
Perspectives DÉSINTOX Sommaire
Sarkozy : quand les masques tombent
le vrai visage du président de la République
Thierry Meyssan
source : http://www.yanndarc.com/article-21417856.html
Les Français,
lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques
Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser
leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des
idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la
nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président »,
se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la
gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.
Comme des enfants
qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se
trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils
refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils
auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.
C’est que l’homme
est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa
vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur
faire oublier son parcours politique.
Que l’on comprenne
bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy
ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir
caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.
Pour comprendre
comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis
et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la
République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous
faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les
protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.
À la fin de la
Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le
parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains
et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec
les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le
« parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son
« ambassadeur » corse, Étienne Léandri.
En 1958, les
États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait
l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État
militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction
de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et
par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son
successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux
français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le
pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général
De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force .
Or, Charles De
Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans
un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant
une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française.
Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples
colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur
indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de
répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant
preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.
Cette volte-face
est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir.
La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer,
dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat .
Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour
de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.
Pasqua est à la fois un truand corse et un
ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger
canadien qui fit fortune
durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir
commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de
l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes
sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese,
celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à
Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros
bras et constituer la milice gaulliste . Un troisième homme joue un grand
rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille
Peretti —un Corse lui aussi—.
Ainsi défendu, De
Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en
affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership
anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun
européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au
Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de
l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France
et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il
dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne
l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il
soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.
Simultanément, De
Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe
militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en
garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les
encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger.
Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui
Total) , tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs
d’États d’Afrique francophone.
Conscient qu’il ne
peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie
à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir
de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace.
L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du
second.
Lorsque De Gaulle
démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence
avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas
son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la
trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée
Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché
commun européen.
Ce décor étant
planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955,
il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa,
réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une
roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants
(Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa
se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants
(Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais
balloté dans cette famille recomposée.
Sa mère est
devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde
du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il
avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue
résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.
Malheureusement,
en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le
magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète
« l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de
stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French
connexion » qu’Hollywood devait porter à l’écran. S’appuyant sur des
auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite
le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au
Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la
société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui
dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais
doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un
« suicide ».
En 1977, Pal
Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie
alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des
États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant
petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du
précédent. Ses fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair
qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de
son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où
il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.
À la même période,
Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus
rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national,
mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.
En 1982, Nicolas Sarkozy,
ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la
nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant
qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il
acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son
nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.
L’année suivante,
il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille
Peretti, terrassé par une crise cardiaque.
Cependant,
Nicolas
ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit
une liaison cachée
avec Cécilia, l’épouse du plus
célèbre animateur de télévision
français de
l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance
en célébrant leur
mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure
cinq ans, avant
que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire
un
nouveau foyer.
Nicolas est le
témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un
éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de
mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec
Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est
brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.
En 1993, la gauche
perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de
démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite.
Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard
Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à
nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente
ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua
devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana
marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en
prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il
tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier
d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et
porte-parole du gouvernement.
À Washington,
Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la
planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les
liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.
C’est alors que
reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans
plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par
Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas
Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild.
Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur
se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et
sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le
gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et
à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle
soviétique.
Rien ne va plus
dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour
financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur
la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du
pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges
perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur,
Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.
Tout au long de
son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se
fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue
à nouer des relations dans les cercles financiers.
En 1996, Nicolas
Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait
pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin
Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).
Bien avant la
crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la
destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy.
Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du
parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du
principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection
présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de
manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.
Pendant des
années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un
promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré
pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore
plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du
Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à
la presse.
Si les aveux du
promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte
de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier
ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les
infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas
Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.
Sarkozy exploite
alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au
gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de
l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement
intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.
Il
s’occupe aussi
des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a
été assassiné. Bien qu’il n’ait
pas été revendiqué, le meurtre a
immédiatement été interprété comme
un défi
lancé par les indépendantistes à la
République. Après une longue traque, la
police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan
Colonna, fils d’un député
socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence,
Nicolas Sarkozy annonce
cette interpellation en accusant le suspect d’être
l’assassin. C’est que la
nouvelle est trop belle à deux jours du référendum
que le ministre de
l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de
l’île. Quoi qu’il en
soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon
certains, favorise
les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été
reconnu coupable, il a toujours
clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a
été trouvée contre lui.
Étrangement, l’homme s’est muré dans le
silence, préférant être condamné que de
révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac
n’a pas été tué par des nationalistes,
mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte,
immédiatement exfiltré vers
l’Angola où il a été engagé à
la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime
était précisément lié aux fonctions
antérieures d’Érignac, responsable des
réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la
Coopération. Quand à
Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis
des décennies et
leurs enfants se sont fréquentés.
Une nouvelle
affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement
plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez
Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte
plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le
Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne
cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la
Fondation franco-américaine , dont John Negroponte était président et dont
Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous
révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une
officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr.
est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à
résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est
libre à droite pour Nicolas Sarkozy.
Reste à
neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti
socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux
militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux,
au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti
trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert).
Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de
la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est
l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux
USA ). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes »
infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents
de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et
Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique
Strauss-Kahn .
Des primaires sont
organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection
présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et
Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique
Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier
moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants
« lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur
son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le
payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford,
où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice .
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront
Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire
international.
Le soir du second
tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent
sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation
depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas
faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La
célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de
« l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier
Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y
recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine
d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les
patrons de casinos.
Puis le président
élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à
Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent
Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.
Enfin, Nicolas
Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret
qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les
casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.
Il forme son
équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien
trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et
le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti
« gaulliste »).
Nicolas Sarkozy
s’appuie avant tout sur quatre hommes :
Claude Guéant, secrétaire général
du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
François
Pérol, secrétaire
général adjoint de l’Élysée.
C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
Jean-David Lévitte, conseiller
diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de
France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop
proche de George Bush.
Alain Bauer, l’homme de l’ombre.
Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de
renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale
obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency
états-unienne en Europe .
Frank Wisner Jr.,
qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour
l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre
des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire :
l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.
Kouchner a débuté
sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux
financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux
opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden
et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90
auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut
représentant de l’ONU au Kosovo.
Sous le contrôle
du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier
producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et
transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteel (Kosovo). Là, la drogue est
prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en
Europe et accessoirement aux États-Unis . Les bénéfices sont utilisés pour
financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner,
qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports
internationaux qui y ont été consacrés.
Pour complèter son
gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie
et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé
le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for
International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec
Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en
Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin
contre les l’avionneur français Dassault .
Nouvelle escapade
durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font
offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du
président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un
banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre
qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish
Committee.
La réussite de
Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé
« d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la
CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) directeur d’un nouveau
fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de
portefeuille des Bush et des Ben Laden) . Sans qualité personnelle
particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les
principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
La cote de
popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses
conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention
du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du
divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami
Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de
grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec
l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison
avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau
les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième
mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli
(l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard
Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.
Quand les Français
auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?
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