pic épidémique.
Une autre donnée fiable est le rapport hebdomadaire de l’activité du service d’urgences médicales SOS Médecins. Le graphique ci-dessous montre que nous avons probablement commencé la décroissance. Le prochain rapport sera déterminant pour le confirmer ou l’infirmer.

Mais rien bien sûr. Il n’y a que vous qui pouvez conclure, en fonction de vos objectifs personnels, de votre acceptation du risque lié à la grippe ou de celui lié au vaccin. Vous avez ci-dessus les éléments qui vous permettent de prendre une décision pour vous ou vos proches. Elle sera toujours personnelle et unique. Sachez que, quelle que soit votre décision, la probabilité que vous soyez confronté à des conséquences graves liées à un mauvais choix est infime.
Et si le doute vous hante encore, allez voir
votre médecin pour en discuter, mais sachez qu’il ne pourra pas décider
à votre place. Encore une fois c’est à vous de prendre cette décision.
Conflits d’intérêts de l’auteur : je
n’ai aucun lien l’intérêt personnel et n’ai jamais touché de
rémunération de l’industrie des vaccins. Mon épouse travaille chez
Sanofi mais hors vaccins.
Notez que cette déclaration, obligatoire, est rarement faite par les médecins experts qui s’expriment sur les vaccins contre la grippe.
Liens utiles reflétant des opinions variées et parfois contradictoires :
Grippe Wikipedia
Vaccination contre la grippe 2009, Wikipedia
Flutrackers : toute l’information disponible.
Suivi de l’épidémie sur Google Flutrends.
Suivi de l’épidémie par le réseau GROG.
En attendant H5N1, par Christian Lehmann
Le blog d’Antoine Flahault et Jean-Yves Nau sur Slate (manque la déclaration de conflits d’intérêts)
Le dossier de la Revue Prescrire
La déclaration de la Ministre de la santé de la Pologne, qui est médecin.
Vous trouverez ci-dessous la liste des 241
premiers médecins ayant souhaité s’associer à cet article. Il n’est
plus possible de signer actuellement pour épargner le serveur soumis à
un fort trafic. Au 3/12/2009, cet article a été lu 580.000 fois.
Vous pouvez poser des questions d’ordre général
sous la liste des signataires, mais je ne réponds quasiment plus car
presque tout a déjà été dit (voir les anciennes questions/réponses). Cet article est régulièrement remis à jour au fur et à mesure de la disponibilité de nouvelles données.
| Date | Nom |
|---|---|
| 30 novembre | Dr Stephane ANDRIEU |
| 30 novembre | Dr Christine BERTIN-BELOT |
| 30 novembre | Dr OLLIER Philippe |
| 30 novembre | Dr Roseline Péluchon site web |
| 30 novembre | dr bance christian |
| 30 novembre | Dr ROCCAZ |
| 30 novembre | Dr Yves ZERBIB |
| 30 novembre | dr gans |
| 30 novembre | Dr Thierry MUNSCH |
| 30 novembre | dr levy bencheton |
| 30 novembre | Dr Eric Rousseau |
| 30 novembre | dr debu jc |
| 30 novembre | Dr Joëlle LOUVET |
| 30 novembre | Dr Gérard GUYOT |
| 30 novembre | dr billod |
| 30 novembre | Dr Alain CHEBATH |
| 30 novembre | Dr. Gilbert Hummler |
| 30 novembre | Dr J.F. MICHEL |
| 30 novembre | Dr Dussauze Frédéric site web |
| 30 novembre | Dr Dubald Claude |
| 30 novembre | Dr Hubert Beaucour |
| 30 novembre | Drs Anne et Claude COSTE retraités |
| 30 novembre | Dr Alain Freby |
| 30 novembre | Nathalie Fouquet (Dr-es-Science) |
| 30 novembre | Docteur Roger Giraud |
| 30 novembre | dr adeline barba |
| 30 novembre | DR MARTINET christian |
| 30 novembre | Dr Chevallier Patrick |
| 30 novembre | Dr Naudon jean pierre |
| 30 novembre | dr denat olivier |
| 30 novembre | Dr Claire Cheynet |
| 30 novembre | DR REVEL ERIC |
| 30 novembre | Dr LAUNET francois |
| 30 novembre | Dr DUMONT |
| 30 novembre | Dr Philippe NINGRE |
| 30 novembre | Dr Botti site web |
| 30 novembre | Dr TOUCHET Vincent |
| 30 novembre | Dr Olivier VINOT |
| 30 novembre | Dr de Singly Anne Carole |
| 30 novembre | Dr Daniel TARDY site web |
| 30 novembre | Dr BURELLIER Michel |
| 30 novembre | Dr MARIOTTE |
| 30 novembre | Dr Patricia COROLLER |
| 30 novembre | Dr KUPERMINC-LE BER Martine site web |
| 30 novembre | Dr SCHABEL Christian |
| 29 novembre | Dr LEBRUN Dominique |
| 29 novembre | Dr Carole Maître |
| 29 novembre | Dr Ngo |
| 29 novembre | dr debu jc |
| 29 novembre | Dr BALAGUIER Jean |
| 29 novembre | Dr Philippe Abimelec site web |
| 29 novembre | Dr Claire Wetzel |
| 29 novembre | Dr Lacharme Cécile |
| 29 novembre | Dr. guy lam van |
| 29 novembre | Dr Frederic Leroux |
| 29 novembre | Dr Bruno Lopez |
| 29 novembre | Dr Corinne Perdrix |
| 29 novembre | gerard goldschmidt site web |
| 29 novembre | dr cibiel bertaux site web |
| 29 novembre | Dr pascal GRILLET |
| 29 novembre | Dr Alain LE VIGOUROUX |
| 29 novembre | dr debu jc |
| 29 novembre | Dr Denis VALENTIN |
| 29 novembre | Dr TALBOT Richard |
| 29 novembre | Dr BOURGET Nathalie |
| 29 novembre | Dr Christian Ris |
| 29 novembre | Dr Figon Sophie |
| 29 novembre | Dr Michel MARQUIS |
| 29 novembre | Dr MURATET Jean-Michel site web |
| 29 novembre | Dr Jean-baptiste Rechard |
| 28 novembre | Dr Alfred Meylan |
| 28 novembre | Dr Hoffmann Clara site web |
| 28 novembre | Dr LE POULLENNEC-PRATZ Dominique |
| 28 novembre | Dr Alain JOYEUX |
| 28 novembre | Dr GILLES Luc |
| 28 novembre | Dr Michel COLOMBÉ site web |
| 28 novembre | Dr Bruno WISMAN site web |
| 28 novembre | Dr Patrick Reinhardt |
| 28 novembre | Dr LE VAGUERES Diider |
| 28 novembre | Dr Marc MONDAN |
| 28 novembre | Dr Chiche Claude |
| 28 novembre | Dr Richard Flipo |
| 28 novembre | Dr Jean-Pierre Rageau |
| 28 novembre | Dr Dreyfus Nathalie |
| 28 novembre | Dr Olivier MARCHAND |
| 28 novembre | Dr Pilon |
| 28 novembre | Dr BAUDE Richard |
| 28 novembre | Dr jean-pierre Gaitz |
| 28 novembre | Dr PEROL hugues |
| 27 novembre | Dr NICOT Philippe |
| 27 novembre | Dr Jean Raphaël FABRE |
| 27 novembre | Dr Jean-Christophe BRETON |
| 27 novembre | Dr Didier MERDY |
| 27 novembre | Dr Andréa FERREIRA |
| 27 novembre | Dr Patrice Dumiot |
| 27 novembre | Dr Bachelier Fabaron Florence |
| 27 novembre | Dr NIZIER Philippe |
| 27 novembre | Dr Raillard Noëlle |
| 27 novembre | Dr about |
| 27 novembre | Dr LONCHAMP |
| 27 novembre | Dr Isabelle Chivilo |
| 27 novembre | Dr Christian Bonnet |
| 26 novembre | Dr Martin-Petite MJ |
| 26 novembre | Dr QUESNEY alain |
| 26 novembre | Dr ALAMOWITCH Catherine |
| 26 novembre | dr JM Goré |
| 26 novembre | Dr GAUCHER Phiippe |
| 26 novembre | Dr Philippe Foucras site web |
| 26 novembre | Dr BOISSERIE Simon |
| 26 novembre | dr lehetet françois |
| 26 novembre | Dr Sophie Prévot |
| 26 novembre | Dr julien deteve |
| 26 novembre | Dr Thierry Harvey |
| 26 novembre | Dr Gérard Cohen site web |
| 26 novembre | dr brigitte GERMAIN |
| 25 novembre | Dr Serge SEGU |
| 25 novembre | Dr Béraud Claude |
| 25 novembre | Dr Lesieur Hugues |
| 25 novembre | Docteur Jérémie CAUDIN de Boulogne on the Beach |
| 25 novembre | Dr Basler |
| 25 novembre | Dr Pascal Eechout |
| 25 novembre | Dr BachJacques |
| 25 novembre | DR BENABDERRAZIK |
| 25 novembre | Dr Serriere site web |
| 25 novembre | Dr Nathalie Pierlot |
| 25 novembre | Dr Gilles BRUNOT |
| 24 novembre | Dr François CHEENNE |
| 24 novembre | Dr François DUPONT |
| 24 novembre | Dr Jean-Jacques MAURICE |
| 24 novembre | Dr BERTHE Jean-louis |
| 24 novembre | Menuet JJacques site web |
| 24 novembre | Dr POUJOL Anne |
| 24 novembre | Dr Audran Candice |
| 24 novembre | Dr Prime Dominique |
| 24 novembre | Dr PERNIN Dominique |
| 24 novembre | Dr GAUDARD Florence |
| 24 novembre | Dr GRIJOL Marianne |
| 24 novembre | Dr ISNARD Frédérique |
| 24 novembre | Dr MEKARCHA Pascal |
| 24 novembre | Dr Ali Teymouri |
| 24 novembre | Dr Jean-Claude Becker |
| 24 novembre | Dr Bernard VARIN |
| 24 novembre | Dr Jean-yves Bachelier |
| 24 novembre | Dr MALNOURY Brigitte |
| 24 novembre | Dr Raviez Jean-louis |
| 24 novembre | Dr Michel BOURGUIGNON |
| 24 novembre | Dr GUILLAUDEUX Janic |
| 23 novembre | Dr Michel BANVILLET |
| 23 novembre | Dr Aubin Sandrine |
| 23 novembre | Dr Alain Boutry |
| 23 novembre | Docteur VIALLE Jean-Marc |
| 22 novembre | Dr Claire Delval |
| 22 novembre | Dr Ripault site web |
| 22 novembre | Dr Bernard MESLE |
| 22 novembre | Dr AUTISSIER Jean-louis |
| 22 novembre | dr rosenberg sophie |
| 22 novembre | Dr Patrick Moutier |
| 22 novembre | Dr Martine Devries |
| 22 novembre | Dr Liliane Lam |
| 22 novembre | Dr de Laubaréde |
| 22 novembre | Dr Laure Vanwassenhove |
| 22 novembre | Dr Marie Kayser |
| 22 novembre | Dr Hervé Jung |
| 21 novembre | Dr Paubert |
| 21 novembre | dr.SAADA |
| 21 novembre | Dr Eric Breitschmitt |
| 21 novembre | Docteur Homerin |
| 21 novembre | Dr PREBOLIN |
| 21 novembre | Dr Guillaume HENRY |
| 21 novembre | Dr Frédéric URBAIN |
| 21 novembre | dr lefort site web |
| 21 novembre | dr anne-marie puyhardy |
| 21 novembre | DR LASSERRE site web |
| 21 novembre | Dr Hervé GUILLAUMOT |
| 21 novembre | DR ERIC BEDUE |
| 20 novembre | Dr Bernard Augier (06) |
| 20 novembre | Dr Patrick POISSON |
| 20 novembre | Dr Djamel BOUKHARI |
| 20 novembre | Dr Angelique-Talbot Florence |
| 20 novembre | Dr GODIN LEBOURG Françoise |
| 20 novembre | Dr Legroux Charles |
| 20 novembre | Dr VARVENNE Dominique |
| 20 novembre | Dr Christian LEHMANN site web |
| 20 novembre | Dr Cauvet Alain |
| 20 novembre | Dr GOMBAUD |
| 20 novembre | Dr Philippe NEKROUF |
| 19 novembre | Dr Jean LALEUW |
| 19 novembre | Dr Henri Gracies site web |
| 19 novembre | Dr Bénédicte BLANCHARD-LEMOINE |
| 19 novembre | Dr Laprais |
| 19 novembre | Dr Lionel LAMBERT |
| 19 novembre | Dr Gérard Gastan |
| 18 novembre | Dr Francis BRAM |
| 18 novembre | Dr Alfred Spoerry |
| 18 novembre | Dr Philippe MASQUELIER |
| 18 novembre | Dr Patrick Jeanmougin |
| 18 novembre | Dr François RIBIERE |
| 18 novembre | Dr Jean Louis Torre |
| 18 novembre | Dr Ph BOUTEILLER |
| 18 novembre | NEVIANS Pierre site web |
| 18 novembre | DR J.Benoit Chenique |
| 18 novembre | dr oosterlinck jole |
| 18 novembre | Dr Cyril Quémeras (Landerneau) site web |
| 17 novembre | Dr Louis VAN |
| 17 novembre | Dr Redouté Anne |
| 17 novembre | Dr TREYVE |
| 17 novembre | Dr Jean-Luc Weigel |
| 17 novembre | Dr Philippe Wohrer |
| 17 novembre | Dr Christian HURBAULT |
| 17 novembre | Dr Atlan site web |
| 16 novembre | Dr Foued Bouzaouache site web |
| 16 novembre | Dr Bernard CIXOUS |
| 16 novembre | Dr Claude Simonet |
| 16 novembre | moun01 site web |
| 16 novembre | Dr Sophie Gelbard |
| 16 novembre | dormard catherine |
| 16 novembre | Dr Damien Pollet |
| 16 novembre | dr isabelle dargaisse |
| 16 novembre | CabMedPleudihen site web |
| 16 novembre | Dr Gérard HAMONIC site web |
| 16 novembre | Dr Jacques Desbarbieux site web |
| 16 novembre | Dr LABORDE-PEYRE Xavier site web |
| 16 novembre | Dr Desnier Claude |
| 16 novembre | Dr Alain GENET |
| 16 novembre | dr cuomo-robert site web |
| 16 novembre | Dr Jean LARY site web |
| 16 novembre | BLAIGNAN Jean |
| 16 novembre | Dr Bernard PABION |
| 16 novembre | Dt Thierry Buffel |
| 16 novembre | Dr Loubet dominique |
| 16 novembre | Dr Marc de Bettignies |
| 16 novembre | Dr Grunberg Philippe |
| 16 novembre | Dr FlorenceParichet |
| 16 novembre | Dr Mattera marie-Thérèse |
| 16 novembre | boulongne jean marie(jmb) |
| 15 novembre | Dr Georges Yoram Federmann |
| 15 novembre | Dr Christine BOTTE |
| 15 novembre | Dr Henri OTT |
| 15 novembre | Catherine Zanuttini-Vogt - Valréas (84) |
| 15 novembre | stephane Pertuet |
| 15 novembre | Jean-Bénédict de Saussure |
[1] Rapport de l’INVS : Surveillance épidémiologique de la grippe en France : renforcement des systèmes de surveillance - Bilan de la saison 2004-2005 page 5
[2] Des résultats anglais récents montrent que la nouvelle grippe A/H1N1 est caractérisée par un grand nombre de formes d’infection sans symptômes : au moins la moitié des personnes touchées par le virus. Elle serait donc à la fois plus souvent bénigne et plus souvent très grave que la grippe H3N2.
[3] Fourchette large issue de l’expérience des médecins de ville
[4] Cité par l’article de la Revue Prescrire, source indépendante et fiable.
[5] La lourdeur de la procédure de déclaration des effets indésirables en France conduit à une sous-déclaration importante par les médecins, surtout pour les effets indésirables de gravité faible ou modérée. ll est prévu une procédure plus satisfaisante pour le vaccin pandémique avec une possibilité de déclaration par les patients eux-mêmes. Mais en pratique, seuls les effets indésirables graves sont pris en compte.
[6] Lorsqu’un accident est très rare, que ce soit pour la grippe ou pour le vaccin d’ailleurs, il est très difficile de savoir l’accident observé est arrivé à cause de la grippe ou du vaccin, ou du fait du seul hasard, voir ici.
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