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Les événements se sont déroulés à l’intérieur ou dans les
environs de la ville bosniaque de Srebrenica, entre le 10 et le 19 juillet
1995, lorsque l’armée serbe bosniaque (ASB) l’a occupée, en combattant et en
tuant de nombreux musulmans bosniaques, dont un nombre inconnu sont morts au
cours des affrontements ou ont été exécutés. Il est hors de doute qu’il y a
eu des exécutions, et que beaucoup de musulmans bosniaques ont péri au cours
de l’évacuation de Srebrenica et de ses suites. Mais bien qu’on en discute
rarement, le problème majeur est de savoir combien d’entre eux ont été
exécutés, étant donné que bien des corps retrouvés dans les tombeaux locaux
sont ceux de victimes des combats, et qu’une grande partie des musulmans
bosniaques qui ont fui la ville sont arrivés sans encombre en territoire
bosniaque musulman. Certains cadavres exhumés sont aussi ceux des nombreux
Serbes tués au cours des razzias effectuées par les musulmans bosniaques
sortant de Srebrenica dans les années précédant juillet 1995.
Le massacre de Srebrenica a joué un rôle particulier dans la politique
occidentale de restructuration de l’ex-Yougoslavie, et plus généralement dans
sa politique d’intervention. Il a suscité un regain d’intérêt en raison de la
commémoration de son dixième anniversaire en juillet 2005. On le cite
constamment comme preuve du mal serbe et des intentions génocidaires de la
Serbie. Il a servi à justifier la punition des Serbes et de Milosevic, ainsi
que la guerre de l’OTAN à la Serbie en 1999. Il a aussi fourni un alibi moral
aux futures guerres occidentales de vengeance, de projection de pouvoir et de
“libération”, en démontrant qu’il existe un mal que l’Occi-dent peut et doit
éradiquer.
Cependant, il y a trois éléments qui auraient du soulever de graves questions
à propos du massacre, à l’époque et aujourd’hui, et qui ne l’ont pas fait.
Le premier est que le massacre a satisfait très opportunément les besoins
politiques du gouvernement Clinton, des musulmans bosniaques et des Croates
(première partie ci-dessous).
Le second est qu’on avait déjà fait état avant Srebrenica (et qu’on a
continué depuis) d’une série de prétendues atrocités serbes, révélées
régulièrement aux moments stratégiques où se préparait une intervention violente
des Etats-Unis et du bloc de l’OTAN et nécessitant un solide soutien de
relations publiques, atrocités dont il a été démontré par la suite qu’elles
n’ont pas existé (seconde partie).
Le troisième est que les preuves d’un tel massacre, surtout de 8.000 hommes
et jeunes gens, ont toujours été pour le moins sujettes à caution (troisième
et quatrième partie).
1). L’opportunité politique
Les événements de Srebrenica, et les
révélations d’un énorme massacre, ont
beaucoup aidé le gouvernement Clinton, la direction bosniaque
musulmane et les autorités croates. Clinton, en 1995,
était pressé à la fois par les médias et
par Bob Dole d’agir avec plus de force en faveur des musulmans
bosniaques, et son gouvernement recherchait activement la justification
d’une politique plus agressive. Les autorités
clintoniennes se sont précipitées sur la scène de
Srebrenica pour confirmer et rendre publiques les affirmations
d’un massacre, comme William Walker l’a fait plus tard, en
janvier 1999. Le rapport instantané de Walker à Madeleine
Albright a fait exulter celle-ci, qui s’est écriée
: “Le printemps est apparu tôt cette année”.
Srebrenica a permis à l’automne
“d’apparaître tôt” à
l’administration Clinton en cet été de 1995.
Les leaders bosno-musulmans se battaient depuis des années pour persuader les
puissances de l’OTAN d’intervenir plus énergiquement en leur faveur, et il y
a de fortes indications qu’ils étaient préparés non seulement à mentir, mais
aussi à sacrifier leurs propres citoyens et soldats pour obtenir l’intervention
(questions traitées dans la seconde partie). Des autorités musulmanes
bosniaques ont déclaré que leur chef, Alija Izetbegovic, leur avait dit que
Clinton les avait avertis que l’intervention n’aurait lieu que si les Serbes
tuaient plus de 5.000 personnes à Srebrenica. L’abandon de Srebrenica par une
force militaire bien plus considérable que celle des attaquants, et la
retraite rendant vulnérable cette force supérieure et entraînant de
nombreuses victimes de combats ou de règlements de comptes, permettaient
d’arriver à des chiffres correspondant plus ou moins au critère de Clinton.
Il y a des preuves que le retrait de Srebrenica ne découlait d’aucune
nécessité militaire, mais était une décision stratégique selon laquelle les
pertes encourues était un sacrifice obligatoire à une cause plus importante.
Les autorités croates étaient ravies de voir révéler un massacre à
Srebrenica, car cela détournait l’attention de leur dévastateur nettoyage
ethnique antérieur des Serbes et Bosno-musulmans en Bosnie de l’ouest
(presque totalement ignoré par les médias occidentaux). Et cela fournissait
une justification à l’expulsion déjà planifiée de plusieurs centaines de
milliers de Serbes de la région de Krajina en Croatie.
Cette opération de nettoyage ethnique massif a été menée avec l’approbation
des Etats-Unis et leur soutien logistique, à peine un mois après les
événements de Srebrenica, et elle a probablement entraîné la mort de plus de
civils serbes qu’il n’y a eu de civils bosno-musulmans tués dans le secteur
de Srebrenica en juillet. La plupart des victimes bosno-musulmanes étaient
des combattants, les Bosno-serbes ayant mis les femmes et enfants en sûreté
en les convoyant par autobus, ce que les Croates n’ont pas fait, avec pour
résultat la mort de beaucoup de femmes, d’enfants et de vieillards massacrés
par eux dans la Krajina. Le cynisme des Croates était impressionnant : “Les
troupes des Nations Unies ont regardé horrifiées les soldats croates traîner
des cadavres serbes le long de la route bordant le centre de l’ONU, les
truffer de balles d’AK-47 et les écraser ensuite sous les chenilles d’un
tank.” Mais on n’y a guère fait attention dans l’explosion d’indignation et
de propagande qui a suivi Srebrenica, grâce aux grands médias dont le rôle
belliciste dans les guerres balkaniques était déjà solidement rodé.
Le Tribunal pénal international pour la Yougoslavie (TPIY) et les Nations
Unies ont aussi joué un rôle important dans la consolidation du récit
standard du massacre de Srebrenica. Depuis ses débuts, le TPI a été le bras
juridique des puissances de l’OTAN qui l’ont créé, financé, utilisé comme
instrument de police et d’information, et qui ont bénéficié en retour des
services qu’elles en attendaient. Le TPI s’est fortement concentré sur
Srebrenica et a rassemblé des confirmations importantes et prétendument
indépendantes de la réalité du massacre avec des affirmations de “génocide”
planifié “utilisables en justice”.
Les Nations Unies se sont moins impliquées dans les exigences des puissances
de l’OTAN, mais leur ont fait écho et, dans l’affaire de Srebrenica, ont pris
les positions voulues par les Etats-Unis et leurs alliés.
L’intérêt politique du massacre de Srebrenica ne prouve pas forcément que le
récit de l’establishment soit erroné. Mais il implique la nécessité d’être
prudent et de se méfier des falsifications et des affirmations exagérées.
Cette vigilance a totalement fait défaut aux comptes rendus de Srebrenica
faits par les mass-médias.
2). Le mensonge incessant avant et après Srebrenica.
A chaque étape du démantèlement de la Yougoslavie et de son nettoyage
ethnique, comme avant et pendant la guerre de l’OTAN pour la province serbe
du Kosovo en 1999, les mensonges de propagande ont joué un rôle très
important dans le soutien du conflit et la justification des intrerventions
antiserbes. Il y a eu des mensonges par omission et des mensonges qui ont
propagé des informations et des impressions fausses. Un des plus graves
mensonges par omission a été la présentation systématique du comportement
criminel comme une spécificité serbe, sans ajouter qu’il caractérisait aussi
les musulmans et les Croates, pour ne pas parler de l’ensemble du conflit.
Cas après cas, les médias ont décrit les offensives et les atrocités serbes,
sans mentionner les attaques préalables lancées contre les Serbes dans les
mêmes villes, faisant ainsi passer les ripostes serbes pour des actions non
provoquées d’agression et de barbarie.
Cela a été évident dès le début des affrontements sérieux en 1991, dans la
République de Croatie. Dans leur couverture de la ville de Vukovar, par
exemple, en Croatie orientale, les médias (et le TPI) se sont exclusivement
appesantis sur la prise de la ville, en automne 1991, par l’armée fédérale
yougoslave, en ignorant totalement le massacre, au cours du printemps et de
l’été précédents, par les troupes de la Garde nationale croate et des
paramilitaires, de centaines de Serbes qui vivaient dans le secteur. Selon
Raymond K. Kent, “une considérable population serbe de l’importante ville
slavone de Vukovar a disparu sans s’être enfuie, en laissant des traces de
tortures dans les vieilles catacombes autrichiennes sous la cité, avec des
preuves de viols et d’assassinats. Les médias occidentaux, déjà fortement
engagés dans la diabolisation des Serbes, a choisi d’ignorer ces faits.”
Cette approche tendancieuse et trompeuse était la pratique habituelle des
grands médias et du TPI.
D’autres mensonges par omission ont été évidents dans la mise en exergue de
camps bosno-serbes de prisonniers comme Omarska, décrits en détail et avec
indignation, alors qu’en fait les musulmans et les Croates avaient des camps
similaires – à Celebici, Tarcin, Livno, Bradina, Odzak et le camp Zetra à
Sarajevo, entre autres – avec des chiffres de prisonniers et des installations
comparables, et un traitement pire des prisonniers. Mais à la différence des
Serbes, les musulmans et les Croates ont eu recours à des firmes compétentes
de relations publiques et ont refusé de laisser inspecter leurs installations
– et l’édifice de partialité déjà mis en place faisait que les médias ne
s’intéressaient qu’aux camps serbes.
De folles allégations de conditions de détention à la Auschwitz dans les
“camps de concentration” serbes ont été reprises par les journalistes de
service qui avalaient la propagande diffusée par les autorités musulmanes et
croates et leurs employés de relations publiques. Roy Gutman, qui a remporté
le prix Pulitzer avec John Burns pour ses reportages en Bosnie en 1993, se
fiait presqu’uniquement aux autorités musulmanes et croates, et à des témoins
à la crédibilité douteuse et aux affirmations invraisemblables, et il a été
une source majeure du bourrage de crâne exagéré, tendancieux et mensonger sur
les “camps de concentration”. Le prix Pulitzer de John Burns était basé sur
une longue interview de Boris Herak, un prisonnier bosno-serbe qui lui avait
été fourni, ainsi qu’à un cinéaste financé par Soros, par les musulmans
bosniaques. Quelques années plus tard, Herak a avoué qu’on l’avait forcé à
faire sa confession hautement invraisembable et qu’il avait du apprendre par
cœur de nombreuses pages de mensonges. Deux de ses prétendues victimes sont
apparues plus tard bien vivantes. Dans le reportage sur Herak, John Burns et
le New York Times (ainsi que le film financé par Soros) ont omis de
mentionner un détail qui aurait ruiné leur crédibilité : Herak accusait aussi
l’ex-chef de l’UNPROFOR, le général canadien Lewis MacKenzie, d’avoir violé
une jeune musulmane dans un bordel serbe. Ces deux scandaleux prix Pulitzer
témoignent de la partialité médiatique qui régnait en 1992 et 1993.
Dans un récent accès de curiosité, au cours d’une visite au mourant
Izetbegovic, Bernard Kouchner a interrogé l’ex-chef de l’Etat bosniaque sur
les camps de concentration bosno-serbes. Izetbegovic lui a fait le surprenant
aveu que l’information sur ces camps avait été grossie dans le but d’obtenir
de l’OTAN le bombardement des Serbes. Cette importante confession n’a pas été
mentionnée par les médias américains ou anglais.
Un des plus spectaculaires mensonges des années 90 a été celui concernant le
camp serbe de Trnopolje, visité par les reporters britanniques d’ITN en août
1992. Ces reporters ont photographié un certain Fikret Alic, le montrant
émacié et apparemment enfermé derrière la barrière d’un camp de
concentration. En fait, Fikret Alic se trouvait dans un camp de transit,
était malade de tuberculose bien avant d’arriver au camp, ne représentait en
aucune façon les autres résidents du camp, et est parti peu de temps après en
Suède. De plus, la barrière entourait les photographes, pas le photographié.
Mais cette photo particulièrement malhonnête, qui a fait la une partout en
Occident comme preuve de l’existence d’un Auschwitz serbe, a été dénoncée par
les autorités de l’OTAN, et a fourni le fondement de la création du TPI et de
sa mission de combattre le mal serbe.
Dans le cas du siège de Sarajevo, comme dans ceux des conflits autour des
villes “protégées”, le gouvernement musulman bosniaque s’est engagé dans un
programme régulier de provocation des Serbes, les condamnant pour leur
riposte, mentant sur le nombre de victimes et tentant – la plupart du temps
avec succès – de faire endosser aux Serbes toutes les responsabilités. Comme
le dit Tim Fenton : “Des allégations de massacres de musulmans bosniaques
suivait tout affrontement comme la nuit suit le jour : le plus éloquent étant
le Premier ministre musulman Haris Silajdzic qui affirmait que les Nations
Unies étaient responsables de la mort de 70.000 personnes à Bihac au début de
1995, alors qu’en fait il n’y avait pratiquement pas eu de combats et que le
nombre de victimes était très peu élevé.”
Une remarquable caractéristique de la lutte des musulmans bosniaques pour la
diabolisation des Serbes, en vue d’obtenir de l’OTAN qu’elle vienne à leur
secours avec des bombes, a été leur propension à tuer leurs propres
concitoyens. L’exemple le plus notable a été le bombardement de civils de
Sarajevo au cours de trois massacres : en 1992, le “massacre de la
boulangerie” ; en 1994, le “massacre du marché” de Markalé ; et en 1995, le
second “massacre du marché”. Dans la version officielle, les Serbes étaient
responsables de ces atrocités, et on peut admettre qu’il est difficile de
croire que les autorités musulmanes tuaient leurs propres gens pour obtenir
un avantage politique, même si les faits convergent en ce sens. Mais ces
massacres ont été l’objet d’un “timing” parfaitement mis au point pour
influer sur la décision imminente des Etats-Unis et de l’OTAN d’intervenir en
faveur des bosno-musulmans. Plus encore, de nombreuses autorités de l’ONU et
chefs militaires occidentaux ont affirmé qu’il y avait de fortes présomptions
pour que les trois actions aient été planifiées et exécutées par les
musulmans bosniaques. L’officier de l’armée US John F. Sray, qui était sur
place en Bosnie lors de ces massacres et dirigeait la section du
renseignement américain à Sarajevo, a même considéré que les incidents, et la
probable implication des autorités bosno-musulmanes, “méritait une enquête
approfondie du tribunal pénal international.” Inutile de dire qu’aucune
enquête n’a été entreprise. En un mot, cette analyse des trois massacres ne
relève pas de la théorie des complots, mais d’une conclusion fondée sur de
multiples et sérieuses constatations, qui n’a même pas été évoquée dans les
comptes rendus tendancieux de l’histoire balkanique récente.
A la fois avant et après Srebrenica, la manipulation des
chiffres a été une pratique courante, contribuant
à conforter le récit dominant. Pour la Bosnie, en
décembre 1992, le gouvernement musulman bosniaque a fait
état de 128.444 morts militaires et civiles, un nombre qui est
passé à 200.000 en juin 1993, puis à 250.000 en
1994. Ces chiffres ont été avalés sans sourciller
par les politiciens occidentaux, les médias et les intellectuels
prônant la guerre, avec Clinton lui-même citant celui de
250.000 dans un discours de novembre 1995. L’ex-responsable du
Département d’Etat George Kenney s’est souvent
référé à ces chiffres, et s’est
étonné de voir la crédulité avec laquelle
les médias les ont acceptés sans la moindre
velléité de vérification. Sa propre estimation
s’est située entre 25.000 et 60.000. Plus
récemment, une étude parrainée par le gouvernement
norvégien a fait une estimation de 80.000, et une enquête
du TPI lui-même a conclu à 102.000 victimes. Ni l’un
ni l’autre de ces résultats n’a figuré dans
les médias US, qui avaient régulièrement
abreuvé leurs lecteurs des chiffres grossis.
Une inflation comparable a eu lieu pendant les 78 jours du bombardement de
l’OTAN en 1999, avec de hautes autorités américaines mentionnant, à divers
moments, 100.000, 250.000 et 500.000 meurtres d’Albanais du Kosovo par les
Serbes, et utilisant à tort et à travers le terme “génocide” pour décrire les
opérations serbes au Kosovo. Ces chiffres ont peu à peu été ramenés à 11.000,
et sont restés à ce niveau bien qu’on n’ait trouvé que quelques 4.000 corps
au cours d’une des plus intenses recherches scientifiques de l’histoire, et
qu’un nombre indéfini de ces corps étaient des combattants, des Serbes, ou
des victimes du bombardement américain. Mais le chiffre de 11.000 doit être
juste parce que les membres de l’OTAN et le TPI l’ont déclaré tel, et Michel
Ignatieff a assuré les lecteurs du New York Times que “la découverte de ces
11.334 cadavres dépendait du fait que l’armée et la police serbes les avaient
ou non déplacés.”
Ce récital de désinformation systématique ne
prouve pas nécessairement la fausseté de la version
officielle du massacre de Srebrenica. Mais il évoque la
nécessité d’examiner de plus près des
allégations qui se sont révélées si
opportunes, un examen que les mass-médias se sont toujours
refusés à faire.
Les douteuses allégations de massacre.
Au moment des événements de Srebrenica en juillet 1995, le décor avait été
bien planté pour que les allégations de massacre paraissent crédibles.
Pratiquement personne n’avait démenti l’incessante série de mensonges des
médias, le processus de diabolisation et de manichéisme bien-contre-mal était
parfaitement rodé, le TPI et les dirigeants de l’ONU suivaient à la lettre le
programme des USA et de leurs alliés, et les médias leur emboîtaient le pas
dans leur bellicisme.
Il était pourtant facile de déceler les failles du
contexte. Un élément en était que la notion de
“zone protégée” n’était
qu’une fraude, ces zones étant supposées
désarmées. Or il n’en était rien, avec la
connivence de l’ONU . Les musulmans bosniaques les utilisaient,
à Srebrenica et ailleurs, comme rampes de lancement
d’attaques des villages serbes environnants. Au cours des trois
années précédant le massacre, plus de mille civils
serbes ont été tués par les forces musulmanes dans
un grand nombre de villages dévastés. Bien avant juillet
1995, le commandant musulman de Srebrenica Naser Oric a
fièrement fait voir à des reporters occidentaux des
vidéos montrant quelques unes de ses victimes serbes
décapitées, et s’est vanté de ses
assassinats. Témoignant devant le TPI le 12 février 2004,
le commandant militaire des Nations Unies en Bosnie en 1992 et 1993, le
général Philippe Morillon, a affirmé sa conviction
que l’attaque de Srebrenica avait été une
“réaction directe” aux massacres de Serbes par Naser
Oric et ses forces en 1992 et 1993, massacres que Morillon connaissait
parfaitement. Le témoignage de Morillon n’a pas
intéressé les médias occidentaux, et quand le TPI
s’est finalement résolu à inculper Naser Oric le 28
mars 2003, probablement pour se forger une image
d’impartialité juridique, ce dernier n’a
été accusé que du meurtre de sept Serbes qui
avaient été torturés et battus à mort
après leur capture, et d’avoir détruit au hasard
des villages environnants. Bien qu’il se soit vanté
ouvertement devant des reporters occidentaux d’avoir
massacré des civils serbes, le TPI “n’a
trouvé aucune preuve de victimes civiles des attaques de
villages serbes dans son théâtre
d’opérations”.
Quand les Serbes de Bosnie se sont emparés de Srebrenica en
juillet 1995, il a été rapporté que le 28e
régiment de l’armée musulmane bosniaque (AMB),
comprenant plusieurs milliers d’hommes, avait fui la ville. Les
médias ne se sont pas demandés comment une force aussi
importante pouvait se trouver dans une “zone
protégée” désarmée. Ayant aussi
ignoré les exactions perpétrées
précédemment à partir de la zone
protégée, ils pouvaient ainsi adopter la version
officielle d’un “génocide” et d’une
inexplicable cruauté, plutôt que celle d’une
revanche admise par les médias pour excuser en partie la
violence de victimes “agréées” (comme celle
des Albanais expulsant et tuant les Serbes et les Roms après la
l’occupation du Kosovo par l’OTAN).
Un second élément du contexte a été la possible raison politique de la
livraison de Srebrenica par une force en bonne position défensive, supérieure
en nombre à l’attaquante ar-mée serbe bosniaque (ASB) dans la proportion de
six ou huit contre un, mais battant en retraite avant l’assaut, ses chefs
ayant été retirés au préalable par le gouvernement musulman bosniaque. Cette
retraite a laissé la population sans protection, et a rendu les cadres de
l’AMB vulnérables au moment où ils refluaient en désordre vers les lignes
bosno-musulmanes. Etait-ce une nouvelle manœuvre d’auto-sacrifice des leaders
en vue de produire des victimes, peut-être pour atteindre la cible des 5.000
fixée par Clinton et pousser à une intervention plus énergique de l’OTAN ? La
question n’a jamais été posée par les grands médias.
Les événements de Srebrenica présentaient bien des aspects rendant plausible
la version des 8.000 “hommes et jeunes gens” exécutés.
L’un d’entre eux était la confusion et
l’incertitude quant au sort des militaires bosno-musulmans en
fuite, certains réussissant à gagner Tuzla en
sécurité, d’autres finissant tués dans les
combats, d’autres ayant été faits prisonniers. Le
chiffre de 8.000 a été de prime abord donné par la
Croix Rouge, basé sur l’estimation brute que l’ASB
avait capturé 3.000 hommes et que 5.000 étaient
portés “disparus”. Il est bien établi que des
milliers de “disparus” sont arrivés à Tuzla
ou ont été tués dans les combats. Mais dans une
extraordinaire transformation qui témoigne de l’ardeur
à situer le mal du côté des Serbes et à
faire des musulmans des victimes, les catégories
d’“arrivées en sécurité” ou de
“morts au combat” des manquants à l’appel ont
été ignorées, et tous les disparus ont
été considérés comme exécutés
! Cette trompeuse conclusion a été renforcée par
la Croix Rouge se référant aux 5.000 comme
“simplement disparus”, et le fait qu’elle n’ait
pas corrigé cette qualification politiquement tendancieuse et
précisé, bien qu’elle l’ait elle-même
reconnu, que “plusieurs milliers” de réfugiés
étaient arrivés en Bosnie centrale.
Elle a aussi été renforcée par le refus des
autorités bosno-musulmanes de donner les noms et le nombre des
gens sauvés sans encombre. Mais il y avait une remarquable
propension dans l’establishment occidental non seulement à
ne tenir aucun compte de ceux arrivés à bon port, mais
aussi à ignorer les morts au combat et à
considérer tous les cadavres comme des victimes
d’exécutions. La foi aveugle est ici sans limites : le
reporter David Rohde a vu un os emergeant d’un site de tombeaux
près de Srebrenica, et il a su d’instinct que
c’était le vestige d’une exécution et la
preuve sérieuse d’un “massacre”. La pratique
courante des médias a été de passer de la
constatation avérée de milliers de disparus, ou de la
nouvelle d’une exhumation de corps sur un site, à la
conclusion que l’exécution de 8.000 personnes était
ainsi démontrée.
Avec 8.000 exécutions et des milliers de morts dans les combats, on aurait du
trouver d’énormes sites d’enterrements, et amasser par satellites des preuves
des exécutions, des enterrements et éventuellement des déplacements de corps.
Mais les recherches dans le secteur de Srebrenica se sont avérées
douloureusement décevantes, avec la découverte pour toute l’année 1999 de seulement
quelques 2.000 corps, comprenant des combattants et même des Serbes, certains
datant d‘avant juillet 1995. La maigreur de ces résultats a conduit à l’idée
que les corps avaient été déplacés et remis en terre ailleurs, mais il était
très difficile d’en être convaincu car les Serbes ont été soumis à une
intense pression militaire après juillet 1995. C’était la période où l’OTAN
bombardait les positions serbes et où les armées croate et musulmane
développaient une offensive en direction de Banja Luka. L’ASB était sur la
défensive et manquait sérieusement d’équipement et de ressources, y compris
d’essence. Monter une opération de la taille de l’exhumation, du transport et
du nouvel enterrement de milliers de cadavres dépassait de loin les moyens
dont elle disposait à l’époque. De plus, en exécutant un programme de cette
envergure, elle ne pouvait espérer passer inaperçue du personnel de l’OSCE,
des civils locaux et des observations par satellite.
Le 10 octobre 1995, Madeleine Albright a montré des photos par
satellite à une session à huis clos du Conseil de
sécurité, comme faisant partie du dossier
d’accusation des Serbes de Bosnie. L’une d’entre
elles montrait des personnes – données comme des musulmans
bosniaques près de Srebrenica – rassemblées dans un
stade, et une autre, prétendument prise peu après, un
champ à proximité avec un sol “remué”.
Ces photos n’ont jamais été rendues publiques, mais
même si elles étaient authentiques, elles ne prouveraient
ni exécutions ni enterrements. En outre, bien que le TPI fasse
état d’une “tentative organisée et
globale” de dissimuler les cadavres et que David Rohde parle
d’un “gigantesque effort serbe de cacher les corps”,
ni Albright ni qui que ce soit d’autre n’a jamais
montré la moindre photo satellite de gens
exécutés, enterrés ou déterrés pour
être déplacés, ou de camions transportant ailleurs
des milliers de cadavres. Soit un manque flagrant de documentation,
malgré l’avertissement de Madeleine Albright aux Serbes
– “Nous vous surveillons” – et au moment
où les satellites faisaient au moins huit passages quotidiens et
où les drones géostationnaires pouvaient se placer
au-dessus de la Bosnie et prendre des photos à haute
définition, pendant l’été de 1995. Les
grands médias ont considéré que cette lacune
n’avait aucun intérêt.
Un grand nombre de corps ont été rassemblés à Tuzla, quelques 7.500 ou plus,
beaucoup en très mauvais état ou en fragments, leur ramassage et leur
manipulation incompatibles avec les normes scientifiques professionnelles,
leur origine incertaine, leur lien avec les événements de juillet 1995 à
Srebrenica loin d’être prouvé et même improbable, et la cause de la mort en
général indéfinie. Il est intéressant de noter, alors que les Serbes étaient
sans cesse accusés de cacher les corps, qu’on n’a jamais suggéré que les
musulmans bosniaques, chargés pendant longtemps de la recherche des cadavres,
et pourtant coutumiers de falsifications, pouvaient déplacer des corps et
manipuler les informations. Une tentative d’utiliser l’ADN pour rattacher les
vestiges à Srebrenica est en cours, mais elle soulève de nombreux problèmes :
à part ceux des procédés d’investigation et de l’intégrité des sujets
d’examen, elle ne résoudra pas celui de la différenciation entre une
exécution et une mort au combat. Il y a aussi des listes de disparus, mais
elles sont remplies d’erreurs, avec des doublons, des noms de personnes
décédées avant juillet 1995, qui ont pris la fuite pour éviter de servir dans
l’ASB ou qui se sont inscrites sur les listes électorales en 1997, et elles
comprennent des morts au combat, des rescapés qui se sont réfugiés en
sécurité ou qui ont été faits prisonniers, et qui ont entamé une nouvelle
existence ailleurs.
Le chiffre de 8.000 est aussi incompatible avec l’arithmétique élémentaire
relative à Srebrenica avant et après juillet 1995. Les personnes déplacées de
Srebrenica – c’est-à-dire les survivants du massacre – qui se sont fait
enregistrer au début d’août 1995 par l’Organisation mondiale de la santé
(OMS) et le gouvernement bosniaque, atteignaient un total de 35.632. Les
musulmans qui ont pu gagner les lignes musulmanes “sans que leurs familles
soient informées” étaient au moins 2.000, et environ 2.000 ont été tués dans
les combats. Soit un total de 37.632 rescapés, plus les 2.000 morts au combat,
qui, avec les 8.000 exécutés, porterait la population d’avant-guerre de
Srebrenica à 47.000 habitants, alors qu’elle était en réalité plus proche de
37 à 40.000 (La juge du TPI Patricia Wald l’a estimée à 37.000). Les chiffres
ne concordent pas.
Il y a eu des témoins de tueries à Srebrenica, ou des gens qui ont affirmé
avoir été des témoins. En petit nombre, certains ayant manifestement des
comptes politiques à régler ou se révélant peu crédibles.46 Cependant
plusieurs étaient sérieux et décrivaient sans doute des événements horribles
et réels. Mais nous parlons ici de quelques centaines d’exécutions, pas de
8.000 ou de quoi que ce soit d’approchant.
Le seul témoin qui ait prétendu avoir directement participé à un nombre
dépassant le millier a été Drazen Erdemovic, un Croate associé à un groupe de
tueurs mercenaires qui avaient reçu 12 kilos d’or pour leur service en Bosnie
(selon Erde-movic lui-même) et avaient fini par travailler au Congo pour le
renseignement français. Son témoignage a été accepté, malgré son
inconsistence et ses contradictions, et le fait qu’il souffrait de troubles
mentaux au point d’avoir été exonéré de son propre procès, à peine deux
semaines avant d’être admis comme témoin dispensé de contre-interrogatoire.
Les dépositions de ce témoin et d’autres ont beaucoup souffert du procédé de
marchandage préalable selon lequel les prévenus peuvent négocier une
réduction de peine en échange de leur collaboration avec le tribunal.47
Il est également important de souligner le nombre d’observateurs relativement
impartiaux qui n’ont pas vu le moindre signe de massacre, y compris les
membres des forces hollandaises présentes dans la “zone protégée” et des gens
comme Henry Wieland, le chef enquêteur de l’ONU pour les abus de droits de
l’homme, qui n’a trouvé aucun témoin oculaire d’atrocités après cinq jours
d’interviews au sein des 20.000 survivants de Srebrenica rassemblés dans le
camp de réfugiés de l’aéroport de Tuzla.48
Anomalies
Une anomalie concernant Srebrenica consiste en la stabilité du
chiffre de victimes bosno-musulmanes – 8.000 en juillet 1995 et
8.000 aujourd’hui, malgré le caractère brut de la
première estimation, la preuve que beaucoup ou la plupart des
5.000 “disparus” ont rejoint le territoire bosno-musulman
ou ont été tués dans les combats, et
l’incapacité de produire des témoignages probants
en dépit d’un effort massif. Dans d’autres cas,
comme l’estimation relative aux attentats du 11 septembre, ou
même celles des morts en Bosnie ou des victimes des bombardements
au Kosovo, les chiffres ont été revus à la baisse
au fur et à mesure que les relevés de corps rendaient
indéfendables les premières évaluations
exagérées.49 Mais en raison de son rôle politique
primordial pour les Etats-Unis, les musulmans bosniaques et les
Croates, et de la foi quasi-religieuse en l’existence de
l’atrocité qui s’y serait déroulée,
Srebrenica s’est révélée étanche
à toute réalité. Depuis le premier jour
jusqu’à aujourd’hui, le chiffre de 8.000 a
été considéré comme une
vérité intangible, dont la mise en doute serait une
hérésie et une apologie du démon.
Une autre anomalie qui illustre le caractère sacré, intouchable et politisé
du massacre dans l’idéologie occidentale, a été sa rapide qualification de
“génocide”. Le tribunal a joué ici un grand rôle, avec l’exceptionnelle
crédulité, le psychologisme débridé et l’incompétence des raisonnements
juridiques que les juges ont manifestés exclusivement dans les cas concernant
les Serbes. En matière de crédulité, un juge a entériné comme un fait
l’affirmation d’un témoin que les soldats serbes ont forcé un vieillard
musulman à manger le foie de son petit-fils 50 et les magistrats ont sans
arrêt évoqué comme un fait établi l’exécution de 7 à 8.000 musulmans, tout en
reconnaissant en même temps que leurs informations “suggéraient” qu’une
”majorité” des 7-8.000 disparus n’avaient pas été tués au combat, ce qui
diminuait sensiblement le chiffre accepté.51
Le tribunal a résolu l’embarrassant problème des Serbes génocidaires
transportant par bus en zone sûre les femmes et les enfants musulmans
bosniaques, en disant qu’ils l’avaient fait pour des raisons de relations
publiques, mais comme le fait remarquer Michael Mandel, ne pas commettre un
acte criminel malgré son désir de le faire s’appelle un “acte criminel non commis.”52
Le tribunal ne s’est jamais demandé pourquoi les Serbes génocidaires
n’avaient pas encerclé la ville avant de la prendre pour empêcher des
milliers d’hommes de s’échapper, ni pourquoi les soldats musulmans bosniaques
avaient laissé leur femmes et enfants, avec de nombreux camarades blessés, à
la merci des Serbes,53 et il n’a jamais relevé le fait que 10.000 habitants
de Zvornik, principalement musulmans, s’étaient mis à l’abri de la guerre
civile en se réfugiant en Serbie même, comme l’a attesté le témoin de
l’accusation Borislav Jovic.54
Parmi les autres incohérences des arguments des magistrats du tribunal,
figure la notion qu’il s’agit d’un génocide lorsque vous tuez les hommes d’un
groupe dans le but d’en réduire la population future, rendant ainsi le groupe
inviable dans le secteur. Vous pourriez simplement vouloir les tuer pour
éviter qu’ils ne vous tuent plus tard, mais la cour connaît mieux la
psychologie serbe – cela ne pouvait être la seule raison, il fallait qu’il y
ait un but plus sinistre. Le raisonnement du tribunal est qu’avec un peu de
psychologie favorable à l’accusation, n’importe quel cas d’élimination d’un
adversaire peut être considéré comme un génocide.
Il y a aussi le problème de la définition du groupe. Les
Serbes cherchaient-ils à éliminer tous les musulmans de
Bosnie, ou les musulmans en général ? Ou seulement les
musulmans de Sarajevo ? Les juges ont considéré que leur
expulsion de Sarajevo était en lui-même un
génocide, et ils ont en gros assimilé le génocide
au nettoyage ethnique.55 Il est cependant important de souligner que le
TPI n’a jamais qualifié de “génocide”
le nettoyage ethnique de 250.000 Serbes de la Krajina, bien que dans ce
cas beaucoup de femmes et d’enfants aient été
tués, et que ce nettoyage se fut déroulé sur un
plus vaste territoire et eut entraîné plus de victimes
civiles qu’à Srebrenica.56 Le 10 août 1995,
Madeleine Albright s’est écriée au Conseil de
sécurité que “jusqu’à 13.000 hommes,
femmes et enfants ont été chassés de leurs
foyers” à Srebrenica.57 Peut-être le tribunal a-t-il
fait sienne l’impayable formule de Richard Holbrooke qualifiant
la Krajina d’un cas d’“expulsions
involontaires” !58 La partialité est éclatante, la
politisation de l’instance juridique extrême.
La couverture médiatique des événements à
Srebrenica et en Krajina a suivi le même schéma et
illustre comment les médias ont différencié les
bonnes et les mauvaises victimes selon la prise de position politique.
Les Serbes étant la cible du gouvernement, et le gouvernement
soutenant massivement le programme croate de nettoyage ethnique dans la
Krajina, les médias ont gratifié Srebrenica d’un
traitement énorme et indigné, avec un langage haineux,
des appels à l’action et peu d’évocation du
contexte. La Krajina, elle, n‘a eu droit qu’à une
attention faible et passagère, dépourvue
d’indignation ; la description détaillée du sort
des victimes était réduite au minimum, le langage des
comptes rendus était neutre, et le contexte évoqué
rendait les événements compréhensibles. Le
contraste a été si grossier qu’il en devenait
risible : l’attaque de Srebrenica était
“glaçante”, “meurtrière”,
“sauvage”, “criminellement perpétrée de
sang-froid”, “génocidaire”, qualifiée
d’“agression” et bien entendu de “nettoyage
ethnique”. Avec la Krajina, rien de comparable, même
“nettoyage ethnique” était de trop.
L’agression croate n’était qu’un gros
“soulèvement” qui “affaiblissait
l’ennemi”, une “offensive éclair”,
expliquée comme une “riposte à Srebrenica” et
un résultat des “excès” des leaders serbes.
Le Washington Post a même cité l’ambassadeur US en
Croatie Peter Galbraith disant “l’exode serbe n’est
pas un nettoyage ethnique”.59 Le journal ne permettait aucune
mise en doute de ce jugement. En fait, les opérations croates en
Krajina ont fait de la Croatie le plus ethniquement pur de tous les
composants de l’ex-Yougoslavie, bien que l’occupation du
Kosovo par l’OTAN ait permis un nettoyage qui rivalise avec la
purification ethnique de la Croatie.
Une autre anomalie de l’affaire de Srebrenica est l’insistance mise à
poursuivre devant le tribunal tous les criminels (serbes), et à obtenir des
bourreaux volontaires (serbes) qu’ils reconnaissent leur culpabilité, leur
aveu étant une nécessité de la justice et la condition de la réconciliation.
Le problème est que la justice ne peut être partiale, ou alors elle cesse
d’être la justice, et elle révèle son vrai visage de vengeance et de
justification de buts politiques. Le nettoyage ethnique en Bosnie n’était en
aucune façon le fait d’un seul côté, et les morts par nationalité ne sont pas
loin de correspondre aux proportions de la population.60 Les Serbes
affirment, documents à l’appui, qu’ils ont eu des milliers de morts dûs aux
musulmans bosniaques et à leurs cadres moudjahidin importés, ainsi qu’aux
Croates, et ils ont leur propre groupe d’enquête cherchant à identifier les
corps d’un nombre de charniers estimé à 73.61 Ces victimes n’ont pas retenu
l’attention des médias occidentaux ou du TPI. Le distingué scientifique
yougoslave, le Dr Zoran Stankovic, a observé en 1996 que “le fait que son
équipe avait précédemment identifié les corps de 1.000 Serbes de Bosnie dans
la région (de Srebrenica) n’avait pas intéressé le procureur Richard
Goldstone.”62 A la place, on entonne sans cesse le refrain sur la tendance à
se plaindre et à gémir des Serbes, alors que les plaintes des musulmans
bosniaques sont considérées comme celles de vraies victimes et ne sont jamais
comparées à des gémissements.
Loin de contribuer à la réconciliation, l’insistance sur les victimes et les
meurtriers de Srebrenica stimule la haine et le nationalisme, comme la guerre
et la violence au Kosovo y ont exacerbé les haines et les tensions, et
démontré que le but affiché de Clinton d’un Kosovo tolérant et multiethnique
était une farce. Au Kosovo, la propagande partiale et l’occupation de l’OTAN
ont dechaîné une incontrôlable violence antiserbe – et antirom, antiturque et
anti-dissidents albanais – aidée par la complaisance des autorités de l’OTAN
qui détournent les yeux pendant que leurs alliés – les prétendues victimes –
prennent leur revanche et poursuivent leur sempiternel objectif de
purification ethnique.63 En Bosnie et en Serbie, les Serbes ont été
incessamment dénoncés et humiliés, et leurs leaders et chefs militaires
punis, alors que les criminels parmi les musulmans bosniaques, les Croates et
les puissances de l’OTAN (Clinton, Blair, Albright, Holbrooke…) ne sont
l’objet d’aucune sanction64 et, pour certains (Clinton et al.), sont
présentés comme des champions de la justice.
Il est évident que le but de ceux qui exigent le châtiment des Serbes n’est
pas la justice ou la réconciliation. Il est d’unifier et de consolider la
position des musulmans bosniaques, d’écraser la Republika Srpska et même
peut-être de l’éliminer complètement comme entité indépendante en Bosnie, de
maintenir la Serbie dans un état de désorganisation, de faiblesse et de
dépendance de l’Occident, et de continuer à présenter sous un jour favorable
l’agression des USA et de l’OTAN et le démantèlement de la Yougoslavie.
Ce dernier objectif requiert de détourner l’attention du rôle de Clinton et
des musulmans bosniaques dans l’établissement d’une tête de pont d’Al Qaeda
dans les Balkans, de l’alliance étroite d’Izetbegovic avec Osama bin Laden,
de sa Déclaration islamique exprimant son hostilité à l’Etat multiethnique,65
et de l’importation de 4.000 mudjahidin pour mener une guerre sainte en
Bosnie avec l’aide active du gouvernement Clinton et de l’association UCK-Al
Qaeda.
Cet aspect de la prise de position en faveur des musulmans bosniaques a
toujours embarrassé les propagandistes de guerre, et l’embarras s’est accru
après les attentats du 9 septembre. Le US 9/11 Commission report affirme que
deux des onze pirates de l’air, Nawaf al Hazmi et Khalid al Mindhar, ainsi
qu’un des cerveaux de l’attaque, Khalid Sheikh Mohammed, ont “combattu” en
Bosnie, et que Bin Laden avait des “bureaux” à Zagreb et Sarajevo.66 Malgré
l’énorme couverture médiatique du 9 septemebre et d’Al Qaeda, ces liens n’ont
pas été mentionnés par les grands médias et n’ont eu aucun effet sur le
proconsul en Bosnie Paddy Ashdown, qui a assisté aux funérailles
d’Izetbegovic et continue à prendre le parti des musulmans bosniaques. Les
Serbes s’étaient bien sûr déjà plaints des cruautés (et des décapitations)
des moudjahidin en 1993, mais les médias et le TPI ne s’y sont pas intéressés
à l’époque et ne s’y intéressent toujours pas. Il ne faut parler que de
Srebrenica, des musulmans bosniaques comme uniques victimes, et du secours
généreux quoiqu’un peu tardif apporté par Clinton et l’Occident à ces
malheureux opprimés.
Mais les Serbes de Bosnie n’ont-ils pas “avoué” avoir assassiné 8.000 civils
? Les médias occidentaux se sont emparés de cet “aveu”, démontrant une fois
de plus leur soumission à l’agenda politique de leurs leaders. Les Serbes ont
en effet publié un rapport sur Srebrenica en septembre 2002,67 mais ce
rapport a été rejeté par Paddy Ashdown pour n’avoir pas abouti aux
conclusions appropriées. Le proconsul a exigé un nouveau rapport en renvoyant
une charrette de politiciens et d’analystes de la Republika Srpska, menaces
au gouvernement à l’appui, et a fini par faire rédiger un texte par des gens
acceptant les conclusions officiellement approuvées.68 Ce rapport, publié le
11 juin 2004, a alors été accueilli par les médias occidentaux comme une
confirmation significative de la version officielle. Le refrain a été que les
Serbes avaient “admis” le massacre et que la question était désormais réglée.
L’amusant est que ce rapport imposé de force est loin de reconnaître 8.000
exécutions (il ne parle que de “plusieurs milliers”). La seule chose que
“prouve” cet épisode est que la campagne occidentale destinée à faire ramper
les Serbes vaincus n’est pas terminée, pas plus que la crédulité des médias
et leur assujettissement à la propagande.
Conclusion
Le “massacre de Srebrenica” est le plus grand triomphe du bourrage de crâne
dans les guerres des Balkans. D’autres assertions et mensonges ont joué leur
rôle dans les conflits balkaniques, mais alors qu’ils n’ont occupé qu’un rang
modeste dans le répertoire de la propagande malgré la concurrence (Racak, le
massacre de Markalé, le refus serbe de négocier à Rambouillet, les 250.000
morts de Bosnie, la conquête de la Grande Serbie comme élément moteur des
guerres balkaniques),69 le massacre de Srebrenica les dépasse tous par son
pouvoir symbolique. C’est le symbole de la malfaisance serbe et de la
souffrance des musulmans bosniaques, comme du bien-fondé du démantèlement de
la Yougoslavie et des interventions occidentales, comprenant un bombardement
et l’occupation de la Bosnie et du Kosovo.
Malheureusement, il n’y a aucun lien entre ce triomphe de la propagande, et
la vérité et la justice. La négation de la vérité s’incarne dans le fait que
la première estimation de 8.000, incluant 5.000 “disparus” – qui avaient
quitté Srebrenica pour rejoindre les lignes bosno-musulmanes – a été
maintenue après qu’il ait été rapidement établi que plusieurs milliers
avaient gagné ces lignes et que des milliers d’autres étaient morts dans les combats.
Ce beau chiffre rond reste intangible aujourd’hui, face à l’incapacité de
trouver des corps d’exécutés et malgré l’absence de la moindre photo par
satellite montrant des exécutions, des cadavres, des gens qui creusent, ou
des camions transportant des corps pour les réenterrer. Les médias se sont
bien gardés de poser des questions à ce sujet, en dépit de la promesse de
Madeleine Albright d’août 1995 : “Nous vous surveillons”.
La déclaration d’Albright, et les photos qu’elle a montrées à l’époque, ont
détourné l’attention du “massacre de la Krajina” qui se déroulait dans la
Krajina croate, un nettoyage ethnique d’une grande cruauté plus important
qu’à Srebrenica, comportant moins de combats réels qu’à Srebrenica, fait
d’attaques, d’assassinats et d’expulsions de civils sans défense. A
Srebrenica, les Serbes de Bosnie ont mis les femmes et les enfants en
sécurité et il n’existe aucune preuve qu’ils en aient tués,70 alors que dans
la Krajina n’a été organisée aucune séparation de ce genre et qu’on estime à
368 le nombre de femmes et d’enfants tués, avec de nombreux malheureux trop
âgés ou infirmes pour s’enfuir.71 Le succès de la propagande peut se mesurer
au fait que les médias n’ont jamais évoqué la possibilité que l’attention
intense portée au massacre de Srebrenica ait servi à masquer le “massacre de
la Krajina” qui l’a immédiatement suivi, et qui avait l’appui des Etats-Unis.
Pour les médias, Srebrenica a contribué à provoquer la Krajina, et les Serbes
méritaient ce qui leur est arrivé.72
Les médias ont joué un rôle important dans le
triomphe de propagande qu’a été le massacre de
Srebrenica. Comme il a été dit
précédemment, ils sont devenus les complices du
bellicisme en 1991, et toutes les normes d’objectivité ont
disparu dans leur soutien servile de la politique pro-bosnomusulmane et
anti-serbe. Décrivant les reportages de Christine Amanpour et
d’autres sur les combats autour de Gorazde, le lieutenant-colonel
de l’armée US John Sray a écrit déjà
en octobre 1995 que les informations “était
dépourvues de tout semblant de vérité”, que
les Américains souffraient d’un “monument de
désinformation”, que “l’Amérique
n’a pas été aussi lamentablement
trompée” depuis la guerre du Vietnam, et que la perception
populaire de la Bosnie “avait été forgée par
une prolifique machine de propagande qui a réussi à
manipuler des illusions pour soutenir les buts musulmans.”73
La machine de propagande a conquis les libéraux et une grande
partie de la gauche aux USA, qui ont avalé la version dominante
des méchants Serbes recherchant l’hégémonie,
n’ayant recours qu’à des stratégies brutales
et génocidaires et ruinant le havre multiethnique qui existait
auparavant en Bosnie – un havre dirigé par Osama bin Laden
et son ami et allié Alija Izetbegovic et, selon une correction
apportée tardivement par Clinton, Holbrooke et Albright,
étroitement lié à l’Iran, la Turquie et
l’Arabie Saoudite ! La coalition belliciste
libérale-gauche devait diaboliser les Serbes pour justifier la
guerre impériale et ils l’ont fait en
s’imprégnant de l’ensemble de mensonges et de mythes
qui composait la version officielle.74 Cet amalgame du missile de
croisière de la gauche (MCG) et des libéraux a beaucoup
contribué à développer la thèse de
l’“intervention humanitaire” consistant à
attaquer les Serbes au profit de l’armée de liberation du
Kosovo, et en fait à préparer le terrain pour les guerres
de “liberation” de Bush.75 Le massacre de Srebrenica a
aidé à faire croire les libéraux et le MCG
à la croisade dans les Balkans et a fourni la justification
morale à leur soutien de l’expansion impériale de
leur pays et de ses alliés.
L’ex-responsable de l’ONU Cedric Thornberry, dans un texte de 1996, a noté :
“Mise en évidence dans un certain nombre de médias internationaux libéraux”,
la position prise est que “Les Serbes sont les seuls vilains”. Déjà au
quartier général des Nations Unies en 1993, il avait été averti en ces termes
: “Garez vous, le trucage est en route”76 La manipulation était en effet en
route, même si elle n’était que tacite et infiltrée dans les relations entre
le gouvernement, les médias et le tribunal. Elle a contribué à faire du
massacre de Srebrenica le symbole du mal et, avec l’aide de la “justice” du
tribunal et le soutien des libéraux et du MCG, à fournir une justification de
l’agression US-OTAN et du démantèlement de la Yougoslavie, et plus largement,
de l’“intervention humanitaire”. Que peut-on demander de plus à un système de
propagande?
50. “Bosnia : 2 Officials Dismissed for Obstructing
Srebrenica Inqui-ry” (Bosnie : deux officiels renvoyés pour avoir fait
obstruction à l’enquête sur Srebrenica), Depêche d’AP, New York Times, 17
avril 2004.
Marlise Simons, “Bosnian Serb Leader taken before War
Crimes Tribunal” (Un leader serbe de Bosnie amené au tribunal pour crimes de
guerre), New York Times, 8 avril 2000.
Nations Unies, “The Fall of Srebrenica” (La chute de
Srebrebnica) (A/54/549), Rapport du Secrétaire général suite à la résolution
53/35 de l’Assemblée générale, 15 novembre 1999, § 506.
(http://www.un.org/News/ossg/srebrenica.pdf)
51. Cf. Ivo Pukanic : “US Role in Storm : Thrilled with
Operation Flash, President Clinton gave the Go Ahead to Operation Storm” (Le
rôle des Etats-Unis dans Tempête : enthousiasmé par l’opération Flash
(Eclair), le président Clinton a donné le feu vert à l’opération Tempête),
Nacional (Zagreb), 24 mai 2003.
52. Barton Bellman, “The Path to Crisis : How the US
and its Allies Went to War” (Le chemin de la crise : comment les Etats-Unis
et leurs alliés sont entrés en guerre), Washington Post, 18 avril 1999.
53. “Des survivants appartenant à la délégation de
Srebrenica ont affirmé que le président Izetbegovic avait aussi dit qu’il
avait appris qu’une intervention de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine était
possible, mais n’aurait lieu que si les Serbes entraient dans Srebrenica et
tuaient au moins 5.000 de ses habitants. Le président Izetbegovic a nié
catégoriquement avoir fait une telle déclaration.” The Fall of Srebrenica (La
chute de Srebrenica), (A/54/549), Rapport du Secrétaire général suite à la
résolution de l’Assemblée générale 53/35, 15 novembre 1999, § 115.
(http://www.haverford.edu/relg/sells/reports/Unsrebrenicareport.htm).
Le rapport des Nations Unies ne mentionne pas que neuf
autres personnes étaient présentes à cette réunion, et que l’une d’entre
elles, Hakija Meholijic, ex-chef de la police de Srebrenica, avait déclaré
que huit d’entre elles (tous les survivants) “pouvaient confirmer” la
suggestion de Clinton. (Dani, 22 juin 1998)
(http://edsp.neu.edu/info/students/marko/dani/dani2.html).
54. “Politics of War Crimes” (La politique des crimes
de guerre), Bogdanich, chapitre 2, “Prelude to Capture” (Prélude à la
capture) et Fenton, chapitre 3, “Military Context” (Contexte militaire). Voir
aussi Tim Ripley, “Operation Deliberate Force” (Opération force délibérée),
Centre d’études de défense et de sécurité, 1999, p. 145.
55. Dans son Balkan Odyssey, Lord David Owen dit “qu’en
avalisant la prise de la Slavonie occidentale par le gouvernement croate, le
Groupe de contact a en fait donné le feu vert aux Bosno-Serbes pour attaquer
Srebrenica et Zepa.” (pp. 199-200). Owen se trompe : le Groupe de contact ne
soutenait qu’un côté, et le fait que les médias n’aient ni rendu compte ni
critiqué l’agression ainsi avalisée a permis de présenter la prise de Srebrenica
comme exceptionnelle et non provoquée.
56. Veritas a estimé que 1.205 civils avaient été tués
au cours de l’opération Storm (Tempête), dont 358 femmes et 10 enfants. Voir
“Croatian Serb Exodus Commemorated” (Commémoration de l’exode des Serbes de
Croatie), Agence France Presse, 4 août 2004, et aussi Veritas à
www.veritas.org.yu. Dans les tombes autour de Srebrenica fouilléees au cours
de l’année 2000, on n’a identifié comme féminin qu’un seul des 1.883 cadavres
exhumés (Cf. la note 70 pour la source).
57. Ripley, “Operation Deliberate Force” (Operation
force délibérée), p. 192. Voir aussi les notes 56 et 70.
58. Ce rôle belliciste a été décrit par Peter Brock
dans “Dateline Yugoslavia : the Partisan Press” ( Yougoslavie : la presse
partisane), Foreign Policy, hiver 1993-1994. Un livre à paraître de Brock
traitant du “Media Cleansing, Uncovering Yugoslavia’s Civil Wars” (nettoyage
médiatique : révélations sur les guerres civiles yougoslaves) donne de plus
abondants détails sur cette partialité. Dans son autobiographie, le
secrétaire d’Etat James Baker écrit qu’il avait donné à son attachée de
presse Margaret Tutweiler des instructions de soutenir la cause des musulmans
de Bosnie, notant qu’il lui “avait enjoint d’utiliser ses contacts dans les quatre
chaînes de télévision, le Washington Post et le New York Times.“ (James A.
Baker, “The Politics of Diplomacy” (La politique de la diplomatie), Putnam
1995, pp. 643-644.)
59. Lorsqu’on a interrogé le porte parole de l’OTAN
Jamie Shea, le 16 mai 1999, sur la possibilité de voir l’OTAN relever de
certaines accusations du tribunal, il a déclaré qu’il n’éprouvait aucune
inquiétude. La procureure, a-t-il dit, commencera ses investigations “parce
que nous lui donnerons l’autorisation de le faire”. De plus, “les pays de
l’OTAN ont fourni le financement” et quant à la nécessité d’établir une
seconde chambre “de façon à accélérer les réquisitoires… nous sommes
totalement avec le tribunal sur ce point, nous voulons voir jugés les
criminels de guerre.”
http://www.nato.int/kosovo/press/p990516b.htm
Voir aussi Michael Mandel, “How America Gets Away with
Murder” (Comment l’Amérique se blanchit de ses crimes), Pluto, Londres 2004,
chap. 4-5 et Edward Herman, “The Milosevic Trial, Part 1” (Le procès
Milosevic, première partie), Z Magazine, avril 2002
60. 11 Cf. Bogdanich, “Politics of War Crimes” (La
politique des cri-mes de guerre), chap. 7 : “UN Report on Srebrenica : a
distorted Picture of Events” (Le rapport de l’ONU sur Srebrenica – une image
faussée des événements).
61. Raymond K. Kent, “Contextualizing Hate, the Hague
Tribunal, the Clinton Administration and the Serbes” (Le contexte de la haine
: le tribunal de La Haye, le gouvernement Clinton et les Serbes), Dialogue,
Paris, décembre 1996, v. 5, n° 20 (figurant sur le site in-ternet d’Emperor’s
Clothes, www.emperorsclothes.com/misc/kent.htm
62. Carl Savich, “Celebici”,
http://www.serbianna.com/columns/savich/047.shtml
63. Il serait
difficile de dépasser la sauvagerie des musulmans bosniaques du camp de
Celebici, décrite dans le texte de Savich. Cf. aussi Diana Johnstone, “La
croisade des fous”, Le temps des cerises, Paris 2005, pp. 140-141.
64. Cf. les deux ouvrages de Peter Brock (note 9
ci-dessus) et John-stone, “La croisade des fous”, p. 146.
65. Pour les détails et les citations, voir l’article
et le livre de Peter Brock (note 9 ci-dessus).
66. Bernard Kouchner, “Les guerriers de la paix”,
Paris, Grasset 2004, pp. 372-374.
67. Johnstone, “La croisade des fous”, pp. 133-135.
Thomas Deich-mann, “Misinformation : TV Coverage of a Bosnian Camp”
(Dé-sinformation : la couverture TV d’un camp bosniaque), Covert Action
Quarterly, automne 1998, pp. 52-55.
68. Communication privée en date du 21 novembre 2003.
69. Pour un excellent résumé de ces affaires d’“d’atrocités
auto-infligées” avec d’autres références, voir le Rapport du personnel du
Sénat de janvier 1997 sur “Clinton Approved Iranian Arms Trans-fers Help Turn
Bosnia into Militant Islamic Base” (l’approbation par Clinton du transfert
d’armes iraniennes transforme la Bosnie en une base islamique militante),
http://www.senate.gov/%7erpc/releases/1997/iran.htm//top
Voir aussi Cees Wiebes, “Intelligence and the War in
Bosnia” (Le renseignement et la guerre en Bosnie), 1992-1995”, Londres, Lit. Verlag 2003, pp.
68-69.
http://213.222.3.5/srebrenica/toc/p6_c02_s004_b01.html
70. John E. Sray, “Selling the Bosnian Myth to America
: Buyer beware” (Vendre le mythe bosniaque à l’Amérique : acheteur, attention
!), Foreign Military Studies, Fort Leavenworth, Kansas, octobre 1995.
http://fmso.leavenworth.army.mil/documents/bosnia2.htm
71. Quelques exceptions à cette règle : Leonard Doyle,
“Muslims Slaughter their own People” (Les musulmans massacrent leurs propres
gens), The Independant, 22 août 1992 ; Hugh Manners, “Serbs not Guilty of
Massacre” (Les Serbes pas coupables du massacre), The Sunday Times (Londres),
Ier octobre 1995. David Binder n’a pas pu
obtenir de son propre journal, The New York Times, qu’il publie ses analyses
d’une possible implication des musulmans dans les massacres de Sarajevo, et
il a du les faire paraître ailleurs. Voir David Binder, “The Balkan Tragedy :
Anatomy of a Massacre” (La tragédie balkanique : anatomie d’un massacre),
Foreign Policy, n° 97, hiver 1994-1995 et David Binder, “Bosnia’s Bombers”
(Les lanceurs de bombes bosniaques), The Nation, 2 octobre 1995.
72. Pour un bon résumé, voir Srdja Trifkovic, “Une
spectaculaire révision de chiffres”, B. I. (Balkans-Infos), février 2005.
73.
Georges Kenney, “The Bosnian Calculation” (Le calcul bosnia-que), New York
Times Magazine, 23 avril 1995
74. Cf. Trifkovic,
supra, note 23, et aussi
http://grayfalcon.blogspot.com/2004/12/deathtolls-part-3.html.
75. Cf. Edward Herman et David Peterson, “The
NATO-Media Lie Machine : ‘Genocide’ in Kosovo” (La machine à mensonges de
l’OTAN et des médias : le ‘génocide’ au Kosovo), Z Magazine, mai 2000.
http://www.zmag.org/Zmag/articles/hermanmay2000.htm
76. Michael Ignatieff, “Counting bodies in Kosovo” (Le
compte des corps au Kosovo), New York Times, 21 novembre 1999.
77. Bogdanich, “Politics of War Crimes” (La politique
des crimes de guerre), chap. 2, “Prelude to capture” (prélude de la capture).
78. L’ambassadeur de Yougoslavie à l’ONU a présenté aux
Nations Unies les preuves de “Crimes de guerre et de génocide en Bosnie
orientale (communes de Bratunac, Skelane et Srebrenica) perpétrés sur la
population serbe d’avril 1992 à avril 1993”. Voir aussi Milivoje Ivanisevic,
“Expulsion of Serbes from Bosnia and Herzegovina, 1992-1995” (L’expulsion des
Serbes de Bosnie-Herzégovine, 1992-1995), Edition WARS Book II, 2000, et Joan
Phillips, “Victims and Villains in Bosnia’s War (Les victimes et les
malfaiteurs dans la guerre de Bosnie), Southern Slav Journal, printemps-été
1992.
79. Bill Schiller, “Muslim Hero vows he’ll Fight to the
Last Man” (Le héros des musulmans jure qu’il combattra jusqu’au dernier
homme), Toronto Star, 31 janvier 1994, et John Pomfret, “Weapons, Cash and
Chaos lend Clout to Srebrenica’s Tough Guy” (Les armes, l’argent et le chaos
renforcent le dur de Srebrenica), Washington Post, 16 février 1994.
80. Carl Savich, “Srebrenica and Naser Oric : an
Analysis of General Philippe Morillon’s Testimony at the ICTY” (Srebrenica et
Naser Oric : une analyse du témoignage du général Philippe Morillon au TPI),
http://www.serbianna.co
81. “No Evidence of Civilian Casualties in Operations
by Bosnian Commander” (Pas de preuves de victimes civiles au cours des
opérations du chef bosniaque), Revue BBC des informations internationales, 11
avril 2003. Pour un compte rendu des opérations d’Oric et une analyse
critique de la décision du TPI, voir Carl Savich, “Srebrenica, the Untold
Story” (Srebrenica, l’histoire qu’on n’a pas racontée),
http://www.serbianna.com/columns/savich/o51.html
82. “Politics of War Crimes” (La politique des crimes
de guerre), chap. 2-3. L’ONU a estimé que de 3 à 4.000 soldats musulmans se
trouvaient à Srebrenica juste avant sa chute.
83.
Ibid.
84. “Politics of War Crimes”, chap. 2
85. “Conflict in the Balkans, 8.000 Muslims Missing”
(Conflit dans les Balkans, 8.000 musulmans disparus), AP, New York Times, 15
septembre 1995.
86. Un responsable de la Croix Rouge a dit à un
interviewer allemand que les musulmans arrivés en sécurité “ne pouvaient pas
être retirés de la liste des disparus… parce que nous n’avons pas reçu leurs
noms”, cité par Pumphrey, “Srebrenica Three Years Later, and still Searching”
(Srebrenica trois ans après : les recherches continuent). Voir aussi “Former
Yugoslavia, Srebrenica : Help for Families still awaiting News” (Ex-Yougoslavie,
Srebrenica : le secours aux familles qui attendent encore d’être informées),
Comité international de la Croix Rouge, 15 septembre 1995.
http://www.icrc.org/Web/Eng/siteeng0.nsf/iwpList74/7609D560283849CPC1256B6600595006
87. Ibid.
88. Johnstone, “La croisade des fous”, p. 147.
89. Ce saut de quelques corps à
8.000 exécutés a été récemment
illustré par le commentaire de Tim Judah et Daniel Sunter, dans
l’Observer de Londres, de la vidéo du meurtre de six
bosno-musulmans, qui a bénéficié d’une
énorme publicité en juin 2005. C’est
“l’évidence, la preuve finale et irréfutable
de la participation serbe aux massacres de Srebrenica, où plus
de 7.500 hommes et jeunes gens bosno-musulmans ont été
assassinés”. “How the Video that put Serbs in Dock
was brought to Light” (Comment a émergé la video
qui met les Serbes au banc des accusés), 5 juin 2005.
90. ICTY, Amended Joinder Indictment (TPI, inculpation
annexe amendée), 27 mai 2002, § 51.
http://www.un.org/icty/indictment/english/nik-ai020527c.htm
et David Rohde, “The World Five Years Later : the Battle of Srebrenica is now
over the Truth” (Le monde cinq ans après : la bataille de Srebrenica est
maintenant pour la vérité), New York Times, 9 juillet 2000.
91. Steven Lee Meyers, “Making Sure War Crimes are’nt
Forgotten” (S’assurer que les crimes de guerre ne sont pas oubliés), New York
Times, 22 septembre 1997. En fait, un responsable américain a reconnu, en fin
juillet 1995, que “les satellites n’avaient rien montré”. Paul Quinn-Judge,
“Reports on Atrocities Unconfirmed so Far : US Aerial Surveillance Reveals
Little” (Les rapports sur des atrocités non confirmés jusqu’ici : la
surveillance aérienne US révèle peu de choses), Boston Globe, 27 juillet
1995.
92. Le site internet de la Commission internationale
des personnes manquantes en ex-Yougoslavie reconnaît que les corps “ont été
exhumés dans divers sites de Bosnie-Herzégovine du nord-est”, pas seulement
dans la région de Srebrenica. Cité en 2003 dans un “Statement by ICMP Chief
of Staff Concerning Persons Reported Missing from Srebrenica in July 1995”
(Déclaration du directeur du personnel d’ICMP concernant les personnes
disparues de Srebrenica en juillet 1995), Gordon Bacon.
93. “Politics of War Crimes”, Rooper, chap. 4, “The
Numbers Game” (Le jeu des chiffres).
Ibid.
46 Ibid. Cf. aussi “Politics of War Crimes”, Szamuely,
chap. 5, “Witness Evidence” (Les témoignages).
47
Szamuely “Witness Evidence”.
48 Butcher, “Serb Atrocities in Srebrenica are
Unproven” (Les atrocités serbes à Srebrenica ne sont pas prouvées), The Daily
Tele-graph, 24 juillet 1995.
49
“Politics of War Crimes”, Rooper, chap. 4, “The Numbers Game”.
50 Cette affirmation apparaît dans les
inculpations de novembre 1995 de Radovan Karadzic et Ratko Mladic. Elle a été
reprise par le policier français Jean-René Ruez, et a été citée au TPI pour
la première fois au début de juillet 1996, lors d’une audition de sept jours
des charges pesant sur Karadzic et Mladic, organisée comme un “coup”
publicitaire
A l’époque Associated Press a rendu compte en ces
termes du témoignage hépatophage de Ruez (Jennifer Chao, 3 juillet 1996) :
“Au sein du fébrile massacre, on trouvait un sadisme à vous étrangler
d’horreur. Ruez a cité un incident où un soldat a forcé un homme à ouvrir au
couteau le ventre de son petit-fils et à manger son foie. Il s’est emparé du
vieillard et a mis un couteau dans sa main… et a ouvert le ventre du petit
garçon et avec la pointe du couteau a sorti l’organe et a forcé l’homme à le
manger, a déclaré Ruez à la cour.”
51
“Politics of War Crimes”, Mandel, chap. 6, “The ICTY calls it Genocide” (Le
TPI l’appellent génocide).
52 Ibid.
53 Chris Hedges, “Bosnian Troups Cite Gassing at Zepa”
(Des troupes bosniaques parlent de gaz à Zepa), New York Times, 27 juillet
1995.
54 Jovic a témoigné au procès de Milosevic le 18
novembre 2003, www.slobodanmilosevic,org, 18 novembre 2003.
55
“Politics of War Crimes”, Mandel, chap. 6. Voir aussi Michael Mandel,
“How America Gets Away with Murder”, Pluto 2004, pp. 157-158
56 Carlos Martin Branco, un ex-observateur militaire de
l’ONU en Bosnie, considère que c’est beaucoup plus en Krajina qu’à Srebrenica
qu’on peut identifier un processus de génocide prémédité, “quand l’armée
croate a entrepris une élimination massive de tous les Serbes trouvés sur place.
A cette occasion, les médias ont observé un silence absolu, bien que ce
génocide ait duré trois mois. L’objectif de Srebrenica était un nettoyage
ethnique et pas un génocide, à la différence de ce qui s’est produit en
Krajina, où, en l’absence de toute opération militaire, l’armée croate a
décimé des villages.” (“Was Srebrenica a Hoax ? Eye-Witness Account of a
Former UN Military Observer in Bosnia” (Srebrenica a-t-il été une fabrication
? Le témoignage visuel d’un ex-observateur militaire de l’ONU en Bosnie)
http://globalresearch.ca/articles/BRA403A.htm).
57 Madeleine Albright, une fois de plus devant le
Conseil de sécurité : “The Situation in the Republic of Bosnia and
Herzegovina” (La situation dans la République de Bosnie-Herzégovine),
S/PV.3564, 10 août 1995, 17 h 30, pp. 6-7.
58 Richard Holbrooke, à l’émission The MacNeil/Lehrer
NewsHour, transcription //5300, 24 août 1995.
59 “UN Report : Bosnian Serbs Massacred Srebrenica
Muslims” (Rapport de l’ONU : les Serbes de Bosnie ont massacré les musulmans
de Srebrenica), Washington Post, 12 août 1995. John Pom-fret, “Investigators
Begin Exhuming Group of Mass Graves in Bosnia” (Les enquêteurs commencent les
exhumations dans un ensemble de charniers en Bosnie), Washington Post, 5
juillet 1996. “Biggest ‘Upheaval’ is in ‘Softening up the Enemy” (Le plus
gros soulèvement consiste à affaiblir l’ennemi), NewsWeek, 21 août 1995.
60 Voir les conclusions d’une étude norvégienne des
victimes en Bosnie : http ;//grayfalcon.blogspot .com/2004/12/death-tolls-part-3.html
61 Slavisa Sabijic, “The Trade in Bodies in
Bosnia-Herzegovina” (Le commerce des corps en Bosnie-Herzégovine),
http://www.serbianna.com/press/010.html et Joan
Phillips, “Victims and Villains in Bosnia’s War, Southern Slav Journal,
printemps-été 1992.
62 “Yugoslav Forensic Expert Says no Proof about
Srebrenica Mass Grave” (Un expert scientifique yougoslave dit qu’il n’existe
aucune preuve de l’existence d’un charnier à Srebrenica), BBC, Revue des
émissions mondiales, 15 juillet 1996.
63 Kosta Christitch, “Les véritables raisons d’une
faillite”, B. I., mars 2005. Comme l’a dit Diana Johnstone : ‘En avalisant
toutes les accusations contre les Serbes, et en ignorant les crimes commis
contre eux, les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont donné carte blanche
à la violence antiserbe. Les enfants d’origine albanaise grandissent dans la
conviction que personne ne va leur reprocher d’aller à la chasse aux vieux
Serbes et de les battre à mort.” The OSCE Report : Things Told and Things
Seen” (Le rapport de l’OSCE : les choses racontées et les choses vues), Znet
Commen-tary, 26 décembre 1999, et B. I. (Balkans-Infos) n° 40, janvier 2000.
Voir aussi l’article de Johnstone sur le rapport de l’OSCE dans B. I. n° 42
de mars 2000.
64 Il y a eu un nombre modeste d’exceptions,
principalement des seconds couteaux musulmans et croates, qui ont été en
général inculpés quand l’inégalité de traitement paraissait trop outrancière
et nécessitait une correction d’image en matière de relations publiques.
Aucun leader croate ou bosniaque n’a été l’objet de poursuites, bien qu’on
ait dit que des inculpations étaient prévues peu après les décès de Tudjman
et d’Izetbegovic, mais les longs délais n’ont jamais été expliqués. Aucun
leader de l’OTAN, ni un de ses membres quel qu’il soit, n’a été inculpé. Pour
une bonne analyse de cette partialité, voir Mandel, “How America Gets Away
with Murder”, seconde partie.
65 Dans sa “Déclaration islamique” de 1970, qu’il n’a
jamais reniée, Izetbegovic a écrit : “Il n’y a ni paix ni coexistence entre
la religion islamique et des institutions politiques ou sociales
non-islamiques. Ayant le droit de gouverner son propre monde, l’islam exclut
de toute évidence le droit et la possibilité de se conformer à une idéologie
étrangère sur son territoire.” Cité par Johnstone, “La croisade des fous”, p.
80.
66 “The 9/11 Commission Report” (le rapport de la
Commission du 9 septembre), rapport officiel de la Commission nationale sur
les attaques terroristes des Etats-Unis, édition officielle gouvernementale,
pp. 58, 146-147, 155, 238-239.
67 Centre de documentation de la republika Srpska,
“Report About Case Srebrenica, the First Part” (Rapport sur le cas de
Srebrenica, première partie), Banja Luka, septembre 2002. C’est le texte
intégral de ce rapport qui est publié à la suite de ce texte de Herman
(NDLR).
68 Gregory Copley, “US Official Implicated with Bosnian
High Representative Ashdown in Attempting to Force Fabricated Report on
Srebrenica” (Une autorité américaine impliquée avec le haut représentant Ashdown
dans la tentative d’imposr un rapport fabriqué sur Srebrenica), Defense &
Foreign Affairs Daily, 8 septembre 2003,
http://slobodanmilosevic.org.news/ssi09082003.htm et Nebojsa Malic,
“Srebrenica Revisited Reports, Confessions and the Elusive Truth” (Un nouveau
regard sur les rapports sur Srebrenica, les confessions et l’évanescente
vérité), Antiwar.com, 24 juin 2004,
http://antiwar.com/malic/?articleid=2865Villains in Bosnia’s War, Southern
Slav Journal, printemps-été 1992.
69 Pour les falsifications concernant Racak,
Rambouillet et la conquête de la Grande Serbie comme cause des guerres, voir
Johnstone, “La croisade des fous”, et Mandel, “How America Gets Away with
Murder”.
70 Un seul corps, parmi les 1883 trouvés aux alentours
de Srebrenica, dans les 17 fosses communes exhumées par le TPI en Bosnie
orientale entre 1996 et 2000, a été identifié comme féminin. Ces chiffres ont
été donnés dans une analyse privée des caractéristiques des vestiges,
diffusée par le Dr Zoran Stankovic, un specialiste scientifique vétéran de
l’ONU, qui a longuement étudié le cas de Srebrenica.
71 Cf. la note 7 ci-dessus. Selon Tim Ripley : “Des
milliers de personnes, trop âgées ou infirmes pour s’enfuir… sont restées sur
place. Les patrouilles de l’ONU ont vite trouvé des centaines assassinées par
les Croates militaires ou civils. Pratiquement toutes les maisons avaient été
pillées.” (p. 192).
72 Les réfugiés serbes à Srebrenica en 1997 sont
décrits comme “venant d’autres voisinages que les armées croate et musulmane
ont vidés en représailles pour les atrocités et meurtres de Srebrenica”, Dana
Priest, “US Troops Extend a Hand to Refugees Tainted by War”, Washington
Post, 18 février 1997.
73 Sray, “Selling the Bonia Myth” (Faire avaler le
mythe bosniaque).
74 Pour une analyse et une critique de ces
interventionnistes humanitaires, voir Edward Herman et David Peterson,
“Morality’s Avenging Angels : the New Humanitarian Crusaders” (Les anges
vengeurs de la morale : les nouveaux croisés humanitaires), in David
Chandler, ed. “Rethinking Human Rights” (Repenser les droits de l’homme),
Palgrave 2002. Pour une réfutation plus approfondie de leurs arguments, voir
“La croisade des fous” de Johnstone et “HowAmerica Gets Away with Murder” de
Mandel.
75 Pour la signification de ma formulation du “missile
de croisière de la gauche”, voir “The Cruise Missile Left : Aligning with
Power” (le missile de croisière de la gauche : l’alignement sur le pouvoir),
Z Magazine, novembre 2002, et “The Cruise Missile Left (part 5) : Samantha
Power and the Genocide Gambit” (le missile de croisière de la gauche
(cinquième partie) : Samantha Power et le gambit du génocide), Znet
Commentaries, 17 mai 2004.
76
Cedric Thornberry, “Saving the War Crimes Tribunal : Bosnia-Herzegovina”
(Sauver le TPI : Bosnie-Herzégovine), Foreign Policy, septembre 1996.
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