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Le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, une vaste fumisterie

 

Censé être l’instrument d’une justice internationale garant du droit et de la morale, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) suscite bien des interrogations tant sur son fonctionnement que par son caractère de tribunal d’exception. Florilège dans la presse écrite internationale.

The Times de Londres écrit qu’“ on peut arguer que l’existence de ce tribunal est une infraction au droit international. Il a été institué par les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU en contradiction avec le propre principe des Nations unies de non-ingérence dans les affaires des États membres. Il n’y a pas de jury à La Haye, et des mesures - comme l’utilisation de preuves par ouï-dire et de témoins anonymes - […] y ont été permises. Au final, le tribunal semble être moins une cour de droit international qu’une créature du pouvoir politique global. Craignons qu’un tel corps ne rende une justice corrompue et à deux vitesses et ne soit qu’improbablement apaisé par les projets d’établir un Tribunal pénal international permanent. (Source : Le Figaro du 4 juillet 2001).

Pour Jerry S. Martinez du Washington Post, au TPIY, “ beaucoup des avocats de la défense sont incompétents, et les enquêteurs de l’ONU disposent de preuves solides de leur corruption ”. Quant au bureau du procureur, il est avéré qu’il y a eu une “ rétention de preuves permettant de disculper le prévenu, des modifications apportées aux chefs d’inculpation la veille du procès ou la convocation de témoins surpris ”. Par ailleurs, “ un juge s’est apparemment [sic !] endormi durant l’un des procès, ce qui, à en croire le tribunal, ne constituerait pas une violation des droits de l’accusé. […] Dans certains procès, l’accès à la moitié des témoignages a été refusé au public, malgré les objections des avocats de la défense qui remettent à juste titre en doute la légitimité de telles procédures non publiques ”.

À International Herald Tribune, Shlomo Avineri, professeur de sciences politiques en Israël, cite un adage hébraïque qui enjoint aux juges de “ résider là où est leur peuple ”. Or le TPIY le scandalise, car “ ni les juges du tribunal de La Haye ni leurs pays d’origine n’auront à vivre avec les conséquences de leurs décisions ”. (Source : Courrier International du 12 au 18 juillet 2001).

Le fonctionnement du TPIY n’est pas nouveau. Sans remonter l’histoire et ressortir les manières de l’Inquisition, ce tribunal international d’exception fait irrésistiblement penser par les méthodes employées (dont l’inculpation secrète - c’est-à-dire à l’insu des intéressés !) aux procès staliniens de Moscou et au non moins sinistre Volksgerichtshof (Tribunal du peuple) nazi. Seule la cause change ! Les différents procureurs du TPIY ont de qui tenir. Louise Harbour et Carla Del Ponte sont les derniers rejetons d’une funeste lignée de Torquemada, Fouquier-Tinville, Vichinsky et Roland Freisler. On comprend mieux pourquoi la peine de mort envisagée à l’origine sous la pression des États-Unis a été abandonnée. De trop grosses taches de sang auraient éclaboussé la soi-disant morale internationale…

                                                                                                                                                                                                                                                                                                  Patrick Keridan

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Capturé par MemoWeb à partir de http://esprit-europeen.fr/perspectives_desintox_tpiy.htm.htm le 16/11/2005